Ces glaciers de sel découverts sur Mercure suggèrent une zone habitable souterraine

Publié par Adrien le 08/12/2023 à 08:00
Source: The Planetary Science Journal
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Dans une récente étude publiée dans The Planetary Science Journal, des scientifiques planétaires ont fait une découverte surprenante sur Mercure, la planète la plus proche du Soleil. Ils ont identifié des glaciers de sel près du pôle Nord, soulevant des questions fascinantes sur la capacité de cette planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...) à abriter potentiellement la vie. Ces découvertes, issues d'observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...) passées de la sonde MESSENGER (Le programme MESSENGER (en anglais : Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and...) de la NASA, offrent un nouvel aperçu de la dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il...) complexe de Mercure et de ses implications pour l'astrobiologie.


La sonde MESSENGER de la NASA a cartographiée en détail la topographie de l'hémisphère nord de Mercure.
Crédit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington

Contrairement aux icebergs typiques sur Terre, ces glaciers sont composés de flux de sel qui ont piégé des composés volatils sous la surface de Mercure. En termes géologiques, les volatils sont des composés chimiques qui s'évaporent facilement sur une planète, comme l'eau, le dioxyde de carbone et l'azote. Ces étranges "salbergs" de Mercure ont été révélés par des impacts d'astéroïdes, exposant (Exposant peut signifier:) ce matériau (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne...) piégé sous la surface. Leur présence dans les cratères Raditladi et Eminescu est particulièrement notable.

La découverte de ces glaciers sur Mercure est surprenante en raison de la proximité de la planète avec le Soleil. Néanmoins, ces flux de sel auraient pu préserver leurs volatils pendant "plus d'un milliard d'années", selon Bryan Travis, co-auteur de l'étude et scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui...) planétaire (Un planétaire désigne un ensemble mécanique mobile, figurant le système solaire...) à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) des Sciences Planétaires (PSI).

Les dépôts salins de Mercure, bien que différents des icebergs terrestres ou des glaciers arctiques, rappellent certains environnements salins sur Terre. Selon Alexis Rodriguez, scientifique planétaire au PSI et auteur principal de l'étude, des composés salins spécifiques sur Terre créent des niches habitables même dans certains des environnements les plus arides, comme le désert d'Atacama au Chili. Cette analogie pousse à envisager des zones souterraines sur Mercure qui pourraient être plus hospitalières que sa surface hostile.


Projection polaire de la région nord de Mercure, mettant en évidence les emplacements géographiques du cratère ( Pour le cratère d'origine volcanique, voir Cratère volcanique Pour le cratère d'origine...) Raditladi et du cratère Eminescu.
Crédit: Etude, NASA/JPL/GSFC

Cette découverte amène également à réexaminer les cratères de Mercure. Les chercheurs suggèrent que des petites fosses observées dans certains cratères étaient autrefois remplies de volatils, avant que l'impact ne les expose et qu'ils s'évaporent.

Reste la question de l'origine de ces couches volatiles. Les observations du pôle nord de Mercure suggèrent qu'elles ont été déposées sur un paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un...) déjà formé. Rodriguez évoque la possibilité d'un effondrement d'une atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) primordiale éphémère et chaude au début de l'histoire de Mercure. Jeffrey Kargel, également du PSI, propose une autre hypothèse: peut-être que Mercure possédait des lacs, et qu'une "vapeur dense et très salée" s'est échappée de l'intérieur volcanique de la jeune Mercure avant de s'évaporer, laissant derrière elle le sel.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour éclaircir ce qui pourrait se cacher sous la surface de Mercure.
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