Un processus méconnu régule la capacité des océans à absorber le CO2

Publié par Adrien le 17/02/2020 à 08:00
Source: CNRS
Océans: la fragmentation des particules joue un rôle majeur dans la séquestration du carbone

Une équipe franco-britannique pilotée par le Laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer (CNRS/Sorbonne Université) vient de découvrir qu'un processus méconnu régule (Les régules sont des alliages d'étain ou de plomb et d'antimoine.) la capacité des océans à séquestrer le dioxyde de carbone (Le dioxyde de carbone, communément appelé gaz carbonique ou anhydride carbonique, est un composé chimique composé d'un atome de carbone et de deux atomes...) (CO2).


Un robot flotteur-profileur de type BGC-Argo équipé de capteurs (Un capteur est un dispositif qui transforme l'état d'une grandeur physique observée en une grandeur utilisable, exemple : une tension électrique, une hauteur de mercure, une intensité, la déviation...) biologiques et chimiques, qui peut réaliser des mesures entre la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est souvent abusivement confondu avec sa...) de l'océan (Océans stylisé Ωcéans est un documentaire français réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud dont le tournage a commencé en 2004...) et 2 000 mètres de profondeur.
© D. Luquet, IMEV

Il faut savoir qu'à la surface des océans, la photosynthèse (La photosynthèse (grec φῶς phōs, lumière et σύνθεσις sýnthesis,...) réalisée par le phytoplancton transforme le CO2 atmosphérique en particules organiques dont une partie chute ensuite en profondeur. Ce mécanisme essentiel permet de séquestrer une partie du carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.) océanique. Or entre 100 et 1 000 mètres de profondeur, environ 70 % de ce flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant dans un sens commun. Plus précisément le terme est employé...) de particules est perdu. Des études précédentes avaient montré que des petits animaux en consomment la moitié mais aucune mesure n'avait permis d'expliquer ce qu'il advenait de l'autre moitié.

En utilisant une flotte de robots déployés dans différents océans, des scientifiques ont révélé qu'environ 35 % de ce flux est fragmenté en particules plus fines. Ces résultats sont publiés le 14 février 2020 dans Science.

Bibliographie
Major role of particle fragmentation in regulating biological sequestration of CO2 by the oceans.
Nathan Briggs, Giorgio Dall'Olmo, Hervé Claustre, Science, 14 février 2020.
doi: 10.1126/science.aay1790.
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