L'evaporation des trous noirs
De plus en plus d’astrophysiciens commencent à croire que les trous noirs seraient plutôt régis par la mécanique quantique, et non par la théorie de la relativité. Cette nature quantique permettrait au trou noir d’émettre de la lumière, ce qui est contraire à tout ce qui a été dit jusqu’à présent dans ce dossier. Et qui dit lumière dit énergie, ce qui est un synonyme de matière. Les trous noirs perdraient de la matière: ils s’évaporeraient. Mais ce phénomène est minime. On suppose que pour un trou noir de 30 Ms, sa luminosité serait de 10^-31 Watts et sa température de 2 X 10^-9 K. C’est une perte d’environ 10^-48 kg par secondes ! On peut négliger cet effet pour certains trous noirs mais pour les trous noirs primordiaux, pour lesquels l’effet est considérable. Ceux-ci peuvent finir, ultimement, par se désintégrer en une explosion spectaculaire.
L'interieur des trous noirs
L'une des plus grandes questions posée sur les trous noirs se rapporte a l'intérieur de ceux ci. En effet, de nombreux scientifiques ont tenté de définir ce que l'on trouve à l'intérieur de ces gouffres. Apres de longues recherches, les physiciens ont conclu que la solution la plus probable est l'existence d'une singularité (point central du trou noir, de très petite taille, ou toute la masse est concentrée). Mais on ne connaît pas sa structure. Toutefois, les physiciens pensent que c'est en quelque sorte un "malaxeur chaotique" qui serait capable de séparer toutes les particules! Cela donnerait donc lieu a une bouillie de matière intense qui serait gouvernée par des lois physique inconnues prenant part a une nouvelle théorie que l’on nomme "gravité quantique", un alliage entre la mécanique quantique et la théorie de la relativité. Mieux vaut ne pas savoir ce qui arriverait si un humain y entrait.
A l'ecoute des trous noirs
Les Trous Noirs sont si denses qu’ils font vibrer l’espace et le temps.
A Cascina, prés de Pise, en Italie, une petite centaine de physiciens, ingénieurs et techniciens italiens et français mettent la dernière main à Virgo, un instrument d’un tout nouveau genre. Il s’agit d’un détecteur de trous noirs. D’ici un an environ, ses deux immenses bras de 3 kilomètres chacun devraient commencer à vibrer au rythme du chant de ces monstres obscurs. Un tressaillement que les scientifiques attendent avec émotion, car il sera la preuve directe de l’existence des trous noirs, explique Patrice Hello, physicien à l’université d’Orsay et membre de la collaboration franco-italienne Virgo. Jusqu’ici, en effet, les astrophysiciens n’ont observé que des indices indirects de la présence des trous noirs dans l’Univers. Ils ont suivi le mouvement des étoiles et du gaz tourbillonnant autour d’eux, détecté le rayonnement de la matière s’échauffant au fur et à mesure qu’elle tombait à l’intérieur… Mais rien de direct. Or, pour être sur que derrière ces signes visibles se cachent bel et bien des trous noirs, il n’y a qu’un moyen: il faut parvenir à capter directement les vibrations que ces monstres produisent dans l’espace-temps. Ainsi, ce que cherchent les scientifiques de Virgo, c’est d’assister à l’effondrement d’une étoile massive en un trou noir ou, mieux, suivre la collision de deux trous noirs.
La preuve par les ondes gravitationnelles: quand deux trous noirs tournent très vite l’un par rapport à l’autre, juste avant de fusionner, ils déforment l’espace temps et émettent des ondes gravitationnelles. En parvenant au détecteur Virgo, ces deux ondes font vibrer ses deux grands bras orthogonaux: l’un se contracte pendant que l’autre s’allonge, et vice versa. Pour évaluer cette déformation, les physiciens envoient deux faisceaux laser dans les bras et mesurent alors leur temps de trajet.
Le but est de détecter le rayonnement gravitationnel émis par certaines sources cosmiques. La mise en évidence des ondes gravitationnelles permettrait de mieux tester la théorie de la relativité générale de A. Einstein et d'ouvrir une nouvelle fenêtre d'observation en astrophysique.
Le passage d'une onde gravitationnelle entraîne une déformation de l'espace temps visible par une variation apparente de longueur. La technique interférométrique choisie pour cette mesure est développée par l'expérience VIRGO à Cascina, près de Pise. L'interféromètre de Michelson à longue base est formé de deux bras de 3 Km de long. La source lumineuse éclairant l'interféromètre comporte un laser de puissance injecté par un laser stabilisé en fréquence. Le faisceau obtenu est filtré par une cavité Fabry-Perot de 140m. Le LAL est responsable de l'ensemble du contrôle commande de la source lumineuse.
Ensuite, les deux bras de l'interféromètre sont placés dans un vide meilleur que 10-8mb. Le LAL a la charge de la conception et du suivi en usine des modules de 12m. qui constituent l'ensemble des 6 Km du tube.
Le contrôle du système de pompage et le contrôle global en temps réel de l'interféromètre sont réalisés par des logiciels qui configurent l'architecture du système informatique en ligne.
Enfin, le LAL a pris en charge la recherche des sources impulsionnelles (du type Supernova) dans les données de VIRGO.
Le LAL est partie prenante du projet franco-italien VIRGO de recherche directe des ondes de gravitation, ce projet a été mis en route en 1993. L'expérience est installée à Cascina, près de Pise, en Italie. L'installation des deux bras devrait se terminer en 2002 et permettre le début de la période d'exploitation de VIRGO comme antenne gravitationnelle. La collaboration VIRGO rassemble une cinquantaine de physiciens, dont 8 du laboratoire du LAL, et une équipe technique de 28 femmes et hommes.
le rayonnement de Hawking
Il peut être intéressant d’étudier ce que l’on peut apercevoir d’un trou noir. Un trou noir est en lui-même totalement invisible, du fait qu’il absorbe toute la lumière qui passe dans son entourage.Il ne peut donc dégager aucune lueur. Mais Stephen Hawking a montré qu il était possible que tous ces trous noirs émettent un rayonnement direct !
D'après plusieurs principes, nous admettrons qu'une paire de particules (particule - antiparticule) peut apparaître à partir du vide à condition qu'elle s'annihile peu après. Près de l'horizon, une des deux particules peut pénétrer dans le trou noir. Sans partenaire avec qui s'annihiler, la particule restante acquiert une existence réelle. Ainsi le flux de ces particules résultantes équivaut à un rayonnement thermique dit Hawking. Cependant ce phénomène très faible ne permet pas de détecter un trou noir de manière sûre Cependant, Hawking a montré qu'il était en fait possible de capter du rayonnement qui en fait provient du trou noir. Ce raisonnement se base sur les fluctuations du vide quantique et le principe d'incertitude d'Heisenberg appliqué à l'énergie et au temps. En effet, ce principe autorise la violation de la conservation de l'énergie pendant un court instant. Une paire de particules peut donc apparaître à partir du vide à condition qu'elles s'annihilent peut après. Si ce phénomène se produit près de l'horizon d'un trou noir, une des deux particules peut pénétrer l'horizon sans l'autre. La première va alors être absorbé et pas l'autre. La paire ne s'annihilera donc jamais et la particule résultante va continuer son trajet et pouvoir être captée par un observateur. C'est ce qu'on appelle le rayonnement de Hawking. Cependant ce phénomène reste très faible et ne permet pas de détecter un trou noir de manière sûre.
