[News] Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

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Isabelle
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[News] Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

Message par Isabelle » 29/05/2020 - 14:00:27

Les hallucinations auditives, un des symptômes les plus caractéristiques de la schizophrénie, ont été associées à une hyper-connexion entre des sous-structures du thalamus et le cortex cérébral. Schéma du cerveau et du thalamus. Les flèches vertes représentent les connexions nerveuses ...
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Pendesinialessandro
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Re: [News] Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

Message par Pendesinialessandro » 31/05/2020 - 10:16:32

Les auteurs suggèrent que les hallucinations auditives pourraient s'expliquer presque "mécaniquement" par l'immaturité des connexions nerveuses qui lient ces noyaux thalamiques aux aires du cortex traitant de l'audition…..
La détermination aussi détaillée des marqueurs qui préfigurent du développement la maladie nous donne autant de nouvelles cibles pour agir, à l'aide de médicaments neuroprotecteurs spécifiques, par exemple, pour en prévenir autant que possible les symptômes……
Affirme l’article
Bonjour
Comme dans tous les autres aspects de la vie mentale, les gènes peuvent orienter les personnes dans une certaine direction sans pour autant les déterminer complètement. Les gènes contribuent à la connectivité synaptique plus qu’ils ne la dictent !... Pour illustrer cela considerons le travail effectué sur la schizophrénie. La recherche montre une forte corrélation entre le nombre de gènes en commun et la probabilité de développer la maladie. La schizophrénie apparaît dans environ 1% de la population. Par contre, chez les vrais jumeaux (monozygotes, 100% de gènes en commun), si un enfant est schizophrène, alors il y a 50% de chances que l’autre le devienne à un moment donné. Mais chez les jumeaux non identiques (50% de gènes en commun), la probabilité chute à 17%. Dans une fratrie (25% de gènes en commun), ce nombre tombe à 9%, et chez les cousins germains (12,5% en commun) à 2%. L’image générale qui se dégage est que la schizophrénie est liée à des facteurs génétiques. En termes génétiques, cela signifie qu’il y a 50% de concordance entre jumeaux identiques. Mais on peut voir le verre comme à moitié plein ou à moitié vide : il y a aussi 50% de discordance. Si les gènes expliquaient complètement la schizophrénie, la concordance devrait être de 100%.

L’expression de chaque gène dépend aussi d’interactions avec des facteurs environnementaux, l’héritage polygénétique étend fortement les possibilités pour l’environnement d’influencer les prédispositions génétiques. De plus, dans certains cas, des personnes portant le gène d’une maladie ne montrent que peu ou pas de symptômes de la maladie. Cela s’appelle la non-pénétrance. Dans d’autres cas, les maladies génétiques s’expriment de façon variable, certains membres de la famille étant très atteints tandis que d’autres ne présentent que de légers symptômes. Finalement, les troubles mentaux peuvent probablement avoir de multiples causes non apparentées. On peut douter qu’il existe une seule voie à la schizophrénie. Il pourrait même y en avoir des douzaines, voire des centaines !

Dans le cas des maladies psychotiques les plus polymorphes, la schizophrénie par exemple, des données attestent une origine mutationnelle polygénique. Mais elles indiquent aussi que l’environnement joue un rôle complexe dans leur apparition ; et il est bien difficile de démêler ces influences.
En Europe (2014), elles représentent les premières causes des décès chez les 25-35 ans ; un adulte sur quatre est, a été ou sera atteint au cours de sa vie de troubles mentaux ; cinq millions sont atteints de psychoses (délires, schizophrénie etc.). Devant ces chiffres (je repète), force est de constater que notre société reste incapable d’appréhender ce problème autrement que par l’enfermement ou les psychotropes prescrits en masse, qui, dit en passant ne guérissent pas, ne font que déplacer le problème et, surtout, enrichir scandaleusement les multinationales pharmaceutiques…. :grrr:

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