La Bourse ?
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Pollux a écrit : Par contre l’inflation, n’est ce pas une augmentation généralisée des prix de tous les biens de consommation ?
L'inflation est officiellement indexée sur l'évolution des prix de la consommation. En cela elle ne reflète qu'une partie de la réalité économique car elle ne tient pas compte de l'évolution de la valeur des actifs. L'économie est constituée de plusieurs "couches" ou "univers", parfois quasiment étanches, parfois non et qui ne fonctionnent pas à la même vitesse. Par exemple aujourd'hui, on voit que les traders quittent les valeurs d'investissement à long terme (ex : immobilier) et se réfugient partout où ils peuvent et particulièrement sur le marché des denrées alimentaires (investissements à court terme).
Victor a écrit :Ben non justement on spécule aussi sur les monnaies la valeur dollar par rapport à l'euro a beaucoup augmenté en 10 jours il y a comme une confusion entre monnaie et action ?
J'allais en parler. Je t'accordes que la confusion est possible. On peut spéculer sur tout. Mais l'usage ordinaire d'une monnaie n'est pas comparable à la spéculation sur la monnaie. Par exemple, je reviens du Japon. J'ai changé tous mes euros au départ avec un très bon taux de change. Du coup, je n'ai pas du tout été impactée par l'évolution défavorable des cours qui a sévit durant tout mon séjour. Sur la période, en France, l'évolution du Yen n'a pas eu d'impact sur le panier de la ménagère, et le japonais moyen n'a pas profité de la bonne santé du Yen. Pour lui, rien n'a changé.
Mais on peut y gagner. Par exemple, si le Yen continue d'être fort, un fabricant français de vêtements qui a des boutiques au Japon y gagnera à terme sans même changer ses prix, car ses coûts de production seront plus bas alors que ses prix de vente à la valeur du Yen deviendront fortement rémunérateurs...
Dernière modification par Stardust le 29/10/2008 - 13:15:57, modifié 1 fois.
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Stardust a écrit : Quand tu achètes une action, tu fais un "pari" sur l'évolution de la valeur qu'elle représente. Comme le dit Pollux.
Non, ce n’est pas tout à fait ce que j'ai dit.
Tu peux acheter des actions pour en obtenir les dividendes (1 fois par an) sur le long terme (ie la répartition des gains de la société entre les actionnaires) et la ce n’est pas un investissement spéculatif.
Un autre exemple d’investissement spéculatif, c’est d’acheter un appartement sans le louer ni l’habiter, en misant sur le fait que son prix aura augmenté. Le rendement lié au loyer ne t’intéresse pas.
Pour les actions d’une société, c’est pareil, il y a une stratégie spéculative à court terme et une stratégie « normal » à long terme.
Mais il n’y a pas que les actions, les financiers ont inventés bien des trucs bizarres…
Par exemple les subprimes, c’est un produit financier qui a permis aux banques de réunir des fonds pour faire des prêts immobiliers. Elles en ont tellement vendu, que les banques avaient trop d’argent et pas assez de client pour contracter des prêts, donc ils ont été moins regardant sur les solvabilités des emprunteurs.
Et, sinon, en effet, on peut aussi spéculer sur les valeurs relatives des monnaies, de l’or, de n’importes quoi qui se vendent (acheter à la baisse et vendre à la hausse).
Investir ou spéculer, c’est toujours faire un pari sur un gain à venir, mais en suivant des stratégies complètement différentes.
Par exemple, j’investis dans la création d’un magasin. J’achète un pourcentage de la valeur de ce magasin et lui donne ainsi les moyens de se développer et de créer une richesse réelle. Je serais rémunéré par des dividendes à chaque exercice s’il y a des bénéfices suffisants et, en outre, au moment de la liquidation de l’entreprise, je récupèrerais mon pourcentage de sa valeur ajoutée résiduelle globale. Ce qui est généralement une bonne affaire, mais à long terme.
La spéculation intervient en parasite de ce système. Supposons qu’une enseigne importante propose de se porter acquéreur du magasin. Le spéculateur au courant du projet va acheter des actions à l’investisseur qui a besoin de liquidités. En achetant des actions qui existent déjà sur le marché, le spéculateur ne contribue pas à augmenter le volume des investissements réels. Cela veut dire qu’il n’aide pas du tout l’entreprise. En achetant les actions un peu plus cher que leur valeur initiale, le spéculateur parie que les autres actionnaires feront également monter les enchères auprès du futur acquéreur et qu’il aura une prime à la revente des actions qu’il vient d’acheter. Du coup, l’enseigne va reprendre le magasin à prix fort sans que cela n’amène aucun avantage, ni du point de vue des investissements, ni du point de vue de la valeur des actifs qui risquent au final d’être surévalués. En conclusion : aucune des actions du spéculateur n’a eu d’influence positive du point de vue de la création de richesse réelle. Par contre, le spéculateur a perçu rapidement des gains.
Y'a des tas d'autres versions possibles, y compris des cas où la spéculation a un effet positif.
