Des colonies de fourmis aux essaims de micro-robots
Publié par Michel le 31/03/2006 à 00:00
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Illustration: IPR / Université de Karlsruhe
Le projet Micron (pour “Miniaturised Co-operative Robots advancing towards the Nano range” ) avait pour objectif de déployer une équipe de cinq robots mesurant entre 1,5 et 3 cm, alimentés par un système électrique sans fil et dotés d'un système infrarouge (Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde supérieure à celle de la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes.) permettant de les contrôler à distance et de les faire interagir. L'un d'entre eux pourrait ainsi, doté d'une caméra (Le terme caméra est issu du latin : chambre, pour chambre photographique. Il désigne un appareil de prise de vues animées, pour le cinéma, la télévision ou la vidéo.), repérer les cellules, afin qu'un autre ne s'en saisisse, et qu'un troisième y injecte du liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) au moyen d'une micro-seringue.


Si l'équipe n'a pu finaliser qu'un seul des cinq robots prévus, les quelques tests qu'on lui a fait passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) auraient été concluants... à ceci près qu'on ne sait donc toujours pas s'il est possible ou non de faire coopérer de telles équipes de micro-robots. Il est néanmoins déjà question de s'en servir aux fins de microassemblage de composants, et donc à la fabrication de microcircuits, afin de nettoyer certains endroits inaccessibles aux êtres humains, ou encore en vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) de manipuler des cellules et d'y injecter du liquide, ce qui pourrait servir à étudier l'ADN ou expérimenter de nouvelles molécules et médicaments.

L'équipe de Jörg Seyfried, du laboratoire de micromecatronique et de microrobotique à l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa...) de Karlsruhe en Allemagne, se concentre aujourd'hui sur I-Swarm (Intelligent Small World Autonomous Robots for Micro-manipulation), un projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration...) d'essaim de micro-robots ultra (ULTra (pour (en)« Urban Light Transport ») est un système de transport individuel de type Personal Rapid Transit (PRT),...) spécialisés, aux possibilités limitées, mais déployés en réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud (node)...), et destinés à coopérer.

A terme, ces essaims, dont les modes d'auto-organisation (L'auto-organisation est un phénomène de mise en ordre croissant, et allant en sens inverse de l'augmentation de l'entropie; au prix bien entendu d'une...) et de coopération s'inspirent des colonies de fourmis et autres insectes (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et leur environnement (association loi de 1901),...) et animaux évoluant en réseau, pourraient comporter jusqu'à 1000 micro-robots. L'objectif affiché, à l'instar du projet Swarm (SWARM (Essaim en anglais) est une constellation de 3 micro-satellites scientifiques de l'Agence spatiale européenne dont la mission est de mesurer...) bots qui précédait I-Swarms, est de tester la viabilité de ces modèles “naturels” d'auto-organisation, et donc d'”intelligence” distribuée, dès lors qu'ils sont appliqués à des robots.

Au vu de l'animation (L'animation consiste à donner l'illusion du mouvement à l'aide d'une suite d'images. Ces images peuvent être dessinées, peintes, photographiées,...) de démonstration (En mathématiques, une démonstration permet d'établir une proposition à partir de propositions initiales, ou précédemment...) d'I-Swarm, on ne peut s'empêcher de penser que les micro-robots d'aujourd'hui sont bien moins autonomes (et efficaces) que les fourmis qui les inspirent. Il faudrait plutôt parler de travail en réseau et de répartition des tâches, et à les voir, on pense plus à des Sim's téléguidés qu'à un groupe de travailleurs autogérés.

Voir l'animation de démonstration d'I-Swarm.

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