[News] D'où vient notre goût pour la peur ?
Modérateur : Modérateurs
[News] D'où vient notre goût pour la peur ?
Simon, un jeune homme affligé de séquelles laissées par un accident, participe à une expérience médicale risquée qui le plonge dans une sorte de bunker inquiétant où se trouvent plusieurs créatures lugubres moitié humaines, moitié robots. Simon doit impérativement les fuir pour espérer survivre.
Tel est le scénario de SOMA, un jeu vidéo d'horreur qui connaît une grande popularité depuis sa sortie en septembre dernier. «S'il reprend une stratégie originale du précédent ...
Re: [News] D'où vient notre goût pour la peur ?
Perso ça m'agace beaucoup dans les films et les séries qui passent à La TV le recours systématique à la peur depuis les histoires de maffia ou de terroristes, tout ça, ça se ressemble beaucoup... Donnez-moi des scénaristes qui ne se copient pas les uns les autres... C'est pareil avec les montres et autres vampires, plutôt marre de ces séries américaines qui répètent les mêmes fantasmes
- cisou9
- Messages : 10100
- Inscription : 12/03/2006 - 15:43:01
- Activité : Retraité
- Localisation : Pertuis en Lubéron
- Contact :
Re: [News] D'où vient notre goût pour la peur ?
________
La peur est une compagne que j'ai souvent côtoyé mais si on ne panique pas; je m'en suis toujours sorti.
Pas besoin de films d'horreur; la vie m'a bien servie.

La peur est une compagne que j'ai souvent côtoyé mais si on ne panique pas; je m'en suis toujours sorti.
Pas besoin de films d'horreur; la vie m'a bien servie.

Re: [News] D'où vient notre goût pour la peur ?
La peur est inhérente à la vie, TOUS les animaux ont peur et cela conditionne leur survie.
Oh la belle porte ouverte !
Je suis une personne complètement inoffensive mais les oiseaux ont peur de moi. Il m'est arrivé parfois de réussir, à force de patience, à ce qu'ils prennent de la nourriture dans ma main, ce furent des moments très agréables.
Les insectes volants ont plus de culot, par exemple les mouches, les moustiques ou les guêpes, mais ils décanillent rapidos quand on les chasse, quitte à revenir très vite.
Les poules aussi : mettez du grain au sol et laissez les poules venir, puis tirez-leur des petits cailloux : ce sera du temps perdu, elles reviendront tout de suite pour consommer ce grain.
La peur nécessite sans doute des apprentissages, elle en induit d'autres. Ceux qui n'apprennent pas, par exemple les débiles ou les fanatiques, sont probablement moins sujets à la peur.
-----
J'ai pratiqué pas mal de sports dits "à risques" et ce n'est pas fini.
Cet été 2015, début juillet, j'ai décollé de Planpraz pour tenter l'aventure d'aller en vol au Mont Blanc et de me poser sur le sommet, sachant que c'est interdit mais c'était permis par l'Italie. Je ne suis pas allée très loin : ma voile a fait un énorme vrac dans un thermique très violent derrière le Brévent et j'ai compris que le vent avait tourné à l'ouest, donc qu'on ne passerait pas le col de Miage. J'ai renoncé à ce vol magique par instinct de survie.
Il y a encore eu des morts ce jour-là.
-----
Nous ne volons pas tous en parapente en montagne, heureusement, mais nous nous sommes tous fait des chaleurs dans notre vie d'automobiliste, et TOUS les motards connaissent bien la peur, elle conditionne notre survie et la poursuite de notre passion.
-----
J'ai aussi connu des peurs intenses au long cours dans ma vie d'alpiniste, je crois que c'est la haute montagne qui m'a appris à gérer la peur pour ne pas la laisser prendre le dessus et me mettre en danger. Dans une zone exposée aux chutes de pierres ou de séracs, avoir peur ne sert à rien. Il faut rester lucide et aller vite, sans faire de faute, pour sortir du piège.
Dans le ski de haute montagne, on "sent" les conditions et les reliefs à avalanches, c'est une question d'apprentissages. Le piège mortel, ce sont les plaques à vent. Même les meilleurs se sont fait surprendre, alors connaître la neige est une nécessité vitale, après il y a des choix à faire en cas de risque...
-----
Une petite frayeur peut épouvanter des gens fragiles ou ayant un psychisme faible. La peur qui dure c'est autre chose, il faut savoir la dominer pour continuer à vivre.
Nos Poilus ont connu ça, mon grand-père n'en parlait jamais.
Les Français montaient à l'assaut imbibés d'alcool frelaté ; les Allemands marchaient à la méthamphétamine et plus tard Goering avait lancé la Pervitine, cocktail à base de méthanphétamine pour rendre les troupes d'assaut encore plus performantes.
Les Américains l'utilisaient aussi pour stimuler les troupes d'assaut et les aviateurs.
-----
Cela me fait penser au lieutenant Michael Wittmann, l'as des as des chefs de chars de la Waffen SS, qui avait aussi peur que les autres mais qui allait quand même démolir les canons antichars russes avec son Tigre pour permettre à sa compagnie de passer. En 2ans, il avait détruit environ 140 chars et autant de canons antichars, toujours avec la peur aux tripes.
Il avalait sans doute lui aussi de la pervitine.
C'est un char canadien embusqué qui l'a eu en août 1944, dans la poche de Falaise où la division LSSAH fut complètement anéantie
-----
Les Russes avaient une autre technique : le SMERSH. Les gars qui ne marchaient pas assez vite étaient poussés au cul par les tueurs du SMERSH, et ceux qui s'arrêtaient ou reculaient étaient abattus.
-----
Je lisais cet été le bouquin de Pierre Clostermann, "le grand cirque". Ce fut un des rares pilotes de chasse qui aient survécu à la guerre, le Spitfire MK5 ne faisant pas le poids face au Messerschmitt BF109. Les pilotes qui s'en tiraient étaient les meilleurs en voltige et la chance avait une grande importance. Ceux qui avaient affronté le BF109 avec des Hurricane complètement surclassés, pendant le Blitz et ensuite, ne survécurent pas longtemps.
-----
Vivre avec la peur ce n'est pas une vie mais il faut bien vivre, ce fut depuis la Nuit des Temps le lot de nos ancêtres, qui toujours cherchèrent à diminuer les risques.
Maintenant notre monde est toujours aussi terrifiant mais pas partout, et dans les ilots de paix on a inventé "le principe de précaution". C'est une horreur ce principe, il conduit les gens à ne plus prendre d'initiatives, il aseptise leur existence au point de ne plus exister, il les confine dans une sécurité de bébé dans les bras de maman, il les met en sujétion complète.
Moi je m'en fous, indécrottable rebelle : je vole en parapente en montagne, je descends des couloirs étroits à skis, j'attaque fort en voiture sur les routes de montagne et je continue à garder une vitesse de réaction et un sang-froid qui impressionnent les poltrons revenus à l'état larvaire.
Une petite frayeur de temps en temps ne m'arrêtera jamais.

