Imprimer un os
Publié par Adrien le 15/04/2007 à 00:00
Source: BE Canada numéro 316 (27/03/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT
Illustration: Université Laval
Charles Doillon, chercheur au Centre Hospitalier de l'Université Laval (Québec), vient de mettre au point, avec Jake Barralet de l'Université McGill et trois chercheurs allemands, un système permettant de créer, à l'aide d'un ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous...) et d'une imprimante (Les imprimantes ont été conçues dès l’apparition des premiers ordinateurs, pour permettre la consultation et la conservation sur support papier des résultats...) 3D, des implants biocéramiques tridimensionnels destinés aux greffes ou aux reconstructions osseuses. Les résultats de ces travaux sont publiés dans le Journal of Advanced Materials.

Une imprimante 3D, servant habituellement à la fabrication de prototypes tridimensionnels faits de polymères déposés en couches successives très minces, est utilisée après remplacement des polymères par des biomatériaux. A l'aide d'un ordinateur, les chercheurs peuvent commander l'impression d'une image d'os, obtenue par imagerie médicale (L'imagerie médicale regroupe les moyens d'acquisition et de restitution d'images à partir de différents phénomènes physiques (Résonance magnétique,...) ou créée à l'aide d'un logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil informatique. Y sont inclus les instructions de traitement,...).

La structure poreuse de l'implant est conservée grâce au processus mené à basse température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid...). "Cette structure poreuse favorise la colonisation de l'implant par des capillaires sanguins et ouvre la voie au retour du véritable tissu osseux, qui remplace peu à peu le biomatériau." "Il faudra encore une dizaine d'années pour parfaire le système et obtenir toutes les autorisations requises pour utiliser ce genre d'implants chez un sujet humain", estime toutefois le professeur Doillon.

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