Une clé de plus dans la lutte contre les cancers
Publié par Michel le 25/05/2009 à 00:00
Source: CNRS
Illustration: © M.Laguerre/CBMN/CNRS
Il y a dans l'organisme une myriade de petites molécules dont le rôle – réguler l'activité des cellules – est primordial. Appelées kinases, elles sont notamment impliquées dans la multiplication cellulaire. Alors quand elles déraillent, les conséquences peuvent être désastreuses, avec par exemple l'apparition de cancers.

Une équipe de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter...) européen de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des...) et biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire naturelle des...) (IECB), à Bordeaux, en collaboration avec des chercheurs britanniques, s'est intéressée à leur mode de fonctionnement et en révèle aujourd'hui l'extrême complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie, en informatique ou en...). Plus précisément, les chercheurs se sont focalisés sur la kinase pKB, connue pour son implication dans de nombreux cancers. Après plus de deux ans de travaux, ils ont réussi à disséquer toutes les étapes de son processus d'activation (Activation peut faire référence à :).


Les kinases sont impliquées dans la multiplication cellulaire.
Quand la kinase pKB se referme grâce à la complémentarité de régions (en bleu),
la zone catalytique (en mauve) est masquée et la kinase devient inactive.

"Il y a quatre niveaux de sécurité à franchir dans un ordre précis pour arriver à l'activation ou à la désactivation définitive de la kinase", explique Michel Laguerre, de l'IECB. Un tel mécanisme est en quelque sorte un système de sécurité naturel visant à limiter une activation ou une désactivation intempestive, à l'origine des processus classiques de cancérisation. Mais il y a aussi un revers à la médaille. Car le dysfonctionnement d'un seul niveau de sécurité peut parfois, lui aussi, entraîner un cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle...). Et selon l'étape à laquelle intervient la dérégulation, un type de cancer particulier se développera.

Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent ouvrir le champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) à une thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.) "microciblée" qui pourra intervenir sur l'une des étapes clés selon la kinase impliquée, et selon la pathologie (La pathologie, terme provenant du Grec ancien, est littéralement le discours, la rationalité (λογία logos) sur la...). En effet, les traitements actuels ne ciblent pas spécifiquement la fautive et ils ont tendance à perturber d'autres kinases qui, elles, fonctionnent normalement. Mais Michel Laguerre tempère: "Il s'agit certes d'une avancée, mais nous avons mis deux années à comprendre le fonctionnement d'une seule kinase. Or, il en reste encore 517 à étudier !" Un travail de longue haleine (L'haleine est l'air qui est chassé des poumons d'un sujet au moment de l'expiration, et qui s'exhale par la bouche.) les attend donc.
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