Les âges du Big Bang

La physique de l'Univers...

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Greenheart
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Les âges du Big Bang

Message par Greenheart » 28/09/2006 - 0:46:46

Quelqu'un pourrait-il faire un tableau récapitulatif des dates du Big Bang au fil des années d'information scientifique, en indiquant la source documentaire de l'information ainsi que les faits et le raisonnement qui ont aboutis à ce résultat ?

Par exemple (rapide)

2006 : 13,7 milliard d'années : origine = wikipedia anglais du 28/09/2006
sources = observation de l'expansion de l'espace = observation d'Hubble d'un décalage vers le rouge des images des galaxies observées dans toutes les directions (=redshift)...

Souvent les sources d'un texte vont renvoyer à une autre publication et possiblement un autre âge du big bang - donc une nouvelle entrée dans le tableau.

Je vais m'y coller, mais si chacun partage ses sources, le tableau sera plus complet. Merci :)

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Stardust
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Message par Stardust » 28/09/2006 - 12:53:49

Je viens de t'envoyer dans ton mail un historique des plus grandes étapes depuis EINSTEIN. Classé par date, mais non finalisé.
Pour ceux que cela intéresse, je renvoie à l'une des sources intéressante :
NASA
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni.html
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni/uni_101age.html
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni/uni_101bb2.html
et un site d'amateur qui a fait quelque chose de pas mal : http://www.astrosurf.com/lombry/menu-cosmologie.htm

Ce serait une recherche intéressante à faire à plusieurs. Mais je ne vois pas comment on peut utiliser le site de techno-sciences pour cet usage. Pas moyen d'intégrer un tableau. Tu risques de recevoir des tas de réponses redondantes, car on ne pourra pas voir où en est la mise à jour de ta liste.
On peut peut-être simplement t'envoyer des liens en indiquant la date.
Faudrait peut-être aussi songer à compléter l'article de wikipédia sur le sujet. Là on pourrait surveiller l'avancée et compléter les trous.
Bon courage pour ta recherche. :)

Greenheart
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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 13:53:49

Stardust a écrit :Je viens de t'envoyer dans ton mail un historique des plus grandes étapes depuis EINSTEIN. Classé par date, mais non finalisé.
Pour ceux que cela intéresse, je renvoie à l'une des sources intéressante :
NASA
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni.html
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni/uni_101age.html
http://map.gsfc.nasa.gov/m_uni/uni_101bb2.html
et un site d'amateur qui a fait quelque chose de pas mal : http://www.astrosurf.com/lombry/menu-cosmologie.htm

Ce serait une recherche intéressante à faire à plusieurs. Mais je ne vois pas comment on peut utiliser le site de techno-sciences pour cet usage. Pas moyen d'intégrer un tableau. Tu risques de recevoir des tas de réponses redondantes, car on ne pourra pas voir où en est la mise à jour de ta liste.
On peut peut-être simplement t'envoyer des liens en indiquant la date.
Faudrait peut-être aussi songer à compléter l'article de wikipédia sur le sujet. Là on pourrait surveiller l'avancée et compléter les trous.
Bon courage pour ta recherche. :)


Merci infiniment pour les liens et l'historique.

Je pense que dans un premier temps je peux trier les liens et les réponses qui arrivent en vrac ici, puis après faire un tableau (ou une série de tableau sous forme de capture d'écran à partir de word ou d'un tableur, ou encore mettre en ligne le document word tout simplement.

Greenheart
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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 15:02:13

J'ai commencé à fouiller dans ma bibliothèque perso.

Première référence trouvée :

Multiguide Nature : de la terre aux étoiles de Jean Lacroux (éditions Bordas). Chapitre 21 p. 154 le Cosmos est-il infini ?

Dépôt légal : Mars 1986

Date du Big Bang : entre 15 ou 20 milliards d'années.

