Découverte du gène de la calvitie: 1 homme sur 7 exposé !

Publié par Michel le 16/10/2008 à 00:00
Source: Communiqué de presse Université McGill
Des chercheurs de l'Université McGill de Montréal, du King's College de Londres et de la société GlaxoSmithKline Inc. ont identifié deux variantes génétiques qui, lorsqu'elles sont présentes ensemble chez les hommes d'ethnie Nord Européenne, multiplient jusqu'à sept fois le risque de calvitie androgénétique de type masculin, aussi appelée calvitie hippocratique. Les résultats de leur recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances...) seront publiés dans le numéro du 12 octobre prochain de la revue Nature Genetics (Nature Genetics, est une revue scientifique britannique spécialisée dans tous les aspects de la recherche en génétique, de la génétique...).

Environ le tiers des hommes seront touchés par la calvitie androgénétique avant l'âge de 45 ans. Or, ce phénomène capillaire entraîne des répercussions sociales et économiques considérables: les dépenses attribuables aux greffes de cheveux ont atteint plus de 115 millions de dollars en 2007 aux États-Unis seulement, tandis que les revenus mondiaux tirés de la vente de traitements médicaux visant à combattre la calvitie androgénétique ont récemment dépassé les 405 millions de dollars. La calvitie androgénétique est la forme la plus répandue d'alopécie. Elle se caractérise par une perte de cheveux qui évolue de façon prévisible; les tempes commencent d'abord par se dégarnir, puis la lisière des cheveux s'éloigne graduellement du front jusqu'à prendre la forme distinctive d'un M. On estime que ce type de calvitie est héréditaire dans plus de 80 % des cas.

Le Dr Vincent Mooser, de GlaxoSmithKline, le Dr Brent Richards, de la Faculté de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à...) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) McGill et de l'Hôpital (Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes pour...) général juif affilié à McGill, ainsi que le Dr Tim Spector, du King's College, ont dirigé cette recherche. Avec leurs collègues de l'Islande (L’Islande, (en islandais Ísland, littéralement « terre de glace »), est un État insulaire de l’océan Atlantique Nord, situé entre le...), de la Suisse et des Pays-Bas, ils ont procédé à une étude d'association à l'échelle du génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce codé dans son ADN (à l'exception de certains virus dont le génome est porté par des molécules d'ARN). Il contient en...) auprès de 1125 hommes de d'ethnie Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) Européenne chez qui la calvitie androgénétique avait fait l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette...) d'une évaluation. Les chercheurs ont ainsi découvert deux variantes génétiques auparavant inconnues sur le chromosome (Le chromosome (du grec khroma, couleur et soma, corps, élément) est l'élément porteur de l'information génétique. Les chromosomes contiennent les gènes et permettent leur...) 20 susceptibles d'augmenter de façon marquée le risque de calvitie androgénétique. L'équipe de recherche a ensuite confirmé ses observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande...) auprès d'un échantillon (De manière générale, un échantillon est une petite quantité d'une matière, d'information, ou d'une solution. Le mot est utilisé dans différents domaines :) supplémentaire composé de 1650 hommes d'ethnie Nord Européenne.

"On pourrait présumer que la calvitie androgénétique est causée par la même variation génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) chez les hommes de groupes ethniques différents", a souligné le Dr Richards, professeur adjoint en épidémiologie génétique, "mais comme nous n'avons pas étudié ces populations, nous ne pouvons le dire avec certitude."

Même si les chercheurs considèrent leur découverte comme une percée scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes...), ils tiennent à préciser qu'elle ne donnera pas lieu à la mise au point (Graphie) d'un traitement, curatif ou non, contre ce type de calvitie dans un proche avenir.

"Nous avons seulement déterminé l'une des causes", a indiqué le Dr Richards. "Le traitement de la calvitie androgénétique nécessitera davantage de recherches. Toutefois, il va sans dire que la première étape vers la découverte d'un traitement, dans la plupart des cas, consiste tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord à déterminer la cause du problème."

Les chercheurs savent depuis quelque temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) que la présence d'une variante génétique sur le chromosome X est liée à l'apparition de la calvitie androgénétique. "C'est de là que vient l'idée que le gène (Un gène est une séquence d'acide désoxyribonucléique (ADN) qui spécifie la synthèse d'une chaîne de polypeptide ou d'un acide ribonucléique (ARN)...) de la calvitie est transmis par la mère", a expliqué le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et impliquent d'importantes...). "Cependant, il est aussi admis depuis longtemps que plusieurs gènes sont responsables de la calvitie androgénétique. Or, personne n'avait pu identifier ces autres gènes jusqu'ici. Nous savons maintenant que si un homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est...) présente à la fois les variantes génétiques que nous avons découvertes sur le chromosome 20 ainsi que la variante indépendante déjà connue sur le chromosome X, son risque d'être atteint de calvitie est sept fois plus élevé."

"Plus effarant encore, c'est qu'un homme sur sept présente ces deux types de variantes de risque, soit 14 pour cent de l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) de la population!"

Cet article vous a plus ? Vous souhaitez nous soutenir ? Partagez-le sur les réseaux sociaux avec vos amis et/ou commentez-le, ceci nous encouragera à publier davantage de sujets similaires !
Page générée en 0.913 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique