18 ballons, 600 sondes pour étudier le climat de l'Antarctique

Publié par Michel le 10/01/2009 à 00:00
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En septembre-octobre 2009, 18 ballons dérivants seront lancés pour faire des mesures stratosphériques. 12 d'entre eux largueront 600 sondes munies de parachute pour établir des profils verticaux de la troposphère.

600 sondes "tombantes" seront larguées

Le programme international Concordiasi (1), suite et extension de la campagne Stratéole-Vorcore de 2005, fait partie des expériences de "l'Année polaire internationale" et se compose de 2 volets (météorologique et stratosphérique).


Préparation d'un lâcher de radiosonde à ozone à Concordia pour le programme Concordiasi

En septembre-octobre 2009, 18 ballons stratosphériques seront lancés de la base américaine de McMurdo pour survoler l'Antarctique à 20 km d'altitude pendant plusieurs mois.

Objectif du volet météo: mieux connaître le climat de l'Antarctique, en particulier les précipitations neigeuses, et améliorer les prévisions des modèles météo dans cette zone dotée de peu de stations de mesures.

Pour ce faire, 600 dropsondes (sondes "tombantes") seront larguées sur commande par 12 ballons.

"Tout au long de leur descente, elles mesureront en continu température, humidité et vent pour obtenir une série de profils verticaux très précis", explique Didier Renaut, responsable des programmes météo-climat au CNES.

Certaines sondes seront larguées en coïncidence avec le passage du satellite européen Metop-A, à bord duquel se trouve IASI, le spectromètre infrarouge du CNES. But de la manœuvre? Comparer, sur une même verticale, les mesures de la dropsonde, celles de IASI et les profils restitués par le modèle météo.

"L'assimilation des mesures IASI dans les modèles en Antarctique est un vrai défi, car les signaux infrarouges sont très faibles, les propriétés d'émission de la glace très mal connues et la détection des nuages difficile", explique Didier Renaut.

Mieux comprendre comment se forme le trou d'ozone

Comprendre la dynamique de formation du trou d'ozone - chaque printemps austral - est le but du second volet. En cause: le vortex antarctique, un gigantesque tourbillon dans la stratosphère, dans lequel les nuages glacés activent les réactions chimiques aboutissant à la destruction de la couche d'ozone.

L'ensemble driftsonde (ballon dérivant et système de largage de dropsondes) est issu d'une collaboration du CNES (partie ballon) avec le National Center for Atmospheric Research (NCAR) américain (partie sonde).

(1) Le programme Concordiasi a été développé par un groupe scientifique international et est actuellement soutenu par: le CNES, Météo-France, IPEV, PNRA, CNRS/INSU, NSF, UCAR, Concordia consortium, University of Wyoming, Purdue University, University of Colorado et ECMWF.

Source: CNES 7/01/2009
Source: DC4 - IPEV
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