Mémoire et alzheimer: compréhension nouvelle des circuits impliqués
Publié par Adrien le 02/09/2014 à 00:00
Source: Université McGill
Une étude publiée dans la revue Nature Neuroscience par l'équipe de Sylvain Williams, P.h.D., du Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas et de l'Université McGill, ouvre la voie à une meilleure compréhension des circuits neuronaux et des mécanismes dynamiques qui contrôlent la mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.) ainsi qu'au rôle d'un élément fondamental de l'hippocampe, une sous-région nommée subiculum.

Ayant déjà mis au point (Graphie) en 2009 une approche unique en son genre, soit la préparation in vitro (In vitro (en latin : « dans le verre ») signifie un test en tube, ou, plus généralement, en dehors de l'organisme vivant ou de la cellule. Un exemple est la fécondation in vitro (FIV). À côté...) d'une formation hippocampique, le groupe de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances...) du Dr Williams réussit aujourd'hui à démontrer chez la souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme...) que, contrairement à ce que l'on pensait depuis une centaine d'années, le flot d'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) lié à la mémoire dans l'hippocampe n'est pas unidirectionnel et que le subiculum n'est pas juste la porte de sortie de ce flot.

Au Cœur de la Mémoire

Les souvenirs sont au cœur de notre identité. Toutefois, la création et la remémoration des souvenirs sont des phénomènes qui ne sont pas encore bien compris. Les circuits neuronaux qui sous-tendent l'apprentissage (L’apprentissage est l'acquisition de savoir-faire, c'est-à-dire le processus d’acquisition de pratiques, de connaissances, compétences, d'attitudes ou de valeurs culturelles, par l'observation,...) et la mémoire sont largement étudiés en raison de leur rôle fondamental dans la mémoire et les maladies qui affectent celle-ci, telles que l'alzheimer. Les travaux de plusieurs années du Dr Williams et de son équipe s'attachent à étudier la dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) de ces circuits. Il est surprenant de constater que les processus d'encodage et de récupération de la mémoire nécessitent l'activation (Activation peut faire référence à :) de centaines de milliers de neurones dans l'hippocampe qui doivent travailler ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un...) de façon synchronisée. Cependant, on connaît encore très peu les circuits, ces "routes", qui sous-tendent ces processus.

Découvrir comment les neurones de l'hippocampe se comportent permettra à terme de mieux comprendre les anomalies des circuits neuronaux qui interviennent dans la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) d'alzheimer ainsi que dans la schizophrénie (Le terme de schizophrénie regroupe de manière générique un ensemble d'affections psychiatriques présentant un noyau commun, mais dites différentes quant à leur présentation et leur...), et permettra des interventions plus précises.

"Ce n'est qu'en connaissant l'identité de ces circuits ainsi que leur dynamique dans l'hippocampe que nous comprendrons les mécanismes responsables de la mémoire, dit le Dr Williams. De plus, une meilleure connaissance de la dynamique fine de ces circuits pourrait être utilisée afin de trouver des changements très précoces nous indiquant le développement, ou l'apparition future, de la maladie d'alzheimer. D'ailleurs, nous avons des résultats récents démontrant que, dans des modèles alzheimer chez la souris, ces altérations fines pourraient apparaître très longtemps avant les pertes de mémoire".

Cette dernière recherche a pu être menée à bien grâce à l'optogénétique, une technique révolutionnaire qui offre la possibilité de manipuler par la lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de...) des groupes spécifiques de neurones en vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) de mieux comprendre leur rôle dans les circuits neuronaux et les rythmes cérébraux.
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