[News] Un rapport sur l’impact radiologique du CERN

L'étude des phénomènes naturels...

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Michel
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[News] Un rapport sur l’impact radiologique du CERN

Message par Michel » 22/10/2007 - 0:00:27

Les autorités suisses et françaises viennent de publier un rapport montrant que l’impact radiologique du CERN est négligeable.

Depuis la naissance même du CERN, il y a plus de 50 ans, les hypothétiques retombées radiologiques du Laboratoire font l’objet de questions récurrentes de la part du public. Ces interrogations viennent en partie du nom du CERN, qui, pour une raison historique, contient le mot nucléaire. Les autorités suisses et françaises ont publié le 16 octobre un rapport qui fait le point sur l’impact radiologique réel du CERN, apportant une réponse documentée et détaillée à ceux qui s’interrogent sur les risques de radioactivité.


Image
Des membres de l’équipe environnement de la Commission de sécurité du CERN
lors d’une inspection du cours d’eau l’Allondon


L’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire française (IRSN), les deux organismes de surveillance des risques radiologiques des Etats hôtes du CERN, ont conclu dans ce rapport que l’impact du CERN aujourd’hui et au cours des 50 dernières années est négligeable.

Ce rapport dénommé « Point zéro du CERN » a pour objectif d’établir un bilan de référence avant la mise en service du LHC. Il est basé sur une campagne de mesures indépendantes réalisées en 2005 et 2006. Les deux organismes de radioprotection ont mandaté des groupes d’experts qui ont mesuré les niveaux d’exposition ambiante et les concentrations de radionucléides dans l’atmosphère, les cours d’eau, les herbes et les sols au cours des années 2005 et 2006. Les contrôles ont été réalisés dans plusieurs dizaines de points, sur le site du CERN et dans le voisinage.

Les résultats obtenus démontrent que la radioactivité présente dans ces différents milieux est comparable à celle enregistrée hors de l’influence du CERN : l’impact radiologique du Laboratoire est négligeable et largement inférieur à celui attribuable à la radioactivité naturelle.

En réalité, la dose attribuée aux installations du CERN et reçue par les habitants de la zone est tellement faible qu’il est quasiment impossible de la mesurer. Les estimations montrent qu’elle s’élèverait chaque année à environ 0,01 millisievert. Les variations qui peuvent survenir d’une zone géographique à une autre peuvent représenter 20 fois cette dose dans la région de Genève. Cette dose est équivalente à celle reçue lors d’un aller-retour entre Genève et Athènes. Les habitants de la Suisse reçoivent en moyenne près de 400 fois plus de rayonnements ionisants (3,7 mSv) par an, provenant de la radioactivité naturelle, des rayons cosmiques, des procédures médicales, etc. (voir plus bas). Le CERN ne contribue ainsi que pour une petite fraction de pour cent à l’exposition naturelle. Des études ont montré que lorsque le LHC sera en service, la dose imputable au CERN sera similaire à celle enregistrée aujourd’hui.

Le faible impact radiologique du CERN est lié au type même de ses recherches. Ce sont les particules issues des collisions dans les détecteurs ou sur les cibles des expériences qui sont susceptibles de produire des rayonnements ionisants. Toutefois, ces rayonnements ne se produisent que lorsque l’accélérateur fonctionne. Les radionucléides produits lors des collisions ont généralement des durées de vie très courtes, entre quelques secondes et cinq ans. Leur toxicité est faible et leur impact radiologique reste bien en dessous des limites en vigueur. Le CERN met en place toutes les protections nécessaires pour limiter la propagation de ces rayonnements. Le fait que les accélérateurs, dont le LHC, soient enterrés profondément sous terre assure une protection supplémentaire.

