
Étude du mécanisme de stockage de charges dans le nitrure de vanadium intégré comme électrode de micro-supercondensateur.
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Les chercheurs ont utilisé un procédé industriel de la microélectronique: la pulvérisation cathodique magnétron. Un galet de vanadium métallique est pour cela soumis à des gaz ionisés, puis se condense sur un substrat de silicium. Le matériau délivre une capacité de stockage électrique par unité de volume (> 700 F cm-3) quatre fois supérieure à celle d’électrodes de carbone nanoporeux. Ce MSC conserve plus de 80 % de ses performances initiales après 50 000 cycles de charges et décharges, quand la plupart des MSC s’usent à partir de 10 000 cycles. Grâce à des analyses, menées en partie au synchrotron Soleil, les chercheurs ont montré que ces performances étaient dues à la présence d’une infime couche d’oxyde de vanadium, qui se forme naturellement quand les électrodes sont en contact avec l’air. C’est elle qui stocke les charges électriques, sans impliquer le reste du matériau, qui se détériore ainsi beaucoup plus lentement.
Référence:
Novel insights into the charge storage mechanism in pseudocapacitive vanadium nitride thick films for high-performance on-chip microsupercapacitors,
K. Robert, D. Stiévenard, D. Deresmes, C. Douard, A. Iadecola, D. Troadec, P. Simon, N. Nuns, M. Marinova, M. Huvé, P. Roussel, T. Brousse et C. Lethien.
Energy & Environmental Science, 2020.
DOI: doi.org/10.1039/C9EE03787J
Contacts:
- Communication INSIS - insis.communication at cnrs.fr
- Christophe Lethien - christophe.lethien at univ-lille.fr
Source: CNRS INSIS