Et, finalement, la règle énoncée par Victor « PV= PR + B... Ce qui se lit Prix de Vente = Prix de Revient + Bénéfice », n’est pas effective. Disons qu'elle n'est pas explicative. C'est plus compliqué.
Par exemple, j’investis dans la création d’un magasin. J’achète un pourcentage de la valeur de ce magasin et lui donne ainsi les moyens de se développer et de créer une richesse réelle. Je serais rémunéré par des dividendes à chaque exercice s’il y a des bénéfices suffisants et, en outre, au moment de la liquidation de l’entreprise, je récupèrerais mon pourcentage de sa valeur ajoutée résiduelle globale. Ce qui est généralement une bonne affaire, mais à long terme.
La spéculation intervient en parasite de ce système. Supposons qu’une enseigne importante propose de se porter acquéreur du magasin. Le spéculateur au courant du projet va acheter des actions à l’investisseur qui a besoin de liquidités. En achetant des actions qui existent déjà sur le marché, le spéculateur ne contribue pas à augmenter le volume des investissements réels. Cela veut dire qu’il n’aide pas du tout l’entreprise. En achetant les actions un peu plus cher que leur valeur initiale, le spéculateur parie que les autres actionnaires feront également monter les enchères auprès du futur acquéreur et qu’il aura une prime à la revente des actions qu’il vient d’acheter. Du coup, l’enseigne va reprendre le magasin à prix fort sans que cela n’amène aucun avantage, ni du point de vue des investissements, ni du point de vue de la valeur des actifs qui risquent au final d’être surévalués. En conclusion : aucune des actions du spéculateur n’a eu d’influence positive du point de vue de la création de richesse réelle. Par contre, le spéculateur a perçu rapidement des gains.
Y'a des tas d'autres versions possibles, y compris des cas où la spéculation a un effet positif.
Et, finalement, la règle énoncée par Victor « PV= PR + B... Ce qui se lit Prix de Vente = Prix de Revient + Bénéfice », n’est pas effective. Disons qu'elle n'est pas explicative. C'est plus compliqué.
Je viens de lire un papier intéressant d’économistes.
Ils prédisaient en juin dernier la crise de septembre. Le pic de la crise en Europe sera sans doute au printemps 2009.
Ils disent aussi que la situation de l’Espagne est à surveiller, car ils ont aussi joué avec les subprimes chez eux.
Mais s’il doit y avoir une crise des subprimes Espagnoles, cette crise se propagerait immédiatement à l’Allemagne et à la France.
Diable de financier !
Qui pourra donc les arrêter ?
Ils prédisaient en juin dernier la crise de septembre. Le pic de la crise en Europe sera sans doute au printemps 2009.
Ils disent aussi que la situation de l’Espagne est à surveiller, car ils ont aussi joué avec les subprimes chez eux.
Mais s’il doit y avoir une crise des subprimes Espagnoles, cette crise se propagerait immédiatement à l’Allemagne et à la France.
Diable de financier !
Qui pourra donc les arrêter ?
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Khainyan
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Troll a écrit :J'étais déjà pauvre...la crise n'y changera rien
humour noir?
mais ta remarque n'est pas sans fondement... la crise ne touche que ceux qui avaient déjà un certain capital.. bref ne concerne que les riches.. Les autres n'ont rien à perdre.. donc au moins pas de crise
Triste monde hein? on se lamente sur le fait que quelques pecno bourrés de tunes vont voir leur compte en banque diminuer.. tandis que le reste du temps (hors crise) on se fous royalement que la population moyenne s'enrichisse.
Et encore mieux quand le compte en banque des plus fortunés fond on le renflous avec l'argent de ceux qui en ont pas...
Cynisme à part on vit vraiment dans un drôle de monde...
buck a écrit :sympa pour ceux qui ont des economies ....
Tes économies ne risquent pas grand chose....sauf si tu as des placements en bourse. Sinon, si tu as peur que les banques ne te rendent pas tes économies, dépêche toi d'acheter de l'or ou du platine. Une fois la crise passée, t'auras rien perdu !!
Apparement il n'y a aucune valeurs refuges (ptet les actions de volkwagen qui ont triples)
J'ai une partie de mes economies (la moitie en fait ) qui sont plus ou moins en actions, et je les laisse tranquille, ca ne sert a rien de vendre a mon sens (pas assez en valeur et puis de toute facon ca remontera suffit d'etre patient)
J'ai une partie de mes economies (la moitie en fait ) qui sont plus ou moins en actions, et je les laisse tranquille, ca ne sert a rien de vendre a mon sens (pas assez en valeur et puis de toute facon ca remontera suffit d'etre patient)
Heu, excusez moi, mais même quand on n'a pas d'économie,
Dans une crise on peut avoir intérêt à ne pas se retrouver sans emplois et de continuer à avoir un toit sur la tête.
Quand les financiers reniflent, c'est les ouvriers qui sont malades.
Et n’oublions pas les étasuniens qui se font saisir leur maison ou leur appartement, ils ont vécu leur rêve américain.
N’oublions pas non plus des quartiers (voir des villes) presque déserté pour avoir mis à la porte les gens qui y vivaient.
