Zeko a écrit :Sinon, question pratique : ça fait pas un peu beaucoup de catalyses ? Quel est le rendement énergétique total de l'hydrogène si on doit d'abord le produire, puis le transformer en acide formique, et ensuite le catalyser pour l'injecter dans la pile à combustible ? (Et si après on re-catalyse l'eau produite pour en re-rextraire l'hydrogène...)
Dans l'article, ils parlent de 60% de rendement bout en bout (électricité vers électricité avec stockage intermédiaire).
Certes, ce n'est pas faramineux, mais c'est toujours mieux que le rendement d'un moteur à explosion.
Et quid du rendement avec des batteries de stockage classiques ? Si c'est le même ordre de grandeur, ça peut tenir la route.
Outre le nombre de catalyses, et la technicité en jeu, ce que j'aime le plus c'est la "simplicité" de la chaîne de conversion, et surtout le stockage liquide non explosif. Et, dans l'absolu, la possibilité pour un amateur de bricoler le système en utilisant des éléments commerciaux à venir (panneaux pv, générateur d'acide formique, cuve de stockage, générateur électrique) et en réalisant "simplement" la tuyauterie.
L'avantage du procédé, c'est que la capacité de stockage dépend alors de la taille de la cuve (dont le volume croit au cube du prix des matériaux, les cuves peuvent être rajoutées, ...etc...) et non plus du stock de batteries, lourdes, chères, polluantes, dangereuses (acide et fort ampérage).
Et comme l'acide formique est un vecteur énergétique simple et apparemment universel (comme l'hydrogène, en fait), il ouvre la voie à plein de prospectives dans son usage (véhicules, stockage d'énergie chez le particulier, capacité électrique chez les fournisseurs type EDF, ...etc...).
Imaginons aussi une centrale d'énergie chez le particulier basée sur le stockage d'acide formique.
La journée, l'acide formique est généré par des panneaux photovoltaiques, en plus des besoins électriques immédiats de la maison. La nuit, cet acide est utilisé pour fournir l'électricité nécessaire, supplémentée au besoin par EDF en tarif heure creuse.
Autre avantage, la possibilité d'adjoindre une chaudière à acide formique pour le chauffage.
Ainsi, ce vecteur énergétique permet -à la fois- de produire de l'électricité mais aussi du chauffage (avec un rendement sûrement meilleur que de passer par une conversion électrique pour chauffer - à modérer si couplé avec une PAC).
L'autre avantage est aussi que la génération d'acide étant électrique, rien n'empêche de brancher plusieurs sources électriques sur le générateur (panneaux pv, éoliennes, le vélo de la grand mère, ...etc...).
Encore un autre avantage : un groupe électrogène à acide formique qui fournit du courant par pile à combustible ! Plus de bruit, pas de mécanique lourde, et la possibilité de stocker son acide "de secours" dans un jerrycan.
En fait, tous les avantages du pétrole (transport, stockage, ...) et les possibilités étendues de l'hydrogène via pile à combustible (fourniture électrique online) !
Le produit miracle à tout faire.
Quand je disais que l'acide formique était le chaînon manquant du renouveau énergétique....
QJ a écrit :Mais... J'ai envie de dire une énauuuuurme bêtise...
Gniii !!! Peux... pas... résister...
-"On peut pas élever des fourmis pour les presser et avoir du <<
jus de fourmis>> ?!?

Rigole pas... lorsque j'avais commencé à lire la news, je me demandais sérieusement s'ils n'envisageaient pas d'élever des fourmis pour en extraire l'acide formique (à se poser d'ailleurs la question si c'est rentable ou pas...) !!!
