
Le gouvernement américain avait fait voter en décembre 2003 une loi anti-spam (Can-Spam Act) punissant de sevères peines d'amendes et de prisons fermes les auteurs de spam. Mais pour de nombreux analystes (et c'est très simple à calculer : en un an, moitié plus de spam !), cette loi manque d'efficacité même si l'on commence à voir certains fournisseurs d'accès porter plainte contre des spammeurs.
Selon une étude de la socièté Postini, basée en Californie, la proportion de spams en 2005 pourrait atteindre 87,5 % et dépasser largement ce chiffre l'année suivante. Si les contraintes judiciaires sont peu efficaces, il faudra améliorer, et de beaucoup, les filtres logiciels actuellement sur le marché afin de stopper la prolifération de ce fléau, faute de quoi nos messageries électroniques risquent bien de devenir complètement inutilisables.