C’est ça la crise. Ce n’est pas uniquement des fluctuations théoriques des valeurs marchandes.
Je crois que tout monde à y perdre.
Cela dit, moi aussi j'ai rigolé 10 minutes, en imaginant mon banquier en slip

Dans une crise on peut avoir intérêt à ne pas se retrouver sans emplois et de continuer à avoir un toit sur la tête.
Quand les financiers reniflent, c'est les ouvriers qui sont malades.
Et n’oublions pas les étasuniens qui se font saisir leur maison ou leur appartement, ils ont vécu leur rêve américain.
N’oublions pas non plus des quartiers (voir des villes) presque déserté pour avoir mis à la porte les gens qui y vivaient.
C’est ça la crise. Ce n’est pas uniquement des fluctuations théoriques des valeurs marchandes.
Je crois que tout monde à y perdre.
Cela dit, moi aussi j'ai rigolé 10 minutes, en imaginant mon banquier en slip

Les marchés boursiers sont moroses, les banques "hedge funds", le "high-tech" de la finance, coulent. Ces banques spéculaient (et spéculent encore) avec de l’argent qu’elles n’avaient pas (effet levier).
Ces banques font grises mines, avec l’élection de Obama et le futur G20, qui devraient avoir ces pratiques spéculatives dans le collimateur.
Elles coulent, avec leur pouvoir de nuisance qui leur reste, en entraînant toutes les autres valeurs en spéculant à la baisse.
Sinon, les prévisions de croissance en France pour 2009 serait entre 0.2% et 0.5% du PIB
Et en fait, contrairement a ce que je disais plus haut, les économistes estiment qu’une croissance en dessous de 1.5% est destructeur pour l’emploi.
Ces banques font grises mines, avec l’élection de Obama et le futur G20, qui devraient avoir ces pratiques spéculatives dans le collimateur.
Elles coulent, avec leur pouvoir de nuisance qui leur reste, en entraînant toutes les autres valeurs en spéculant à la baisse.
Sinon, les prévisions de croissance en France pour 2009 serait entre 0.2% et 0.5% du PIB
Et en fait, contrairement a ce que je disais plus haut, les économistes estiment qu’une croissance en dessous de 1.5% est destructeur pour l’emploi.
Victor a écrit :... introduire du politique pour réglementer les marchés
LE MONDE 10.11.08 | 14h12
"Le Japon a annoncé, le 30 octobre, un plan de relance de 26 900 milliards de yens (207 milliards d'euros).
A sa suite, « la Chine est le deuxième grand pays à appliquer la suggestion de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, qui conseille depuis plusieurs mois aux pays disposant de réserves suffisantes de soutenir - provisoirement - leur économie. Le gouvernement chinois vient d’adoptér un plan de relance de l'économie de 455 milliards d'euros en deux ans pour doper la consommation intérieure"
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
La Chine a parallèlement annoncé à Pékin un plan de relance budgétaire de 4000 milliards de yuans (586 milliards de dollars) jusqu'à la fin 2010, face à la crise financière mondiale.
Les premiers effets de ces mesures se font sentir sur la Bourse aujourd'hui. Enfin surtout en Asie, ailleurs ce n'est pas au niveau qu'on aurait pu souhaiter.
Dernière modification par Stardust le 10/11/2008 - 19:58:30, modifié 1 fois.
Bon, reste à savoir maintenant quel sera le comportement des banques et des boursiers, pas seulement sur cet effet de réponse, mais sur la durée...
Eh ben, on constate que çà ne va toujours pas fort du côté des banques et assureurs...
AWP /10 novembre 2008 18h00 : "L'Institut international de la finance (IIF), qui regroupe les grandes banques de plus de 70 pays, a plaidé lundi pour une plus grande coordination de la régulation financière, avec la création d'une instance mondiale de supervision".
...
http://www.romandie.com/infos/news/2008 ... 040AWP.asp
RFI - Article publié le 10/11/2008 à 16:57 TU
"Aux USA, malgré une première aide financière de l'état, le géant des assurances AIG annonce des pertes colossales. L'administration Bush avait considéré cette société trop grosse pour faire faillite sans affecter l'ensemble du système financier. Un deuxième plan de sauvetage est en cours d'analyse."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74624.asp
Eh ben, on constate que çà ne va toujours pas fort du côté des banques et assureurs...
AWP /10 novembre 2008 18h00 : "L'Institut international de la finance (IIF), qui regroupe les grandes banques de plus de 70 pays, a plaidé lundi pour une plus grande coordination de la régulation financière, avec la création d'une instance mondiale de supervision".
...
http://www.romandie.com/infos/news/2008 ... 040AWP.asp
RFI - Article publié le 10/11/2008 à 16:57 TU
"Aux USA, malgré une première aide financière de l'état, le géant des assurances AIG annonce des pertes colossales. L'administration Bush avait considéré cette société trop grosse pour faire faillite sans affecter l'ensemble du système financier. Un deuxième plan de sauvetage est en cours d'analyse."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74624.asp