Oh la belle porte ouverte !
Je suis une personne complètement inoffensive mais les oiseaux ont peur de moi. Il m'est arrivé parfois de réussir, à force de patience, à ce qu'ils prennent de la nourriture dans ma main, ce furent des moments très agréables.
Les insectes volants ont plus de culot, par exemple les mouches, les moustiques ou les guêpes, mais ils décanillent rapidos quand on les chasse, quitte à revenir très vite.
Les poules aussi : mettez du grain au sol et laissez les poules venir, puis tirez-leur des petits cailloux : ce sera du temps perdu, elles reviendront tout de suite pour consommer ce grain.
La peur nécessite sans doute des apprentissages, elle en induit d'autres. Ceux qui n'apprennent pas, par exemple les débiles ou les fanatiques, sont probablement moins sujets à la peur.
-----
J'ai pratiqué pas mal de sports dits "à risques" et ce n'est pas fini.
Cet été 2015, début juillet, j'ai décollé de Planpraz pour tenter l'aventure d'aller en vol au Mont Blanc et de me poser sur le sommet, sachant que c'est interdit mais c'était permis par l'Italie. Je ne suis pas allée très loin : ma voile a fait un énorme vrac dans un thermique très violent derrière le Brévent et j'ai compris que le vent avait tourné à l'ouest, donc qu'on ne passerait pas le col de Miage. J'ai renoncé à ce vol magique par instinct de survie.
Il y a encore eu des morts ce jour-là.
-----
Nous ne volons pas tous en parapente en montagne, heureusement, mais nous nous sommes tous fait des chaleurs dans notre vie d'automobiliste, et TOUS les motards connaissent bien la peur, elle conditionne notre survie et la poursuite de notre passion.
-----
J'ai aussi connu des peurs intenses au long cours dans ma vie d'alpiniste, je crois que c'est la haute montagne qui m'a appris à gérer la peur pour ne pas la laisser prendre le dessus et me mettre en danger. Dans une zone exposée aux chutes de pierres ou de séracs, avoir peur ne sert à rien. Il faut rester lucide et aller vite, sans faire de faute, pour sortir du piège.
Dans le ski de haute montagne, on "sent" les conditions et les reliefs à avalanches, c'est une question d'apprentissages. Le piège mortel, ce sont les plaques à vent. Même les meilleurs se sont fait surprendre, alors connaître la neige est une nécessité vitale, après il y a des choix à faire en cas de risque...
-----
Une petite frayeur peut épouvanter des gens fragiles ou ayant un psychisme faible. La peur qui dure c'est autre chose, il faut savoir la dominer pour continuer à vivre.
Nos Poilus ont connu ça, mon grand-père n'en parlait jamais.
Les Français montaient à l'assaut imbibés d'alcool frelaté ; les Allemands marchaient à la méthamphétamine et plus tard Goering avait lancé la Pervitine, cocktail à base de méthanphétamine pour rendre les troupes d'assaut encore plus performantes.
Les Américains l'utilisaient aussi pour stimuler les troupes d'assaut et les aviateurs.
-----
Cela me fait penser au lieutenant Michael Wittmann, l'as des as des chefs de chars de la Waffen SS, qui avait aussi peur que les autres mais qui allait quand même démolir les canons antichars russes avec son Tigre pour permettre à sa compagnie de passer. En 2ans, il avait détruit environ 140 chars et autant de canons antichars, toujours avec la peur aux tripes.
Il avalait sans doute lui aussi de la pervitine.
C'est un char canadien embusqué qui l'a eu en août 1944, dans la poche de Falaise où la division LSSAH fut complètement anéantie
-----
Les Russes avaient une autre technique : le SMERSH. Les gars qui ne marchaient pas assez vite étaient poussés au cul par les tueurs du SMERSH, et ceux qui s'arrêtaient ou reculaient étaient abattus.
-----
Je lisais cet été le bouquin de Pierre Clostermann, "le grand cirque". Ce fut un des rares pilotes de chasse qui aient survécu à la guerre, le Spitfire MK5 ne faisant pas le poids face au Messerschmitt BF109. Les pilotes qui s'en tiraient étaient les meilleurs en voltige et la chance avait une grande importance. Ceux qui avaient affronté le BF109 avec des Hurricane complètement surclassés, pendant le Blitz et ensuite, ne survécurent pas longtemps.
-----
Vivre avec la peur ce n'est pas une vie mais il faut bien vivre, ce fut depuis la Nuit des Temps le lot de nos ancêtres, qui toujours cherchèrent à diminuer les risques.
Maintenant notre monde est toujours aussi terrifiant mais pas partout, et dans les ilots de paix on a inventé "le principe de précaution". C'est une horreur ce principe, il conduit les gens à ne plus prendre d'initiatives, il aseptise leur existence au point de ne plus exister, il les confine dans une sécurité de bébé dans les bras de maman, il les met en sujétion complète.
Moi je m'en fous, indécrottable rebelle : je vole en parapente en montagne, je descends des couloirs étroits à skis, j'attaque fort en voiture sur les routes de montagne et je continue à garder une vitesse de réaction et un sang-froid qui impressionnent les poltrons revenus à l'état larvaire.
Une petite frayeur de temps en temps ne m'arrêtera jamais.

