Kajira - Définition et Explications

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Introduction

Une Kajira (masculin kajirus) désigne une classe fictive de femmes-esclaves dans les Chroniques de Gor, série de John Norman dans laquelle il décrit une société très hiérarchisée et esclavagiste, librement inspirée des civilisations antiques. Par extension, le terme désigne également les femmes ayant délibérément choisi de vivre une relation basée sur les écrits de Norman et se rapprochant ainsi du BDSM.

Modèle posant parée en kajira (Une Kajira (masculin kajirus) désigne une classe fictive de femmes-esclaves dans les...), avec camisk et kef.

La Kajira

Le symbole Kef pour kajira (ou « le bâton et les feuilles ») des livres des chroniques de Gor.

Kajira est le terme générique qui désigne les esclaves de Gor. Certaines soumises de la communauté BDSM, se considérant comme des esclaves et adeptes du mode de vie (La vie est le nom donné :) goréen, se désignent elles-mêmes comme des kajirae. L’expression la kajira, dans la langue goréenne dite « lingua franca », signifie « je suis une esclave-femelle ». C’est l'une des rares locutions en langue goréenne que l'on trouve dans les romans du cycle de Gor.

Le mot est habituellement présent sous la forme féminine kajira (au pluriel kajirae), puisque la plupart des esclaves goréennes sont des femmes ; les formes masculines correspondantes sont kajirus et kajiri (suivant les règles de la première et deuxième déclinaison latine pour le nominatif) La formulation (La formulation est une activité industrielle consistant à fabriquer des produits...) kajiras est incorrecte d'après Norman, mais elle est parfois employée par d'autres écrivains.

Histoire

Dans la pensée goréenne, les hommes et les femmes sont des animaux avec des qualités génétiques modelées pendant des milliers de générations successives par une sélection naturelle (En biologie, la sélection naturelle est l'un des mécanismes qui guident l'évolution...) et sexuelle car les Goréens croient qu’il est dans la nature de l’homme de posséder et dans la nature de la femme d’être possédée. Dans la mythologie Goréenne, il est rapporté que les hommes et les femmes avaient à l'origine les mêmes droits, jusqu'à ce qu'éclate une guerre. Les hommes vainquirent, et asservirent les femmes. Les Goréens dans leur simplicité, considèrent catégoriquement que l’homme est naturellement libre alors que la femme est par nature, esclave.La femme comme l’homme est le produit de l’évolution et, comme l’homme, le résultat complexe, non seulement de la sélection naturelle, mais aussi de la sélection sexuelle (La sélection sexuelle constitue l'un des deux mécanismes de la théorie de...). La sélection naturelle suggère que la femme qui souhaiterait appartenir à un homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo...), avoir des enfants, s’occuper d’eux, les aimer, aurait un avantage à la longue, du point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et...) de la survie, sur la femme qui ne s’intéressait pas aux hommes et ne voudrait pas d’enfants. L’homme tend à choisir statistiquement une femme intelligente, aimante et belle. Ainsi les hommes ont effectivement sélectionné un type particulier de femme, plutôt soumise et obéissante (L' Obéissante est le nom du premier véhicule routier à vapeur, construit en 1873 par Amédée...).

De même naturellement, dans la mesure où elles ont pu choisir, les femmes ont sélectionné les hommes intelligents, énergiques et forts. Rares sont les femmes qui, malgré la propagande (La propagande désigne la stratégie de communication, dont use un pouvoir (ou un parti) politique...), désirent des hommes faibles et féminins. Ces hommes, de toute manière, ne sont pas ceux de leurs phantasmes sexuels.

Influences littéraires

Le collier (Le Collier (titre original : Semley's Necklace) est une nouvelle de science-fiction, d'Ursula...) symbolique avec les trois lunes de la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...) Gor.

Certains aspects de l'esclavage Goréen décrits dans les livres de la chronique de Gor - tels que la posture (En posturologie, la posture est l'élaboration et le maintien actif de la configuration des...) d’attente à genoux dite Nadu, ainsi que les autres postures de soumissionet la coutume existant dans le nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de la zone tempérée de la cité-état, selon laquelle les vêtements de la kajira doivent laisser à découvert ses parties intimes, afin que l’accès à son sexe (Le mot sexe désigne souvent l'appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la...) et à ses seins soit toujours librement offert à son maître, symbolisant ainsi sa docilité et sa constante disponibilité (La disponibilité d'un équipement ou d'un système est une mesure de performance qu'on...), sans que rien ne s’oppose aux désirs impromptus et impérieux de son maître, ni une improbable dérobade de la fille, ni l’obstacle du moindre voile si arachnéen fut-il — ont probablement été influencés par le roman érotique histoire d'O, maintenant devenu un classique. Le symbole "kef" gravé sur la cuisse (La cuisse est la partie du membre inférieur unissant chez l'Homme le bassin à la jambe....) gauche des kajirae n’est pas sans rappeler le cruel supplice d’O que son maître, sir Stephen avait fait subir à son esclave de plaisir en la marquant au fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le...) rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait...), à ses initiales, imprimant ainsi de manière indélébile son nom dans la chair tendre de ses globes fessiers. Dans les deux œuvres la prostitution des filles et les châtiments corporels les plus sauvages, tels la flagellation, font partie intégrante du dressage des esclaves femelles. Pour les mâles de Gor il est naturel d’offrir leur favorite à un hôte de passage qu’ils souhaitent honorer, ils n’admettraient pas qu’une kajira refuse de prodiguer ses faveurs et la châtieraient impitoyablement le cas échéant. Mais il est rare qu’ils aient à sévir, tant les kajirae ont admis dès l’enfance leur nature inférieure. Mais contrairement aux esclaves de Gor, l’héroïne d’histoire d’O est née libre et doit sans cesse renouveler à son maître ses vœux de servitude volontaire : Chaque fois qu’elle livre son corps aux grossiers appétits de ses violeurs ou qu’on lacère sa chair à coup de fouet, c’est comme si elle entrait (L'entrait (ou tirant) - terme de charpente - est un élément de la ferme. C'est une...) en religion, d’où l’aspect très ritualisé des épreuves initiatiques qui prennent la forme de cérémonies interminables et inutilement cruelles. Pauline Réage ne s’est pas contentée du marquage au fer pour sceller le consentement de son esclave, elle a également imaginé de l’anneler, c'est-à-dire de percer les lèvres de son sexe d’un anneau pour y suspendre un disque (Le mot disque est employé, aussi bien en géométrie que dans la vie courante, pour désigner une...) (le triskell) proclamant une totale soumission à son tourmenteur adoré. Histoire d’O est pour beaucoup dans la vogue actuelle du piercing intime, dont la pratique jugée barbare à l’époque (et parfois confondue avec l’infibulation) est devenue le passage obligé de l’initiation des adeptes du BDSM avant de se banaliser dans tous les milieux et de devenir un accessoire érotique quasiment dépourvu de toute référence masochiste. Rappelons que les kajirae de John Norman ignorent le piercing des lèvres vaginales aussi bien que celui des tétons quoiqu’en pensent certaines adeptes des jeux Goréens encore imprégnés de culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :) BDSM classique.

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