[News] Le yaourt contre l’obésité familiale ?

Biologie, géologie, histoire naturelle, etc...

Modérateur : Modérateurs

Adrien
Site Admin
Messages : 17181
Inscription : 02/06/2004 - 18:58:53
Activité : Ingénieur
Localisation : 78
Contact :

[News] Le yaourt contre l’obésité familiale ?

Message par Adrien » 06/05/2019 - 8:00:05


Image
«Le yaourt n'est pas la solution à l'obésité et à ses complications, insiste Vicky Drapeau. Par contre, certains groupes alimentaires comme le yaourt peuvent réduire le risque de problèmes métaboliques, surtout chez les plus vulnérables.»
La consommation de yaourt associée à une meilleure régulation de l'insuline chez les enfants de parents obèses

Les enfants dont au moins l’un des parents souffre d’obésité pourraient se prémunir contre certains problèmes métaboliques en consommant quotidiennement du yaourt. C’est ce que suggère une étude que des chercheurs de l’Université Laval viennent de publier dans l’European Journal of Clinical Nutrition.

Les chercheurs arrivent à cette conclusion au terme d’une étude portant sur 112 jeunes qui avaient au moins un parent obèse - indice de masse corporelle égal ou supérieur à 30 - et sur 86 jeunes sans parent obèse. «Des études antérieures ont démontré que les enfants qui ont un parent obèse ont quatre fois plus de risque d’avoir des problèmes de poids à l’âge adulte. Lorsque les deux parents sont obèses, le risque est 10 fois plus grand», rappelle la responsable de l’étude, Vicky Drapeau, du Département d’éducation physique.

Les données récoltées par les chercheurs confirment que le fait d’avoir des antécédents familiaux d’obésité influence plusieurs indicateurs de santé. Les sujets du groupe obésité familiale avaient un poids, un indice de masse corporelle et un taux d’adiposité nettement plus élevés que les sujets sans parent obèse.

De plus, différents indicateurs métaboliques suggéraient que les sujets du groupe obésité familiale avaient une moins bonne régulation de l’insuline et un haut niveau de résistance à l’insuline, une condition qui peut évoluer vers le diabète de type 2. Ces problèmes n’étaient toutefois pas observés chez les sujets de ce groupe qui consommaient au moins une portion de yaourt par jour. En effet, dans ce sous-groupe, les valeurs pour l’insuline à jeun et pour un indicateur de la résistance à l’insuline étaient comparables à celles observées dans le groupe sans obésité familiale.

Fait intéressant, la consommation de yaourt n’avait aucun effet sur ces indicateurs métaboliques dans le groupe sans obésité familiale. «Notre étude suggère que les effets bénéfiques potentiels du yaourt sur les indicateurs liés à l’insuline se manifestent seulement chez les jeunes qui ont une prédisposition familiale à l’obésité», résume la professeure Drapeau.

Plusieurs mécanismes pourraient expliquer ces résultats, souligne la chercheuse. Les protéines et les peptides bioactifs contenus dans les produits laitiers comme le yaourt peuvent jouer un rôle dans la régulation de l’insuline. Ces mêmes peptides pourraient aussi favoriser la sécrétion d’hormones améliorant le contrôle du taux de glucose sanguin. Enfin, la consommation de yaourt pourrait aussi entraîner un changement dans l’expression de certains gènes intervenant dans le contrôle du taux de glucose sanguin ou de l’insuline ou dans le microbiote intestinal.

«Nos résultats ne signifient pas que le yaourt est la solution à l’obésité et à ses complications, insiste Vicky Drapeau. Par contre, ils démontrent que certains groupes alimentaires comme le yaourt peuvent réduire le risque de problèmes métaboliques, surtout chez les plus vulnérables.»

Les auteurs de l’étude sont Shirin Panahi, Annette Gallant, Angelo Tremblay, Louis Pérusse, Jean-Pierre Després et Vicky Drapeau. Ils sont rattachés au Département de kinésiologie, au Département d’éducation physique, à l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels et au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

«Le yaourt n'est pas la solution à l'obésité et à ses complications, insiste Vicky Drapeau. Par contre, certains groupes alimentaires comme le yaourt peuvent réduire le risque de problèmes métaboliques, surtout chez les plus vulnérables.»

Source: Jean Hamann - Université Laval

Répondre