🔭 Record battu: une galaxie observée alors que l'Univers n'avait que 2% de son âge actuel

Publié par Adrien,
Source: Open Journal of Astrophysics
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Le télescope spatial James Webb a permis à des astronomes de repérer une galaxie si distante qu'elle nous renvoie une image du cosmos vieille de seulement 280 millions d'années après le Big Bang. Cette observation offre ainsi une fenêtre exceptionnelle sur les premiers moments de l'histoire cosmique.

Baptisée MoM-z14, cette galaxie émet une lumière qui a parcouru près de 13,5 milliards d'années pour parvenir jusqu'à nous. Elle fournit donc un aperçu direct de l'aube cosmique, cette période où les premières étoiles et galaxies sont sorties des ténèbres primordiales. Grâce à James Webb, les scientifiques peuvent désormais explorer ces époques reculées avec une précision inégalée.


Galaxie MoM-z14, vue telle qu'elle apparaissait seulement 280 millions d'années après le Big Bang, permettant aux astronomes de s'approcher plus que jamais de l'ère où les premières étoiles et galaxies se sont formées, connue sous le nom d'aube cosmique.
Crédit: NASA, ESA, CSA, STScI, Rohan Naidu (MIT) ; Traitement d'image: Joseph DePasquale (STScI)

MoM-z14 se distingue par sa luminosité et sa compacité, des caractéristiques inattendues pour un objet aussi ancien. Les mesures y ont également révélé des taux d'azote élevés, ce qui indique que des étoiles massives ont pu se former et évoluer à un rythme accéléré peu après la naissance de l'Univers. Ces propriétés laissent penser que le milieu cosmique primitif était plus actif que prévu, avec des processus stellaires s'étant déroulés bien plus rapidement que supposé jusqu'à présent.

Avant l'arrivée de James Webb, les galaxies primordiales étaient décrites comme petites, peu lumineuses et rares. Or, MoM-z14 et d'autres galaxies similaires apparaissent bien plus développées, affichant une forte brillance et une composition chimique déjà avancée. Les astronomes sont donc contraints de réexaminer la chronologie de la formation des structures cosmiques.

L'équipe à l'origine de ces travaux, publiés dans Open Journal of Astrophysics, relève que chaque nouvelle observation avec Webb soulève de nouvelles interrogations. Cette avancée montre à quel point notre connaissance de l'Univers primitif demeure lacunaire.

Cette percée laisse présager que d'autres records pourraient tomber prochainement. Le télescope continue de mettre au jour des aspects inédits des premiers âges, promettant encore de nombreuses révélations sur les origines de tout ce qui nous entoure.
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