….Peut-être que des études plus qualitatives de la recherche universitaire jetteraient un autre éclairage sur les disparités hommes-femmes dans les sciences. Il est possible que certaines disciplines, pour des raisons intrinsèques, exercent un attrait inégal sur les hommes et sur les femmes. "…….Dit justement l’article
--Prétendre que les inégalités entre hommes et femmes s’expliquent par un ordre biologique naturel, c’est ignorer l’histoire et nier la réalité. C’est la pensée humaine qui a construit des systèmes d’interprétation et des pratiques symboliques, constituant autant de manières d’organiser et légitimer la primauté des hommes sur les femmes ! L’histoire, la vraie, est là pour nous le rappeler…
--A la naissance, nous ne sommes pas porteurs d’assez de gènes pour spécifier la complexité synaptique d’un cerveau supérieur comme le nôtre. Evidemment, le fait que nous ayons un cerveau humain et non un cerveau de chimpanzé dépend bien de nos réseaux génétiques. Mais ces réseaux génétiques, comme ceux des cerveaux eux-mêmes, sont extrêmement variables puisque leurs diverses structures d’expression dépendent du contexte environnemental et de l’expérience individuelle.
--Dans les années 2000, une nouvelle étude portant sur 7 millions d’étudiants n’a plus trouvé aucune différence de niveau entre garçons et filles. Cet effacement des différences suggère qu’elles n’étaient pas liées à des différences biologiques, mais par exemple au fait que les filles choisissent moins souvent les filières scientifiques que les garçons, un biais qui s’est estompé au cours des dernières décennies.
--Pour conclure je dirais que les états mentaux et comportementaux ne sont pas dictés par des facteurs constitutifs mais plutôt déterminés par la situation dans laquelle évolue la personne depuis sa naissance. Et qu’aucune étude Académique, (à ma connaissance) n’a à ce jour pu démontrer une différence cérébrale significative (hors du contexte sexuel) entre hommes et femmes.
