Découverte d'une exoplanète gazeuse en passe de "se volatiliser"
Publié par Adrien le 14/12/2018 à 08:00
Source: CNRS-INSU
Grâce au télescope spatial Hubble de la NASA, des astronomes viennent de découvrir une géante gazeuse ayant déjà perdu plus d'un tiers de sa masse depuis sa naissance. L'exoplanète GJ 3470b subit une perte extrêmement importante de matière à cause de la proximité de son étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche...) qui chauffe, accélère, et fait s'échapper son gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la...) atmosphérique, car la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa gravité la maintienne en...) n'est pas assez massive (Le mot massif peut être employé comme :) pour le retenir.


Vue d'artiste (Est communément appelée artiste toute personne exerçant l'un des métiers ou activités suivantes :) ©NASA

Ces travaux ayant impliqués des chercheurs CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).) de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) d'astrophysique (L’astrophysique (du grec astro = astre et physiqui = physique) est une branche interdisciplinaire de l'astronomie qui concerne principalement la physique et l'étude des propriétés des objets de...) de Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin...) (CNRS/Sorbonne Université) et du Groupe de spectrométrie moléculaire et atmosphérique (CNRS/Université de Reims Champagne-Ardenne) permettent de mieux comprendre la rareté de ce que l'on nomme les Neptunes chaudes, des géantes gazeuses d'une taille équivalente à celle de Neptune orbitant très près de leur étoile. En effet, parmi les planètes proches de leur étoile, les astronomes observent majoritairement des planètes gazeuses de la taille de Jupiter ou des planètes rocheuses à peine plus grosses que la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse...). Les Neptunes chaudes seraient trop près de leur étoile et pas assez massives pour retenir leur enveloppe gazeuse: elles seraient donc condamnées à la perdre totalement.

Ainsi, dans quelques milliards d'années, il est possible que GJ 3470b ne soit plus réduit qu'à son coeur rocheux. Ces résultats sont publiés le 13 décembre 2018 dans la revue Astronomy & Astrophysics.
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