Le CERN adhère au système de radioprotection internationalement reconnu qui implique une minimisation permanente de l’exposition. Ainsi, l’impact radiologique du CERN reste négligeable et par voie de conséquence bien en dessous des limites réglementaires. Entre autres procédés pour contrôler ses émissions, la Commission de sécurité du CERN suit en temps réel les mesures des niveaux des rayonnements ionisants ambiants et la radioactivité dans l’air et l’eau grâce à 200 stations de contrôle réparties sur les sites du CERN et dans son voisinage. Plusieurs milliers d’analyses sur des échantillons d’air ambiant, de cours d’eau, de sol, de plantes et de produits agricoles sont effectuées chaque année et continueront de l’être après le démarrage du LHC.

Les résultats des mesures effectués par les différents laboratoires mandatés sont disponibles sur les sites web de l'OFSP et de l'IRSN.


Le saviez-vous ?

L’être humain est constamment exposé aux rayonnements ionisants naturels provenant des roches, du sol ou de l’espace. Notre corps absorbe également les rayonnements émis par des sources artificielles comme les appareils de tomodensitométrie ou de radiographie, les exploitations minières et les traces laissées par les essais nucléaires ou la catastrophe de Tchernobyl.

La source la plus importante de rayonnements ionisants demeure le radon, un gaz radioactif émis par les quantités infimes d’uranium se trouvant naturellement dans le sol, que nous respirons tous les jours. D’autre part, les particules radioactives contenues dans le sol laissent des traces dans les aliments que nous consommons (« exposition interne »). En outre, les radionucléides, tels que le thorium et le potassium, présents naturellement dans la croûte terrestre, sont à l’origine de la « radioactivité terrestre » provenant des roches. Enfin, le soleil et les galaxies, y compris la nôtre, émettent des rayons cosmiques qui viennent frapper la Terre et qui représentent 10% de la dose annuelle de radiations reçue par le corps humain. L’atmosphère filtrant la plupart de ces rayons, l’exposition augmente avec l’altitude.

L’unité généralement employée pour calculer l’effet des rayonnements sur le corps est le Sievert (Sv). Pour ce qui est des expériences menées au CERN, on estime que, chaque année, les habitants de la zone environnante sont exposés à une dose de 0,01 mSv, soit moins de 1% de la dose totale annuelle de 3,7 mSv que chaque individu reçoit déjà d’autres sources.


Image

Selon l’Office fédéral de la santé publique de Suisse, les habitants de la Suisse reçoivent en moyenne une dose de 3,7 mSv par an, comprenant la radioactivité naturelle (rayons cosmiques, radon, radioactivité terrestre, exposition interne) et la radioactivité artificielle (provenant des traitements médicaux, par exemple). A des fins de comparaison, la dose annuelle imputable au CERN dans la zone locale a été représentée. Source : Rapport annuel radioactivité de l’environnement et doses de rayonnements en Suisse de l’OFSP.

Source et illustrations: CERN

sonic
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Message par sonic » 22/10/2007 - 8:57:33

en supprimant les applications médicales et en stoppant le cern, on supprime 28% des radiations.
on peut même y ajouter la radioactivité terrestre non ? ça fait 38% de l'exposition qui est évitable, car due à l'homme himself. :siffle:

désolé pour le détournement de topic

Isabelle
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Message par Isabelle » 22/10/2007 - 11:30:53

Par radioactivité terrestre ici on veut dire la radioactivité naturelle provenant des roches, du sol..., et qui est d'ailleurs variable selon les régions...

"L’être humain est constamment exposé aux rayonnements ionisants naturels provenant des roches, du sol ou de l’espace. "

Puis il y a aussi la radioactivité artficielle issue de l'activité de l'homme

sonic
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Message par sonic » 22/10/2007 - 11:47:07

La source la plus importante de rayonnements ionisants demeure le radon, un gaz radioactif émis par les quantités infimes d’uranium se trouvant naturellement dans le sol, que nous respirons tous les jours.

je pense que les 44% de radon comportent la radioactivité naturelle, et que la radioactivité terrestre est liée aux activités de l'homme. peut-être que je me trompe.