Source de l'information : l'auteur décrit les raisonnements qui conduisent à déduire l'existence d'un big bang.

a) Altair se rapprocherait de nous à 26km/s et voit son image se décaler vers le bleu ; Aldébaran s'eloignerait à 55km/s et voit son image se décaler vers le rouge (le calcul des distances donc des vitesses se fait je suppose par la méthode de la parallaxe, mais ce n'est pas précisé).

b) Toutes les images des galaxies lointaines se décalent vers le rouge, ce décalage serait proportionnelle à leur distance, exactement de la même manière que pour les étoiles proches (établie par la parallaxe ? ce n'est pas précisé).

c) L'idée est d'utiliser le décalage vers le rouge comme indication de la vitesse de fuite des galaxies, donc de l'expansion de l'univers - en négligeant toute autre cause possible de décalage vers le rouge qu'un effet doppler. La formule est Vitesse (km /s) = Hubble * Distance (mega parsec)

par exemple une galaxie à Distance de 32 millions d'années lumières s'éloignerait à 500 km/s ou plus. Chose curieuse, la valeur de la constante de Hubble n'est pas donnée et l'auteur ne donne pas la distance avec la bonne unité (le mega parsec).

d) Il semble que les distances des objets lointains soient alors mesurées d'après le décalage vers le rouge de leur image.

Je suppose que le raisonnement va aussi de paire avec l'idée qu'une étoile ou une galaxie lointaine émet toujours un rayonnement suivant le même spectre qu'une étoile ou une galaxie proche, ce qui parait logique : on suppose donc que partout dans l'univers les étoiles et les galaxies existent, et qu'il ne s'agit pas par exemple de simples "projecteurs" accrochés à une toile de fond enveloppant notre galaxie et ses proches voisines.

e) Si l'univers est un expansion, il y a eu un big bang (un univers fini né d'une seule explosion). Les théories concurrentes sont citées : un univers pulsant fini (expansion / rétractation), un univers infini en "création continu"

f) Le bruit de fond résiduel capté par les radiotélescopes sur la longueur d'onde de 7cm serait le vestige du Big Bang, parce que ce rayonnement a été observé sur Terre pour des objets très froids (-270 degrés centigrades).

C'est un raisonnement bizarre, car il suppose que l'image des objets lointains observés nous est arrivés à la même température qu'au moment de son départ, sans jamais subir aucune perte de chaleur (ni aucun gain) malgré l'incroyable distance parcourue.

g) un encadré décrit "le plus lointain quasar" détecté.
PKS 2000-330 s'éloigne selon la théorie d'Hubble à 280.000 km/s (soit 93% de la vitesse de la lumière). Il serait à dix milliards d'années lumières

Comment a été calculé la distance ? Il me semble que pour les quasars il existait une autre méthode que la parallaxe). Il me parait aussi bizarre qu'un objet aussi massif puisse fuir la terre à une vitesse si proche de celle de la lumière.

Notes annexes

Sur wikipedia france à la date du 28 septembre 2006, la constante de Hubble est de 75 km/s / mega parsec.

J'en déduis donc que pour V = 300.000km/s, Distance d'un objet céleste atteignant la vitesse de la lumière serait de V (300.000) / H (75) = 4000 parsecs

Toujours selon wikipedia france, 1 parsec = 3,26 années lumières. Donc 4000 megaparsecs = 13.040.000.000 années lumières. (méga = un million).

Le résultat obtenu avec la vitesse de la lumière donne donc pratiquement l'âge du Big Bang à la date d'aujourd'hui, c'est à dire la distance d'un objet dont le rayonnement nous arriverait après un voyage de 13 milliards d'années.

C'est bizarre comme résultat : si l'étoile atteint ou dépasse la vitesse de la lumière dans sa fuite, son rayonnement ne devrait pas pouvoir nous atteindre à moins d'être freiné à un moment, puisque rien n'est censé se déplacer plus vite que la lumière.

L'âge du Big Bang serait donc fixé d'après notre limite physique à observer les astres lointains ? Si on ne peut pas les voir de la Terre, cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Et n'y a-t-il pas de limite à décaler vers le rouge un spectre d'étoile ou de galaxie ?

