Question "solution finale", hitler (sans majuscule) fit faire un progrès à la barbarie en industrialisant des procédés qui, chez ses prédécesseurs, étaient encore du type artisanal donc peu "efficace".
Quand Custer attaquait les "réserves" Cheyennes, concédées par traités, pour massacrer femmes et enfants, où était dans le procédé et la mentalité la différence avec les Einsatzgruppen de Heydrich ?
Les Anglais éliminèrent les Mohicans et les Hurons mais ils ne réussirent pas avec les Iroquois parce qu'au Québec il y avait des Français qui faisaient du commerce avec eux et qui n'avaient aucune envie de les massacrer.
Certes les Iroquois trucidèrent quelques jésuites et on peut les comprendre, ils protégeaient leur culture contre une insupportable agression destinée à les "assimiler" en les christianisant.
Quand je vois la statue de Nelson à Montréal, au centre historique de la ville francophone, j'ai envie de vomir ma haine d'une morgue anglaise insupportable.
Il est vrai que jadis les armées françaises, du duc de Villars à Napoléon, ont pas mal guerroyé sur la terre allemande et ruiné la plupart des châteaux, il est aussi vrai que Bismarck fit l'Unité allemande sur le dos de l'Autriche d'abord, puis sur celui de la France, nous piquer l'Alsace-Moselle étant de son point de vue la certitude que nous lui ferions un jour une guerre, un ennemi commun étant toujours un facteur de cohésion pour un peuple.
Et en plus il nous piquait le charbon et le fer.
Bismarck ne pouvait pas imaginer les horreurs de la Grande Guerre ni encore pires celles du nazisme.
Les guerres franco-allemandes ne furent pas de type impérialiste, nous n'avons jamais revendiqué à long terme des territoires allemands (l'Alsace ayant un statut un peu particulier depuis le traité des Pyrénées) pas plus que l'Allemagne n'a revendiqué de territoires français.
Tout autres furent les innombrables guerres provoquées par les Plantagenêt puis les Lancastre, puis plus sournoisement par leurs successeurs. L'objectif n'était plus de conquérir des territoires d'Europe mais de chasser ces sales Français des colonies où ils s'étaient installés, souvent avant les Anglais.
Saluons la clairvoyance de Napoléon qui vendit la Louisiane, ce qui nous évita une guerre idiote perdue d'avance, vu que les Anglais tenaient la mer et pouvaient couler sans problème les convois militaires éventuels.
Quand Toussaint Louverture prit la tête de la révolte en Haïti, parce que ce

de Napoléon avait rétabli l'esclavage (aboli par la Convention), les Anglais laissèrent passer une flotte avec un corps expéditionnaire pour réprimer la révolte : c'était autant de troupes de moins sur le continent, héhéhé... et les fièvres tropicales se chargèrent de décimer cette armée.
J'ai des amis en Allemagne, j'aime beaucoup ce pays, sa langue et sa culture, et je ne tiens pas rigueur aux Allemands actuels des atrocités commises entre 1933 et 1945 par leurs grands-pères, dont les premières victimes furent les Allemands, ne l'oublions jamais.
Je n'aime pas Londres, je n'aime pas la langue anglaise (que je lis très bien) mais que je parle mal parce qu'elle est épouvantable à prononcer.
Les Ecossais, les Gallois, les Irlandais, les Australiens, les Américains qui voyagent, tous font des efforts pour communiquer avec les autres peuples. Les Anglais ne font aucun effort, ils considèrent que c'est aux autres d'apprendre leur langue et hélas de la prononcer à leur goût.
L'anglais parlé par les Indiens, les Egyptiens, les non-anglophones, chacun avec son accent, c'est fluide et on se comprend.
Dans les congrès scientifiques, il y a toujours un groupe à part avec qui personne ne parle : les Anglais.
Cela ne m'empêche pas d'avoir des amis anglais, évidemment. Détester la mentalité culturelle impérialiste des Anglais ne signifie pas détester les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté.
Au Québec, l'Anglais (même canadien) est omniprésent et la langue française est toujours menacée, l'anglais la grignote peu à peu. Je ne pense pas qu'à notre époque il y ait beaucoup plus de mariages inter-ethniques au Québec qu'il n'y en eut dans les siècles précédents.
Salut et fraternité*