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Michel
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Message par Michel » 22/10/2007 - 11:59:46

voir à partir de la page 77 de ce document

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bongo1981
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Message par bongo1981 » 22/10/2007 - 13:39:56

sonic a écrit :je pense que les 44% de radon comportent la radioactivité naturelle, et que la radioactivité terrestre est liée aux activités de l'homme. peut-être que je me trompe.
Le radon est un gaz rare, et est un produit fils de la radioactivité de la plupart des radio isotopes.

Par contre à l'état naturel, il y a bien des isotopes radioactifs.

On peut citer le plus connu : le carbone 14, c'est un noyau comportant 6 protons, et 8 neutrons. Il est créé, je crois, par les radiations du soleil, par irradiation de l'azote 14 transformant ainsi un proton en un neutron.
C'est cette méthode qui est utilisée pour dater les organismes vivants.

Je ne parle pas non plus de l'uranium 235, ou 238, ou le radium (ayant l'activité la plus importante, isolé par Marie Curie).

Par ailleurs, l'importante chaleur du sous sol (laves etc...) est entretenue par la désintégration des éléments radioactifs.

lambda0
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Message par lambda0 » 22/10/2007 - 14:49:18

sonic a écrit :en supprimant les applications médicales et en stoppant le cern, on supprime 28% des radiations.
on peut même y ajouter la radioactivité terrestre non ? ça fait 38% de l'exposition qui est évitable, car due à l'homme himself. :siffle:


L'irradiation correspondant aux applications médicales concerne les gens qui subissent un traitement, et les moyennes ne veulent pas dire grand chose. Il s'agit d'irradiation pour soigner, pour détruire des tumeurs cancéreuses (on ne veut donc pas l'éviter dans ce cas!), et cette irradiation est en général très localisée.
Il y aussi l'irradiation de l'imagerie médicale, qu'on voudrait éviter dans ce cas, qui est plus faible que la précédente, et qui ne concerne pas non plus tout le monde.

A+

sonic
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Message par sonic » 22/10/2007 - 15:12:47

lambda0, je suis complètement d'accord avec toi, d'autant que j'ai écrit mon post en ayant conscience de cela. j'ai juste voulu faire le fourbe, comme d'habitude. je ne remets pas en cause la nécessité de ces applications médicinales, mais je constate juste que 38% des irradiations sont dues à l'homme. peu m'importe les raisons, ça n'est qu'un fait.

je savais que j'aurais mieux fait de me taire :siffle:

lambda0
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Message par lambda0 » 22/10/2007 - 15:32:19

sonic a écrit :lambda0, je suis complètement d'accord avec toi, d'autant que j'ai écrit mon post en ayant conscience de cela. j'ai juste voulu faire le fourbe, comme d'habitude. je ne remets pas en cause la nécessité de ces applications médicinales, mais je constate juste que 38% des irradiations sont dues à l'homme. peu m'importe les raisons, ça n'est qu'un fait.

je savais que j'aurais mieux fait de me taire :siffle:


Mais non, mais non, cette remarque met en valeur un problème très général d'utilisation des statistiques : on peut toujours faire des moyennes sur tout et n'importe quoi sans que ça ait vraiment de sens physique.
Dans le cas présent, on a d'un côté des expositions faibles et diffuses qui concernent tout le monde, de l'autre de fortes expositions localisées et controlées, et concernant un petit nombre de personnes.

A+

sonic
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Message par sonic » 22/10/2007 - 16:05:56

lambda0 a écrit :Mais non, mais non, cette remarque met en valeur un problème très général d'utilisation des statistiques : on peut toujours faire des moyennes sur tout et n'importe quoi sans que ça ait vraiment de sens physique.

:jap: j'approuve totalement

pistache
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Message par pistache » 22/10/2007 - 17:36:13

+1 lambda0 pour ton dernier message. Les statistiques c'est dangereux.

