Le décryptage franchit une nouvelle étape

Publié par Michel le 09/01/2010 à 00:00
Source et illustration: EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne)
Des chercheurs de l'EPFL (Suisse), l'INRIA (France), NTT (Japon), l'Université de Bonn (Allemagne) et CWI (Pays-Bas) ont mis en commun leurs capacités de calcul et sont parvenus à "casser" une clé de sécurité. Ils démontrent ainsi que les standards de cryptage (En cryptographie, le chiffrement (parfois appelé à tort cryptage) est le procédé grâce auquel on peut rendre la compréhension d'un document...) actuels demeurent solides, mais que les utilisateurs devront migrer à moyen terme vers des systèmes plus sûrs et conformes aux nouveaux standards recommandés.

Les systèmes cryptographiques garantissent la sécurité des échanges de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) sur Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée...) et ils sont au cœur du commerce électronique (Le commerce électronique (e-commerce, en anglais) désigne l'échange de biens et de services entre deux entités sur les réseaux informatiques, notamment Internet. Il représente un marché de 10 milliards d’euros de Chiffre d'Affaire....), que ce soit sur les sites "http" ou "https". S'assurer de leur fiabilité (Un système est fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans le cahier des charges.) est dès lors crucial. Une équipe internationale de scientifiques est parvenue à "casser" la clé RSA de 768 bits, en extrayant les facteurs premiers de ses 232 chiffres. Grâce notamment à la puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) de traitement des processeurs modernes, ce nouveau record a été atteint en moins de deux ans et demi de travaux.

Des calculs du même type ont permis de montrer la vulnérabilité (En gestion des risques, la vulnérabilité d'une organisation ou d'une zone géographique est le point faible de cette organisation pouvant être défini par :) des clés RSA de 512 bits en 1999, puis des 663 bits en 2005 et enfin maintenant des 768 bits. On peut déjà s'attendre à ce que la clé RSA de 1024 bits perde son inviolabilité au cours de la prochaine décennie (Une décennie est égale à dix ans. Le terme dérive des mots latins de decem « dix » et annus « année.). Pour Arjen Lenstra, du Laboratoire de cryptologie algorithmique (L'algorithmique est l’ensemble des règles et des techniques qui sont impliquées dans la définition et la conception d'algorithmes, c'est à dire de processus systématiques de résolution, par le...) à l'EPFL, "ce résultat doit nous inciter à utiliser de plus hauts niveaux de sécurité que ceux offerts par la clé RSA de 1024 bits". Mais, rassure le professeur, "les utilisateurs ne courent pas de grands risques à conserver ce système de chiffrement (En cryptographie, le chiffrement (parfois appelé à tort cryptage) est le procédé grâce auquel on peut rendre la compréhension d'un document impossible à toute personne qui n'a pas la clé de (dé)chiffrement.) durant ces prochaines années de transition".

Pour cette expérience, le Laboratoire de cryptologie algorithmique, à l'EPFL, a joué le rôle de coordinateur et de centre de collecte des données. Quant aux logiciels utilisés, ils se sont largement basés sur un développement effectué au début des années 2000 par l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le...) de mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations. Les mathématiques...), à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) de Bonn.
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