Par ailleurs la formule de Hubble n'a aucune limite, car il s'agit d'une simple formule mathématique : je peux pousser la vitesse de fuite des objets célestes théorique au-dela de 300.000 km secondes et obtenir des distances en megaparsecs.

(désolé si mon raisonnement ou mes interrogations semblent ineptes aux yeux des spécialistes de la physique relativiste)

Greenheart
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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 16:22:27

Seconde référence :

C'est un peu long, mais l'ouvrage a le mérite de détailler beaucoup de méthodes pour découvrir l'âge de l'univers.

Asimov's New Guide To Science par Isaac Asimov, éditions Penguin books. The physical Sciences - The Universe - The Birth of the universe - The Big Bang p. 43

Dépôt légal : 1984


L'âge de l'univers généralement accepté est de 15 milliards d'années. Mais le Big Bang pourrait aussi bien avoir eu lieu il y a 10 milliards d'années ou il y a 20 milliards d'années.

A figure that is generally accepted as at least approximately correct is 15 billion years. If an Eon is 1 billion years, then the Big Bang took place 15 Eons ago, althought it might just possibly have taken place as recently as 10 Eons ago or as long as 20 eons ago.

Le raisonnement tel que l'expose l'auteur :

a) Les mythes et légendes placent habituellement la naissance de l'univers (souvent réduit à la Terre et au "ciel") peu de temps en arrière dans le passé, par exemple 1000 ans.

b) La Génèse décrite dans les premiers chapitres de la Bible est une adaptation des mythes Babyloniens. Au moyen-âge, les chercheurs juifs estiment la date de la création d'après le calendrier des évènements décits à 3760 avant Jésus Christ, d'où le calendrier juif.

Age du Big Bang au moyen-âge : 5767 années environ.

c) Au 18ème siècle, l'âge de l'univers est estimé à 6000 ou 7000 ans au plus, toujours selon la Bible.

Age du Big Bang au 18ème siècle : 7000 années au plus.

d) En 1785, James Hutton, naturaliste écossais formule sa théorie selon laquelle une partie du relief de la terre est formée par l'érosion, un procédé qui implique une usure de la Terre pendant plusieurs millions d'années, ce qui contredit la théorie de la Bible. Sa théorie est vivement rejetée à l'époque.

Age du Big Bang à la fin du 18ème siècle : plusieurs millions d'années.

e) Inspiré par Hutton les géologues estiment qu'en 880 années, l'eau emporte de quoi former l'épaisseur d'un pied de sédiments.

Age du Big Bang selon les sédiments : plus de 500 millions d'années


f) Edmund Halley propose en 1715 de mesurer l'âge de la terre en supposant que les rivières ont apporté le sel dans un océan à l'origine fait d'eau douce. Sa théorie est compatible avec les idées des biologistes qui forment la théorie de l'évolution des animaux depuis des organismes unicellulaires jusqu'aux organismes multicellulaires les plus complexes.

Age du Big Bang selon Edmond Halley : plus d'un milliard d'années.

g) Au milieu du 19ème siècle, le principe de conservation de l'énergie pose le problème de la nature du soleil : s'il était en charbon, il aurait dû s'épuiser il y a 2500 ans. Herman Von Helmholtz imagine qu'une contraction du soleil d'1/10.000ème rallongerait la vie de l'étoile de 2000 ans. A partir de là, William Thomson (Lord Kelvin) décide que la Terre n'est pas plus âgée que 50 millions d'années.

Les géologistes et les physiciens sont donc en désaccord complet sur le sujet.

h) La radioactivité est découverte en 1896. Les calculs de Lord Kelvin sont faux, Rutherford le démontre : l'uranium et les substances radioactives libèrent une énergie considérable depuis un temps considérable. L'âge des roches est alors calculé d'après la vitesse de décomposition de l'uranium et de plomb qu'elles contiennent.