Je ne savais pas que les radiations de Tchernobyl étaient encore présentes (bon en quantité ridicule certes)...

Comment font ils pour mésurer la R.Activé du CERN si le changement naturel est supérieur ? :heink:

euh
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Message par euh » 22/10/2007 - 22:00:59

Comment font ils pour mésurer la R.Activé du CERN si le changement naturel est supérieur ?


Ce ne sont pas des mesures mais des calculs prévisionnels. Ils ne peuvent pas faire de mesures puisque l'appareil n'est pas encore en activité.

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lincruste
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Message par lincruste » 23/10/2007 - 20:29:28

euh a écrit :
Comment font ils pour mésurer la R.Activé du CERN si le changement naturel est supérieur ?


Ce ne sont pas des mesures mais des calculs prévisionnels. Ils ne peuvent pas faire de mesures puisque l'appareil n'est pas encore en activité.

Le CERN n'est pas le LHC! Il est là depuis un bon moment (1954)...
Sinon, pour cette étude, il est bon d'établir une référence avant le lancement du programme, ne serait-ce que pour prouver son innocuité aux plus inquiets.
Ça me fait penser au terme IRMN (imagerie par résonnance magnétique nucléaire) qui a été changé pour IRM afin d'apaiser les craintes des patients que le mot "Nucléaire" effrayait, parce qu'il le confondaient avec "radioactif".

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Message par Oswald_le_fort » 23/10/2007 - 21:23:37

pistache a écrit :+1 lambda0 pour ton dernier message. Les statistiques c'est dangereux.

Je ne savais pas que les radiations de Tchernobyl étaient encore présentes (bon en quantité ridicule certes)...

Comment font ils pour mésurer la R.Activé du CERN si le changement naturel est supérieur ? :heink:


Pour Tchernobyl, c'est en realite la source principale de bruit radiactif en europe, et c'est un bruit qui existe sur toute la planete. Il y a aussi, aussi surprenant que ca puisse paraitre le bruit du aux essais nucleaires dans les années 50-60, alors qu'ils étaient aerien. C'est un détail qui a son importance, parce que ca permet de dater le vin par exemple. Il suffit de regarder la teneur en materiaux radiactif par spectroscopie. Avant les années 50, ya presque pas de radiactivité, ensuite il y a un pic dans les années 50-60, puis ca diminue parce qu'il y a eu de moins en moins d'essais aeriens, puis enfin en 86-88, un autre tres gros pic, mais il n'a pas fini de dominer...

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Maulus
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Message par Maulus » 24/10/2007 - 9:45:08

ya qu'a regarder les statistiques du nombre d'ablation de la thyroïdes...

Image
source : http://www.futura-sciences.com/fr/sinfo ... ions_8770/

d'après le CRIIRAD, il n'y a pas de lien de cause à effet...
cependant, je ne trouve aucune carte de la répartition des cancers de la thyroïde... uniquement de sommaires tableaux..

(voila Isabelle, je ferai attention à l'avenir)
Dernière modification par Maulus le 24/10/2007 - 13:11:38, modifié 2 fois.

Isabelle
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Message par Isabelle » 24/10/2007 - 12:11:36

Maulus pourrais-tu indiquer la source (site ....,comme les rédacteurs le font pour les news publiéés sur techno- sciences; :) )

adzo
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Message par adzo » 24/10/2007 - 21:58:37

je ne sais pas comment prendre ces statistiques là...plus on remonte dans le passé, moins on parlait de cancer et des traitements et ce ne sont que des interventions référencées etc... d'autant plus que les expositions prolongées à la radioactivité peut produire o long terme je suppose des cancers de nombreuses années après, les effets de tchernobils ne peuvent pas être réduits à un ou 5 ans.
En revanche il est certain que Tchernobil a eu un impact fort et a produit de nombreux dégats.

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