Ces bactéries transmettent leurs "souvenirs" de génération en génération

Publié par Cédric le 30/11/2023 à 13:00
Auteur de l'article: Cédric DEPOND
Source: The Proceedings of the National Academy of Sciences
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Des récentes recherches menées à l'Université du Texas à Austin ont révélé un aspect étonnant des bactéries comme Escherichia coli: leur capacité à conserver et à transmettre des "souvenirs". Cette découverte révolutionnaire remet en question nos connaissances sur la façon dont ces micro-organismes s'adaptent et survivent, notamment en développant des infections et en résistant aux antibiotiques.


L'étude met en lumière l'utilisation par Escherichia coli (Escherichia coli, également appelé colibacille ou E. coli, est une bactérie...) des concentrations de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le...) pour enregistrer des informations environnementales. Cette capacité de stockage permet aux bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées...) d'ajuster leurs comportements, tels que la résistance aux antibiotiques ou la formation d'essaims, en fonction des expériences antérieures.

Contrairement à nous, les bactéries ne possèdent ni cerveau ni neurones. Pourtant, elles stockent des "mémoires" similaires à des données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) informatiques, améliorant leurs performances futures en fonction de leurs expériences passées. Cette mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir...) comportementale, liée aux niveaux de fer internes des bactéries, se transmet sur plusieurs générations grâce à des repères épigénétiques, persistant pendant au moins quatre générations et s'estompant à la septième. D'après les premières observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...), les bactéries à faible teneur en fer favoriseraient la formation d'essaims, tandis que celles à taux élevé développeraient des biofilms.

Ces avancées, soutenues par les Instituts nationaux de la santé, promettent de révolutionner notre compréhension des mécanismes d'adaptation bactérienne, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies pour lutter contre les infections et l'antibiorésistance.
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