Age du Big Bang : plus de 3 milliards d'années (voire 4,6 milliards d'années).


i) Sir Arthur Eddington en 1930 évalue la température du soleil à 15 millions de degrés (kelvin, fahrenheit, celsius ?) et estime la pression au centre du soleil comme considérable. Le soleil est composé d'Hydrogène, la fusion de l'Hydrogène formerait de l'Hélium et dégagerait une énergie formidable. En 1938, Bethe propose une fusion impliquant du Carbone. En 1905, Einstein avance l'hypothèse que la masse et l'énergie sont deux aspect d'un même phénomène. Les physiciens évaluent alors la perte de masse du soleil en fonction de l'énergie qu'il rayonne.

Age du Big Bang, : plus de 5 milliards d'années (âge du système solaire).

j) En 1842, l'australien Doppler découvre le décalage en hauteur d'un son en fonction de la direction et de sa vitesse de déplacement. En 1848, le français Fizeau applique son raisonnement à la lumière en fonction d'un décalage d'un rayure d'un spectre lumineux vers le violet ou vers le rouge.

L'effet Doppler Fizeau vérifie la rotation du soleil (déjà vérifiée par l'observation des tâches solaires), des anneaux de Saturne. Les astronomes Huggins (1868) et Keeler (1890) annoncent sur cette base que Sirius s'enfuit et Arcturus se rapproche. Vogel (1890) découvre une étoile qui avance et s'enfuit à la fois : en fait deux étoiles qui forment un système binaire. En 1912, l'effet Doppler Fizeau est appliqué aux galaxies par Slipher : 13 s'enfuient, deux se rapprochent.

En 1929, Hubble avance l'hypothèse que le décalage vers le rouge est proportionnel à la distance et pose la Loi d'Hubble. Si la Galaxy A est deux fois plus lointaine que B, elle fuit la Terre deux fois plus vite que B. Humason confirme en 1929 le décalage vers le rouge des galaxies dont les rayonnements sont les plus faibles dans le ciel.

Il est étonnant que le décalage vers le rouge en fonction de la distance ne soit jamais attribué à autre chose que l'effet Doppler / Fizeau : l'espace n'est pas vide, la gravité courbe la lumière. En plus dans une news récente du forum on apprend que pour fabriquer un ordinateur, une femme est arrivé à immobiliser la lumière à l'aide de gaz très froids.

L'univers est alors comparé à un ballon que l'on gonfle, les galaxies à des points à la surface du ballon, et la Terre au centre du ballon.

k) Si l'univers est en expansion constante, c'est qu'il était plus petit dans le passé, voir il y a très longtemps un simple noyau de matière. Le russe Friedman travaille en 1922 sur cette hypothèse en se basant sur les équations d'Einstein. En 1927 le français Lemaître imagine la même chose et parle d'un oeuf cosmique. L'astronome Eddington fait la publicité de ces travaux. Le physicien américain Gamow rend populaire l'expression "Big Bang" dans les années 40. Gamow annonce que le Big Bang aura laissé un rayonnement radioélectrique venant de tous les côtés du ciel caractéristiques d'une température de 5 degrés Kelvins (-268°).

(D'où Gamow sort-t-il ce chiffre, à part bien sûr s'il est allé d'abord mesurer la longueur d'ondes du bruit de fond du ciel et qu'il a utilisé cette donnée comme chiffre ?)


l) En 1964, Penzias et Wilson détectent avec un radio-télescope un bruit de fond d'une température de 3 degrés Kelvin. Ce rayonnement est considéré alors comme la preuve de l'existence du Big Bang.

(3 n'est pas 5, d'où Gamow tire son chiffre ? En quoi un bruit de fond est-il une preuve de quelque chose : si je téléphone à quelqu'un et que j'entends du bruit sur la ligne, cela ne prouve pas que les Morts me parlent tous en même temps au téléphone !)



m) Le décalage vers le rouge du spectre des galaxies donne la vitesse de fuite des galaxies. Mais il manque la distance de ces galaxies pour arriver à calculer le temps que les galaxies ont mis à atteindre leur position actuelle.

L'âge du big bang serait de 15 milliards d'années (ou 10 milliards ou 20 milliards).

