Aldrin: pour aller sur Mars il faut des colons prêts à y rester

Publié par Adrien le 30/10/2008 à 00:22
Source: flashespace.com
Illustration: ESA
Pour Edwin Aldrin, le deuxième astronaute américain à avoir foulé le sol lunaire, les pionniers martiens attendus vers 2040 pour coloniser la planète rouge devront se faire à l'idée d'y passer le restant de leurs jours, sans possibilité de retour sur Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...).

Aussi désagréable soit-elle, cette question du non retour mérite que l'on s'y intéresse. Bien qu'à priori aucune agence spatiale (Une agence spatiale est un organisme d'État ayant pour but d'étudier l'Espace et de développer...) ne planche sur un tel scénario, cette idée n'est pas aussi saugrenue qu'elle y parait.


Exploration humaine de la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...) Mars, vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et...) d'artiste (Est communément appelée artiste toute personne exerçant l'un des métiers ou activités...)

Allez sur Mars, y séjourner et en revenir, très clairement on ne sait pas faire. Les sauts technologiques à franchir sont si nombreux que pour alléger 'la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement...) de travail' certains spécialistes ont planché sur des scénarii de missions qui font l'économie du retour sur Terre.

Ils sont partis de constats implacables dont celui de la durée de vie (La vie est le nom donné :) des "martionautes" et de leur capacité à fabriquer le carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme...) nécessaire à leur retour.

Quel que soit le profil de mission envisagé, le voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel...) vers Mars et le séjour sur la planète ne pourront pas être sûr à 100 %. Ce taux sera plus proche des 50 % que des 100. Quant à la durée de vie des martionautes, elle sera très courte. En plus des risques liés au voyage et ceux inhérents à toutes activités d'exploration et de travail sur une autre planète, il faut savoir que dès qu'ils quitteront la Terre, ils seront constamment exposés aux radiations.

Quant au retour sur Terre, il implique la production sur place de l'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la...) nécessaire à l'engin qui sera utilisé pour rejoindre le véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un...) de retour, stationné en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps...) martienne. Il n'est pas question d'acheminer depuis la Terre ce carburant. Il faudra donc le fabriquer sur place. Très clairement on n'en est pas capable. Le saut technologique à franchir est considérable. Il passe par la conception d'une usine dédié à cette activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) qu'il faudra lancer, déployer sur Mars et lui laisser le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) nécessaire à fabriquer ce carburant.

Comme tiens à le rappeler l'astronaute (Un astronaute est le nom donné à une personne qui voyage ou ayant voyagé dans...), Mars est la planète qui présente le plus de similitude avec la Terre. En dépit d'une atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) totalement inadaptée à l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo...), cette planète est bien plus accueillante pour nous que la Lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du...). Elle recèle de grandes quantités d'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les...) sous forme de glace (La glace est de l'eau à l'état solide.) qui pourraient être mises à profit par d'éventuels colons. L'utilisation in situ des ressources est loin d'être acquise. Dans ce domaine on attend beaucoup des premières missions lunaires. Un peu trop peut-être.

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