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Posté par Redbran le Lundi 16/01/2017 à 12:00
Rechercher les exoplanètes similaires à la Terre
Cartographier le ciel à la recherche d'exoplanètes similaires à la Terre.

Des scientifiques financés par l'UE ont permis de confirmer l'existence d'exoplanètes similaires à la Terre et publié des rapports météo sur des planètes situées à 1 000 années-lumière.


Illustration: projet ETAEARTH
Il est bon de se rappeler de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) en temps que notre planète est très spéciale. Grâce à sa croûte externe solide et à sa position favorable, à une distance du Soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile centrale du système solaire. Dans la classification astronomique, c'est une étoile de type naine...) où l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) peut exister, elle est capable - et d'après ce que nous savons, elle est la seule - d'accueillir la vie (La vie est le nom donné :).

On n'a jusqu'ici découvert que quelques planètes satisfaisant à ces critères d'«habitabilité». Cependant, des scientifiques comme ceux impliqués dans le projet ETAEARTH financé par l'UE, commencent à trouver des planètes potentiellement candidates. Par exemple Kepler-78b, une planète de la taille de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre...) avec une composition remarquablement similaire à notre planète, a été récemment découverte à quelque 400 années-lumière. Cette découverte pourrait, à terme, répondre à la question «Sommes-nous seuls dans l'Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) ?».

Le projet ETAEARTH sur quatre ans, qui devrait s'achever fin 2017, vise à fournir pour la première fois une image précise de la quantité de planètes similaires à la Terre dans notre galaxie (Une galaxie est, en cosmologie, un assemblage d'étoiles, de gaz, de poussières et de matière noire et contenant parfois un trou noir supermassif en son centre.). Pour ce faire, les données de l'observatoire spatial de Kepler à la NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son...) ont été associées aux lectures d'un nouveau spectrographe de l'ESA appelé HARPS-N, capable de détecter des signaux infimes de vélocité provenant de planètes aussi petites que la Terre. Les résultats sont en cours d'analyse par une équipe d'experts provenant d'Italie, du Royaume-Uni, de Suisse et des États-Unis.

Cette combinaison (Une combinaison peut être :) des données de Kepler et de HARPS-N a permis aux scientifiques d'en apprendre bien davantage sur ces planètes. Nous savons par exemple que Kepler-78b orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) d'une étoile lumineuse à environ 400 années-lumière, après avoir été détectée pour la première fois par le Télescope spatial Kepler en 2013. Un des résultats remarquables des scientifiques d'ETAEARTH est qu'ils ont pu depuis déterminer le rayon de cette prétendue exoplanète d'après la quantité de lumière solaire bloquée pendant son passage devant son étoile hôte. Ils ont également pu étudier la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution...) de la planète en calculant l'attraction gravitationnelle qui fait basculer Kepler-78.

Forts de ces informations, les scientifiques ont ensuite pu calculer la densité de Kepler-78 et déterminer sa composition. Ils en ont conclu que l'exoplanète mesure 1,2 fois la taille de la Terre et est 1,7 fois plus lourde. Elle serait formée de roches et de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le métal de transition et le matériau ferromagnétique le plus...). De ce fait, Kepler-78b semble être l'exoplanète la plus similaire à la Terre jamais découverte.

Bien évidemment, Kepler-78b n'est qu'une des nombreuses exoplanètes à avoir été découvertes. Le but ultime d'ETAEARTH consiste à obtenir des données statistiques (La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle comprend la collecte, l'analyse, l'interprétation de...) qui permettront aux astronomes de mieux comprendre les tendances en termes de répartition des exoplanètes au voisinage (La notion de voisinage correspond à une approche axiomatique équivalente à celle de la topologie. La topologie traite plus naturellement les notions...) de leur étoile. Par ailleurs, le projet espère fournir aux scientifiques une explication plus claire de ce à quoi ressemblent les conditions sur ces planètes.

Par exemple, le projet a pu (pour la première fois) observer la météo sur une exoplanète. L'atmosphère nuageuse de HAT-P-7b, une géante gazeuse d'environ 16 fois la Terre située à plus de 1 000 années-lumière, reflète la lumière pendant qu'elle orbite autour de son astre. En observant les variations de lumière, une image complexe des modèles de nuage (Un nuage est une grande quantité de gouttelettes d’eau (ou de cristaux de glace) en suspension dans l’atmosphère. L’aspect d'un nuage dépend de la lumière qu’il...) de la planète a été établie durant les quatre dernières années écoulées, offrant la définition la plus détaillée jusqu'à présent de la météo sur une exoplanète.

Les 12 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) restants du projet ETAEARTH, devraient apporter encore d'autres surprises intergalactiques, et nous apporter des éléments de réponse à la question «sommes-nous vraiment seuls ?».

Pour plus d'informations, veuillez consulter: site web (Un site Web est un ensemble de pages Web hyperliées entre elles et mises en ligne à une adresse Web. On dit aussi site Internet par...) du projet ETAEARTH

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Source: CORDIS-Europa