(là franchement, le raisonnement n'est plus clair du tout : comment calcule-t-on la distance de ces galaxies ? Ce n'est pas facile mais encore ? Et d'où sort le chiffre de 15 milliards d'années en général, 15 n'étant pas 10 ou 20 ?)

Victor
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Message par Victor » 28/09/2006 - 17:14:08

Je te ferais juste un petite remaque sur l'exemple du ballon si on considére une hypersphère de dimension 4, comme une sphere classique est dans un espace à 3 dimensions... çà vient de la théorie de la relativité généralisée et si je raisonne à 3 dimensions, le centre est à la surface de cete sphére pour un être à 2 dimension il est partout car il n'y a pas de lieux plus privilégiés que d'autres, le centre de la sphère et l'intérieur de la sphère n'a pas de sens, c'est pareil pour l'hyper sphère quoiqu'il n'est pas prouvé que cette hyper sphère existe car il y a d'autre possibilté d'univers selon la courbure de l'espace , un espace classique euclidien plat quoi et un espace hyperbolique en forme de selle de cheval... Tout çà, çà dépends de la masse de l'univers qui donne ces trois solutions selon la quantité de matière existante

Victor
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Message par Victor » 28/09/2006 - 17:49:08

Par ailleurs la formule de Hubble n'a aucune limite, car il s'agit d'une simple formule mathématique : je peux pousser la vitesse de fuite des objets célestes théorique au-dela de 300.000 km secondes et obtenir des distances en megaparsecs.(désolé si mon raisonnement ou mes interrogations semblent ineptes aux yeux des spécialistes de la physique relativiste)
Citation de Greenheart

Dans une news il a été donnée un décalage vers le rouge de 6.964 ce qui veut dire une vitesse d'éloignement de 6.964 fois la vitesse de la lumière mais comme il n'ya pas de référentiel pour juger c'est donc un fait, par contre c'est la galaxie la plus lointaine observée
Voir ci dessous

viewtopic.php?t=6607

Greenheart
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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 18:18:35

Troisième référence :

Notions : Encyclopédia Universalis, volume 1. Article "Evolution de l'univers" par Marc Lachièze-Rey p. 380

Marc Lachièze-Rey est docteur es science, directeur de recherche au CNRS.

Dépôt Légal : 2004

L'article est essentiellement à la gloire de George Lemaître, et de sa théorie cosmologique des années 30.


L'âge du Big Bang (ici appelé "Recombinaison") est de 13 milliards d'années.


Le raisonnement de l'article :

a) Avant l'univers était censé être immuable, à partir du 20ème siècle on le présente comme animé d'une évolution = le big bang.

b) Hubbel prouve en 1924 que les nébuleuses spirales sont en fait des galaxies extérieures à la notre, et donc que l'univers est plus grand que ce que l'on pensait

(comment ? Ce n'est pas expliqué).

c) Lemaître démontre que l'expansion cosmique ne peut être bien comprise que dans le cadre de la théorie de la relativité générale (sic !)

L'auteur de l'article ne décrit pas la théorie de la relativité générale ni la démonstration de Lemaître. Il s'agit donc à ce stade d'un simple appel à autorité.

d) L'expansion est une propriété de l'univers lui-même pris dans sa globalité et de rien d'autre : ce n'est pas une propriété des galaxies ou des amas qu'elle (= l'expansion) entraîne. (sic)

(Je ne vois pas trop d'où l'auteur de l'article tire cela, l'univers étant formé des galaxies en questions, et les observations d'Hubble portent justement sur les propriétés de ces galaxies ou plus précisément de leur image recueilli par les télescopes).

e) Cette propriété d'expansion de l'univers est mesurable puisque l'on mesure le "taux d'expansion de l'univers" qui n'est rien d'autre que la constante de Hubble et son accélération exprimée sous la forme d'un paramètre que les cosmologistes appellent q0 (sic)

(hum, pour ce que je peux en comprendre à ce stade de l'article, une simple affirmation, pleine de jargon sorti hors contexte : les travaux de Hubble ne sont pas exposés, en particulier la formule complète : c'est complètement inexploitable pour un lecteur qui découvrirait la notion)

f) Les observations qui prouvent que l'univers évolue (sic)

- son expansion (sic)

- les étoiles et galaxies ne sont pas identiques aujourd'hui ni dans leurs propriétées ni dans leur distribution à ce qu'elles étaient il y a quelques milliards d'années, ce qui prouve l'expansion (sic)

(on suppose pourtant que ces étoiles ou galaxies lointaines ont le même spectre lumineux que les étoiles ou galaxies proches, et que les nébuleuses spiralées sont des galaxies spirales comme notre voie lactée, cela fait déjà deux points d'identités).

