Les gènes d'un million d'années

Publié par Adrien le 23/02/2021 à 09:00
Source: ASP
Trois dents de mammouths vieilles d'un million et demi d'années contenaient encore juste assez d'ADN pour que l'on fasse une découverte inédite sur cet animal: jamais un tel matériel génétique aussi vieux n'avait pu être récolté.

Image: Mammouths des steppes, censés avoir précédé les mammouths laineux en Eurasie / Centre de paléogénétique, Stockholm

Après la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...), les molécules d'ADN, qui composent nos gènes, se décomposent relativement vite: c'est la raison pour laquelle il est difficile de reconstituer les génomes des humains préhistoriques vieux de quelques dizaines de milliers d'années -et que c'est seulement petit pas par petit pas qu'on assemble les pièces du casse-tête qui nous relie à nos cousins néandertaliens et dénisoviens vieux de moins de 100 000 ans. Le record jusqu'ici appartenait à un génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une...) vieux de 600 000 à 700 000 ans, récolté dans un os de cheval (Le cheval (Equus ferus caballus ou equus caballus) est un grand mammifère herbivore et...).

Or, ces dents de trois mammouths de la même époque ont fourni (Les Foúrnoi Korséon (Grec: Φούρνοι...) suffisamment de fragments encore "lisibles" pour que l'on déduise qu'il existait en Sibérie une lignée distincte des mammouths laineux (Mammuthus primigenius), lignée dont les mammouths d'Amérique (L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et...) du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) (Mammuthus columbi) seraient les descendants. Les résultats sont parus le 17 février dans la revue Nature.

Selon les chercheurs, le fait d'avoir été emprisonné dans le pergélisol -le sol gelé en permanence- y a aidé: le froid (Le froid est la sensation contraire du chaud, associé aux températures basses.) ralentit la fragmentation de l'ADN. S'ils ont raison, cela réduit toutefois le spectre des possibilités pour trouver d'autres génomes aussi anciens. Mais il est possible que de nouvelles technologies ouvrent de nouvelles portes: on a évoqué ces dernières années l'extraction de séquences de protéines dans des restes vieux de 2 à 3 millions d'années. Ces séquences fournissent moins d'informations que l'ADN, mais sont plus résistantes au passage du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...).
Cet article vous a plu ? Vous souhaitez nous soutenir ? Partagez-le sur les réseaux sociaux avec vos amis et/ou commentez-le, ceci nous encouragera à publier davantage de sujets similaires !
Page générée en 0.103 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique