« Finis ton assiette si tu veux un dessert !" "Mange tes légumes et je te donnerai un biscuit." "Pas de croustilles. C'est mauvais pour la santé." De telles phrases auraient un effet néfaste sur les comportements alimentaires des jeunes. Elles contribueraient à une diminution de leur consommation de fruits et légumes et les inciteraient à vouloir davantage manger les aliments interdits. »
Dit justement l’article !
J’aurais modestement écrit : De telles phrases « ont » (et pas auraient) un effet néfaste….
La capacité gustative commence à se développer aux environs du 5e mois de la grossesse. Le réseau cérébral correspondant aux papilles continue à se développer bien au-delà de la naissance. A partir d’environ 6 mois, l’enfant commence à reconnaître les saveurs et textures des aliments. Cette période -qui dure jusqu’à environ deux ans- est idéale pour proposer des aliments les plus variés à son enfant, qu’il goûtera -et mémorisera (inconsciemment)- sans difficulté. Il est toutefois déconseille’, en cas de refus, d’insister ! Entre 2 et 3 ans il entre dans la période appelée néophobie alimentaire (qui comporte 3 niveaux, et qu’il faut considérer comme normale), l’enfant fait de la résistance et a tendance à ne pas apprécier le changement des aliments, notamment à rejeter les aliments qu’il n’a pas mémorisé ou nouveautés. Cette période peut se prolonger jusqu’à environ 7 ans, et diminue progressivement jusqu’à environ 12 ans.
NB -Pendant la période critique de 3 à 7 ans, il faut éviter d’insister à qu’il finisse sa soupe, son assiette de légumes, etc…Et surtout pas le punir sévèrement !...Tu tu tu tu….,comme souligne justement Boris Cyrulnik, est à éviter, car des amorces aux névroses pourraient se manifester compromettant son développement et l’équilibre de sa personnalité