- les étoiles et galaxies que nous observons appartiennent au passé car la lumière de leur image met des millions d'années à nous parvenir pour les galaxies les plus proches et des milliards d'années pour les galaxies les plus lointaines.

(l'auteur de l'article n'a toujours pas expliqué en quoi les galaxies lointaines sont différentes des galaxies proches).


- Pour autant qu'on puisse le vérifier les abondances de certains éléments chimiques légers (deutérium, hélium, lithium) semblent universelles : elles sont les mêmes d'un endroit à l'autre de l'univers

(ce qui contredit complètement l'affirmation de départ disant que l'univers évolue, c'est à dire change profondément dans sa nature et la distribution de ses composantes)

- donc les éléments atomiques n'ont pu être produits que par un univers beaucoup plus dense et chaud dans le passé

(je croyais qu'ils étaient produit par dégradation d'éléments plus lourd ou bien par fusion au cours du cycle de croissance d'une étoile jusqu'à son éventuelle explosion en supernova)

- l'existence du fond diffus cosmologique ne peut s'expliquer que dans le cadre des modèles du big bang.

(C'est que l'auteur manque sacrément d'imagination ;) )

- Depuis la découverte du fond diffus cosmologique en 1965, ses propriétés mesurées de plus en plus précisément confirment le modèle.

(quelles propriétés ? Mesurées comment ? Quel modèle exactement ? Kelvin disait que la température serait de 5 degrés, la mesure de 1965 dit 3, cela fait une erreur de 2 degré sur une échelle de 240 et quelques soit 1% d'erreur, à l'échelle d'un univers en expansion depuis 13 milliards d'années lumière ça fait quand même beaucoup).

g) La recombinaison date de 13 milliards d'années. Toutes les dimensions cosmiques étaient mille fois plus petites, l'univers était donc un milliard de fois plus concentré. Ce rayonnement est le bruit de fond cosmique et l'existence d'un bruit de fond cosmique est une preuve éclatante et la plus convaincante du big bang (sic)

(d'où sort le chiffre de 13 milliards on ne sait pas. Idem pour la mesure de la contraction. Si il y a 13 milliards d'années, l'univers était un milliard de fois plus concentré, cela veut dire que l'astre le plus éloigné était à 13 années lumières du centre et se trouve aujourd'hui à treize milliards d'années lumière de... LA TERRE ? Donc la Terre est le centre de l'univers ??? Et bien entendu cet astre fuirait à la vitesse de la lumière, cf mon calcul selon l'équation de Hubble. Or la vitesse de la lumière est censée selon Einstein ne pas pouvoir être atteinte par autre chose qu'un photon.

h) des cosmologistes s'efforcent de reconstituer les réactions atomiques de cet "recombinaison" = "univers chaud" = "big bang" en fabriquant des atomes ou en travaillant sur l'électromagnétisme ou encore sur les collisions et l'accélération de particules, mais ces reconstitutions sont "incertaines" (sic) à cause des limites de nos laboratoires dans la reconstitution des conditions extrêmes du big bang.

(reconstitutions d'autant plus incertaines qu'il n'a peut-être jamais existé d'univers de 13 années lumières de rayon il y a 13 milliards d'années).

i) On appelle l'Ere de Planck le passé du Big Bang où des phénomènes quantiques indescriptibles ont joués un rôle capitale dans la formation du big bang et l'expansion de l'univers.

