Troisième référence :
Notions : Encyclopédia Universalis, volume 1. Article "Evolution de l'univers" par Marc Lachièze-Rey p. 380
Marc Lachièze-Rey est docteur es science, directeur de recherche au CNRS.
Dépôt Légal : 2004
L'article est essentiellement à la gloire de George Lemaître, et de sa théorie cosmologique des années 30.
L'âge du Big Bang (ici appelé "Recombinaison") est de 13 milliards d'années.
Le raisonnement de l'article :
a) Avant l'univers était censé être immuable, à partir du 20ème siècle on le présente comme animé d'une évolution = le big bang.
b) Hubbel prouve en 1924 que les nébuleuses spirales sont en fait des galaxies extérieures à la notre, et donc que l'univers est plus grand que ce que l'on pensait
(comment ? Ce n'est pas expliqué).
c) Lemaître démontre que l'expansion cosmique ne peut être bien comprise que dans le cadre de la théorie de la relativité générale (sic !)
L'auteur de l'article ne décrit pas la théorie de la relativité générale ni la démonstration de Lemaître. Il s'agit donc à ce stade d'un simple appel à autorité.
d) L'expansion est une propriété de l'univers lui-même pris dans sa globalité et de rien d'autre : ce n'est pas une propriété des galaxies ou des amas qu'elle (= l'expansion) entraîne. (sic)
(Je ne vois pas trop d'où l'auteur de l'article tire cela, l'univers étant formé des galaxies en questions, et les observations d'Hubble portent justement sur les propriétés de ces galaxies ou plus précisément de leur image recueilli par les télescopes).
e) Cette propriété d'expansion de l'univers est mesurable puisque l'on mesure le "taux d'expansion de l'univers" qui n'est rien d'autre que la constante de Hubble et son accélération exprimée sous la forme d'un paramètre que les cosmologistes appellent q0 (sic)
(hum, pour ce que je peux en comprendre à ce stade de l'article, une simple affirmation, pleine de jargon sorti hors contexte : les travaux de Hubble ne sont pas exposés, en particulier la formule complète : c'est complètement inexploitable pour un lecteur qui découvrirait la notion)
f) Les observations qui prouvent que l'univers évolue (sic)
- son expansion (sic)
- les étoiles et galaxies ne sont pas identiques aujourd'hui ni dans leurs propriétées ni dans leur distribution à ce qu'elles étaient il y a quelques milliards d'années, ce qui prouve l'expansion (sic)
(on suppose pourtant que ces étoiles ou galaxies lointaines ont le même spectre lumineux que les étoiles ou galaxies proches, et que les nébuleuses spiralées sont des galaxies spirales comme notre voie lactée, cela fait déjà deux points d'identités).
- les étoiles et galaxies que nous observons appartiennent au passé car la lumière de leur image met des millions d'années à nous parvenir pour les galaxies les plus proches et des milliards d'années pour les galaxies les plus lointaines.
(l'auteur de l'article n'a toujours pas expliqué en quoi les galaxies lointaines sont différentes des galaxies proches).
- Pour autant qu'on puisse le vérifier les abondances de certains éléments chimiques légers (deutérium, hélium, lithium) semblent universelles : elles sont les mêmes d'un endroit à l'autre de l'univers
(ce qui contredit complètement l'affirmation de départ disant que l'univers évolue, c'est à dire change profondément dans sa nature et la distribution de ses composantes)
- donc les éléments atomiques n'ont pu être produits que par un univers beaucoup plus dense et chaud dans le passé
(je croyais qu'ils étaient produit par dégradation d'éléments plus lourd ou bien par fusion au cours du cycle de croissance d'une étoile jusqu'à son éventuelle explosion en supernova)
- l'existence du fond diffus cosmologique ne peut s'expliquer que dans le cadre des modèles du big bang.
(C'est que l'auteur manque sacrément d'imagination

)
- Depuis la découverte du fond diffus cosmologique en 1965, ses propriétés mesurées de plus en plus précisément confirment le modèle.
(quelles propriétés ? Mesurées comment ? Quel modèle exactement ? Kelvin disait que la température serait de 5 degrés, la mesure de 1965 dit 3, cela fait une erreur de 2 degré sur une échelle de 240 et quelques soit 1% d'erreur, à l'échelle d'un univers en expansion depuis 13 milliards d'années lumière ça fait quand même beaucoup).
g) La recombinaison date de 13 milliards d'années. Toutes les dimensions cosmiques étaient mille fois plus petites, l'univers était donc un milliard de fois plus concentré. Ce rayonnement est le bruit de fond cosmique et l'existence d'un bruit de fond cosmique est une preuve éclatante et la plus convaincante du big bang (sic)
(d'où sort le chiffre de 13 milliards on ne sait pas. Idem pour la mesure de la contraction. Si il y a 13 milliards d'années, l'univers était un milliard de fois plus concentré, cela veut dire que l'astre le plus éloigné était à 13 années lumières du centre et se trouve aujourd'hui à treize milliards d'années lumière de... LA TERRE ? Donc la Terre est le centre de l'univers ??? Et bien entendu cet astre fuirait à la vitesse de la lumière, cf mon calcul selon l'équation de Hubble. Or la vitesse de la lumière est censée selon Einstein ne pas pouvoir être atteinte par autre chose qu'un photon.
h) des cosmologistes s'efforcent de reconstituer les réactions atomiques de cet "recombinaison" = "univers chaud" = "big bang" en fabriquant des atomes ou en travaillant sur l'électromagnétisme ou encore sur les collisions et l'accélération de particules, mais ces reconstitutions sont "incertaines" (sic) à cause des limites de nos laboratoires dans la reconstitution des conditions extrêmes du big bang.
(reconstitutions d'autant plus incertaines qu'il n'a peut-être jamais existé d'univers de 13 années lumières de rayon il y a 13 milliards d'années).
i) On appelle l'Ere de Planck le passé du Big Bang où des phénomènes quantiques indescriptibles ont joués un rôle capitale dans la formation du big bang et l'expansion de l'univers.
(donc l'auteur décrit le Big Bang par de l'indescriptible... on est bien avancé)
L'article apporte quand même un élément nouveau dans la recherche de l'âge du big bang, l'état des recherches en physique des particules et électromagnétiques, mais sans aucune précision.