- cisou9
- Messages : 10100
- Inscription : 12/03/2006 - 15:43:01
- Activité : Retraité
- Localisation : Pertuis en Lubéron
- Contact :
Re: [News] D'où vient notre goût pour la peur ?
_____________
J'ai horreur des routes de montagnes mais sur mon voilier par gros temps j'étais parfaitement maitre de mes réactions...
___

J'ai horreur des routes de montagnes mais sur mon voilier par gros temps j'étais parfaitement maitre de mes réactions...

Re: [News] D'où vient notre goût pour la peur ?
Un truc qu'on ne voit pas en mer c'est les abîmes ou les abysses, dans certains lieux il y a des fonds à -500m voire plus,
la route de montagne c'est l'estimation des distances entre les dimensions de la voiture et la largeur de la route,
De nos jours on fait de très bonnes routes assez larges, les routes étroites tout près du précipice sont rares
je n'ai jamais conduit en montagne et j'ai toujours eu une grande confiance dans les conducteurs
la route de montagne c'est l'estimation des distances entre les dimensions de la voiture et la largeur de la route,
De nos jours on fait de très bonnes routes assez larges, les routes étroites tout près du précipice sont rares
je n'ai jamais conduit en montagne et j'ai toujours eu une grande confiance dans les conducteurs