QJ a écrit :Vous avez dit cerveau reptilien ? J'en ai déjà parlé sur ce forum... L'éternelle histoire de "ma bistouquette est plus grande que la tienne". Typiquement masculin en effet.
Messieurs, vous ne fréquentez pas assez les femmes, à mon avis !
Le typiquement masculin a son entier pendant féminin :
- on parle de bistouquette, écoutez les femmes parler de la taille de leurs seins et des déprimes qui s'ensuivent si elles n'ont pas un décolleté ravageur ... il me semble que lors des pipis contre les arbres, on se prend moins la tête....
- question voitures, je remarque que les hommes cherchent de plus en plus de petites voitures, pas chères, qui consomment peu, et se faufilent partout en ville ; quand aux femmes, sous pretextes des bébés à transporter, elles ont des chars d'assaut, bientôt des autobus ... mais, si on questionne bien, on se rend compte qu'elles ont peur de la route, et qu'elles préfèrent les gros espaces voire les 4x4 pour être plus hautes et moins ressentir l'impression de vitesse ...
Niveau préjugés et ressentis, on pourrait en sortir des milliers d'autres comme ça ...
Le gros problème, s'il en est, reste purement culturel.
Quelques exemples :
On dit que les femmes ne sont pas représentées en écoles d'ingénieur ou autres très grandes écoles ... mais combien se présentent aux concours d'entrée ou même tentent leur admission ? Si seulement 5 à 10% d'entre elles s'orientent vers ces filières, il parait normal que 5 à 10% des femmes fassent partie des effectifs à la sortie. Et certains affirment que les rares femmes qui sortent de ces filières sont des "têtes" par rapport aux femmes, peut-être parce qu'elles sont elles-mêmes victimes de préjugés et se "défoncent" plus que les autres pour prouver qu'elles sont mieux que les hommes ?
Et lorsqu'on sort les chiffres de la population d'ingénieur (pour suivre mon exemple), il faut penser à la dilution de ces nouvelles populations d'ingénieurs où de plus en plus de femmes comprennent qu'elles ont leur place dans un milieu qui comporte plusieurs générations et où les plus anciennes étaient quasiment formées d'hommes... ainsi, en global, les nouvelles recrues se diluent, et on va dire qu'il n'y a que 1% de femmes ingénieurs ; il faut penser à l'inertie due au changement générationnel et au renouvellement des populations.
Evidemment, si je parle des nounous et de la sous-représentation des hommes dans la profession, personne ne rebondit et je n'entends alors plus parler d'assos diverses qui tentent d'imposer la discrimination positive !!!!
Toujours pour revenir aux changements générationnels, n'oublions pas non plus que les femmes qui arrivent dans les hiérarchies de pouvoir doivent autant creuser leur trou que les nouveaux "mecs" qui arrivent. En dehors des copinages et des préjugés qui subsistent, il ne faut pas oublier que les sièges sont limités et que ceux qui sont dessus s'y accrochent bec et ongle. Le temps qu'ils partent à la retraite, il faut 1 ou 2 générations minimum. Là encore, on se tape 40 ans d'inertie avant que les tendances ne changent.
Après, on a tout des préjugés mais surtout des ressentis personnels.
Ce que j'ai gardé de mes vies dans les grandes entreprises, c'est que soit les femmes se plaisaient au niveau où elles étaient (comme beaucoup d'hommes) et ne souhaitaient pas de nouvelles responsabilités qui les feraient rentrer à je ne sais quelle heure.
Par contre, celles qui voulaient "monter haut" avaient tendance à être plus "violentes et sournoises" (ce sont mes mots) pour y accéder. Elles étaient d'ailleurs surnommées chiennes de guerre, car c'était la désolation pour ceux qui ne pliaient pas l'échine...
Alors, était-ce un ressenti envers les hommes ? une envie de prouver coûte que coûte, quelques soient les moyens ? Une peur de ne pas être à la hauteur face à leurs collègues masculins (qui étaient très zen en comparaison) ?
Ce que j'ai surtout vu, c'est que les "hauts postes" étaient toujours refilés entre amis intimes (famille, bons copains et surtout réseau social des anciennes écoles). Donc, à mon avis et actuellement, le meilleur profil pour avoir un poste de PDG dans une grande boite est de faire les mêmes école et passer ensuite par le réseau relationnel de ceux qui sont aux commandes.
(le poste au mérite n'existe plus en France depuis des décennies... dommage pour les parcours alternatifs et les autodidactes).
En fait, il faudrait peut-être revoir les ascenseurs sociaux et leur fonctionnement, avant de parler de n'importe quelle forme de discrimination (sexiste, raciste, capillaire, et autre).
PS: et je remarque encore une fois (c'est volontairement polémique) que cette étude qui "excuse" les femmes est encore issu ... d'une femme. Et après on parle de cooptation entre les hommes ?