COVID-19: les personnes plus âgées développent plus d'anticorps

Publié par Adrien le 16/11/2021 à 09:00
Source: Université de Montréal
Avec l'apparition préoccupante de variants du SRAS-CoV-2 dans le monde entier, la progression de la pandémie s'est accélérée. Une équipe de recherche dirigée par Joelle Pelletier et Jean-François Masson, tous deux professeurs au Département de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à...) de l'Université de Montréal (L’Université de Montréal est l'un des quatre établissements d'enseignement...), a voulu savoir ce qui procurait une meilleure protection contre le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise...): les anticorps produits par l'infection elle-même ou ceux produits par la vaccination (La vaccination est un procédé consistant à introduire un agent extérieur (le...) ?


Crédit: Getty

Les résultats de l'étude publiée aujourd'hui dans Scientific Reports montrent que chez certains des participants qui ont été vaccinés - vaccins de Pfizer BioNTech ou d'AstraZeneca - les anticorps augmentent de façon significative et ces anticorps sont aussi efficaces contre le variant Delta, qui n'était pas encore présent au Québec en 2020 lors de cette étude.

Une trentaine de Canadiens déclarés positifs mais non hospitalisés


Jean-François Masson
Jean-François Masson, spécialisé dans l'instrumentation (Le mot instrumentation est employé dans plusieurs domaines :) biomédicale, et Joelle Pelletier, experte en chimie des protéines, se sont intéressés à une population qui reste peu étudiée jusqu'à maintenant: les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 mais non hospitalisées.

Trente-deux adultes canadiens déclarés positifs à la COVID-19 - grâce à un test PCR -, mais qui n'ont pas été hospitalisés ont donc été recrutés par le Centre hospitalier de l'Université Laval (L’Université Laval est l'une des plus grandes universités au Canada. Elle a comme...) de 14 à 21 jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...) après leur diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de...) en 2020, avant l'émergence des variants Bêta, Delta et Gamma.

"Toutes les personnes infectées ont développé des anticorps, mais les plus âgées en ont développé davantage que les plus jeunes, soit celles âgées de moins de 49 ans, explique Jean-François Masson. En outre, plus de 16 semaines après le diagnostic, des anticorps étaient encore présents dans leur sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le...)."

Les anticorps fabriqués à la suite d'une infection par le virus d'origine ont aussi réagi aux variants du SRAS-CoV-2 apparus dans les vagues subséquentes, soit le Bêta (Afrique du Sud), le Delta (Inde) et le Gamma (Brésil), mais dans une moindre mesure, soit de 30 à 50 %.

Une réaction surprenante au variant Delta


Joelle Pelletier
"Toutefois, ce qui nous a le plus surpris dans les résultats de cette étude, c'est que lorsque nous avons mesuré la capacité de ces anticorps à prévenir l'interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein...) de la protéine (Une protéine est une macromolécule biologique composée par une ou plusieurs...) spike du variant Delta avec le récepteur des cellules humaines ACE-2 - le mécanisme par lequel le virus infecte nos cellules -, les anticorps développés par les gens infectés ont offert une certaine réactivité, sauf chez les personnes de moins de 49 ans, rapporte Joelle Pelletier. Nous n'avons pas observé le même phénomène avec les autres variants."

La vaccination beaucoup plus efficace que l'infection pour protéger la population

Lorsqu'une personne ayant eu une forme peu grave de la COVID-19 est vaccinée, la quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire,...) d'anticorps présente dans son sang double - par rapport à une personne qui n'est pas vaccinée, mais qui a déjà été infectée par le virus - et ses anticorps ont une meilleure capacité à empêcher l'interaction spike-ACE-2.

"Mais encore plus intéressant, ajoute le professeur Masson, c'est que nous avons des échantillons d'un individu (Le Wiktionnaire est un projet de dictionnaire libre et gratuit similaire à Wikipédia (tous deux...) de moins de 49 ans chez qui l'infection n'a pas produit d'anticorps inhibant l'interactionspike-ACE-2, contrairement à ce qu'a fait la vaccination. Cela donne à penser que la vaccination augmente la protection contre le variant Delta chez les personnes ayant souffert d'une infection avec le virus d'origine."

Les travaux de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) doivent donc se poursuivre afin de déterminer quelle est la meilleure combinaison (Une combinaison peut être :) pour garder un niveau optimal d'anticorps qui soient réactifs à l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) des variants du virus, concluent les deux chercheurs.
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