La douleur de l'envie
Publié par Michel le 21/02/2009 à 00:00
Source: Science, AAAS & EurekAlert
Dans une étude qui suggère que notre vie sociale est bien plus en rapport avec notre expérience physique que ce que l'on croit généralement, des chercheurs ont utilisé l'IRM fonctionnelle pour voir les régions du cerveau qui répondaient à des émotions telles que l'envie ou la schadenfreude (terme allemand pour décrire le plaisir éprouvé face au malheur d'autrui).

Hidehiko Takahashi, du National Institute of Radiological Sciences à Inage-ku au Japon, et ses collègues ont effectué deux études par IRMf de 19 sujets humains sains pour étudier leur réponse neurale à ces deux émotions sociales dans différents contextes. Les chercheurs ont trouvé que le sentiment de l'envie stimulait le cortex (En biologie, le cortex (mot latin signifiant écorce) désigne la couche superficielle ou périphérique d'un tissu organique.) cingulaire antérieur dorsal, la même région associée à la douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal d'alarme de l'organisme pour signifier une...) physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de la...), tandis que la schadenfreude activait le striatum ventral, chargé de traiter la gratification.

Ils ont aussi observé que ces signaux "gratifiants" étaient plus forts lorsque la personne enviée par le sujet rencontrait des problèmes. Ces résultats démontrent pour la première fois la relation dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) existant entre douleurs et plaisirs sociaux et suggèrent aussi que le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et constitue le...) humain pourrait plus traiter les expériences sociales abstraites comme des expériences physiques que tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) ce que l'on a pu croire auparavant.

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