Comment les baleines et les dauphins sont-ils parvenus à développer un sonar biologique ?

Publié par Redbran le 30/11/2023 à 06:00
Source: Diversity
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D'où vient la capacité unique des cétacés, tels que les baleines et les dauphins, à naviguer et chasser dans l'obscurité grâce à l'écholocalisation ? Une étude récente, publiée dans Diversity et co-rédigée par Jonathan Geisler, Ph.D., et Robert Boessenecker, Ph.D., apporte un nouvel éclairage sur l'évolution de cette capacité remarquable chez ces mammifères marins.


La restauration montre Xenorophus chassant des tortues marines.
Crédit: Robert Boessenecker

Ces chercheurs ont examiné de nombreux fossiles, y compris ceux du Xenorophus, une espèce ancienne de dauphins. Ces spécimens, datant de 25 à 30 millions d'années et mesurant environ trois mètres, présentaient déjà une asymétrie (L'asymétrie est l’absence de symétrie, ou son inverse. Dans la nature, les crabes...) autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) de l'évent, moins prononcée que chez leurs descendants actuels. Cette caractéristique est cruciale pour la production de sons et l'écholocalisation. En outre, une particularité frappante de Xenorophus était le déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles...) et la torsion (La torsion est la déformation subie par un corps soumis à l'action de deux couples opposés...) de son museau vers la gauche, suggérant une adaptation précoce pour une meilleure localisation directionnelle des sons.

Ce "tournant du museau", couplé à la disposition asymétrique des corps gras dans les mâchoires inférieures, rappelle les oreilles asymétriques des chouettes, spécialisées dans la détection précise de la position de leurs proies. Bien que le Xenorophus n'ait pas été aussi apte à percevoir les hautes fréquences sonores que les cétacés modernes, il représentait une étape clé dans l'évolution de l'écholocalisation.

L'asymétrie, souvent écartée comme une simple variation individuelle ou attribuée à des distorsions géologiques, se révèle ici être un élément crucial d'adaptation à différents environnements. Cette découverte souligne l'importance de ne pas négliger l'asymétrie dans l'étude des fossiles. Les recherches futures sur d'autres odontocètes et la déviation de leur museau pourraient révéler si cette caractéristique était répandue parmi les premiers écholocalisateurs.


Les fossiles démontrent une asymétrie observée chez Xenorophus.
Crédit: Robert Boessenecker

Cette étude démontre non seulement l'évolution complexe de l'écholocalisation chez les cétacés mais aussi l'importance de l'asymétrie dans l'adaptation à des milieux changeants, offrant une perspective renouvelée sur l'histoire évolutive de ces fascinants mammifères marins.
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