(donc l'auteur décrit le Big Bang par de l'indescriptible... on est bien avancé)

L'article apporte quand même un élément nouveau dans la recherche de l'âge du big bang, l'état des recherches en physique des particules et électromagnétiques, mais sans aucune précision.

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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 18:25:33

Victor a écrit :Je te ferais juste un petite remaque sur l'exemple du ballon si on considére une hypersphère de dimension 4, comme une sphere classique est dans un espace à 3 dimensions... çà vient de la théorie de la relativité généralisée et si je raisonne à 3 dimensions, le centre est à la surface de cete sphére pour un être à 2 dimension il est partout car il n'y a pas de lieux plus privilégiés que d'autres, le centre de la sphère et l'intérieur de la sphère n'a pas de sens


Merci pour ta remarque : il faut que je me plonge là-dedans ainsi que dans la théorie de la relativité de 1905 pour voir de plus près à quoi ça ressemble.

L'image du ballon revient tout le temps, mais cela reste une image.
Je me suis posé la question sur ces histoires de dimension ce que cela changeait par exemple dans l'idée de réaliser que la terre est plate : le modèle mathématique avait-t-il une importance à l'époque où l'on croyait que la terre était plate (ou que le soleil tournait autour de la Terre) ?

En d'autres termes : Les mathématiques sont des outils géniaux pour interprêter des données mais jusqu'à quel point peut-on se baser sur les mathématiques pour remplacer ces données - ou décider comment on doit interprêter ces données ?

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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 18:33:34

Victor a écrit :
greenheart a écrit :Par ailleurs la formule de Hubble n'a aucune limite, car il s'agit d'une simple formule mathématique : je peux pousser la vitesse de fuite des objets célestes théorique au-dela de 300.000 km secondes et obtenir des distances en megaparsecs.(désolé si mon raisonnement ou mes interrogations semblent ineptes aux yeux des spécialistes de la physique relativiste)


Dans une news il a été donnée un décalage vers le rouge de 6.964 ce qui veut dire une vitesse d'éloignement de 6.964 fois la vitesse de la lumière mais comme il n'ya pas de référentiel pour juger c'est donc un fait, par contre c'est la galaxie la plus lointaine observée
Voir ci dessous

viewtopic.php?t=6607


Merci de cette référence.

Mais comment peut-on accepter sans sourciller une telle vitesse d'éloignement alors que la formule de Hubble s'inscrit dans la théorie de la relativité ?

Au stade de mes humbles recherches, un tel résultat à partir d'une galaxie observée indique clairement que se baser sur le décalage vers le rouge du spectre pour juger de la vitesse d'un astre n'est pas fiable sur les longues distances.

La théorie de l'expansion de l'univers tomberait donc à l'eau, en tout cas en se basant sur la seule observation d'un redshift général de tous les objets célestes extérieurs à notre galaxie et aux deux galaxies les plus proches.

Victor
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Message par Victor » 28/09/2006 - 19:25:00

l'effet doppler n'est pas traité par les transformées de lorentz donc le décalage non plus n'est pas relativiste

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Message par fffred » 28/09/2006 - 19:40:29

l'effet doppler n'est pas dans les transformations de lorentz ???

j'en doute fortement :heink:

Il suffit de faire un changement de repère et on l'a automatiquement

Greenheart
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Message par Greenheart » 28/09/2006 - 21:49:15

Concernant le fond diffus cosmologique découvert en 1965, dont les propriétés mesurées de plus en plus précisément confirment soit disant le modèle du Big Bang.

Voir la troisième référence : Notions : Encyclopédia Universalis, volume 1. Article "Evolution de l'univers" par Marc Lachièze-Rey p. 380

Echec d'une prédiction de la théorie du Big Bang

viewtopic.php?t=6481

L'affirmation selon laquelle les mesures précises du bruit de fond micro-ondes cosmique confirme le Big Bang est donc fausse... jusqu'à preuve du contraire, bien sûr ;)

Une autre news met en lumière comment la constante de Hubble est en fait revue et corrigée à chaque fois qu'on parvient à mesurer la distance d'une galaxie - de ce fait l'âge du Big Bang suit automatiquement.

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3029

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