L'énergie sombre ne serait pas constante: vers un bouleversement de la cosmologie ?

Publié par Adrien le 08/04/2024 à 08:00
Source: Newscenter LBL
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L'énergie sombre, qui représente environ 70% de l'Univers, continue de déconcerter les scientifiques plus de deux décennies après sa découverte. Son essence exacte, qu'elle soit une substance, une force ou une propriété intrinsèque de l'espace, reste évasive. Néanmoins, une récente analyse pourrait redéfinir notre compréhension de l'Univers.

Les observations du Spectrographe pour l'Énergie Sombre (Dark Energy Spectroscopic Instrument, DESI), installé sur le télescope Nicholas U. Mayall à l'Observatoire National de Kitt Peak, ont fourni les mesures les plus précises à ce jour de l'expansion de l'Univers sur les 11 derniers milliards d'années. En étudiant un million de galaxies chaque mois, DESI a révélé un modèle 3D de l'Univers sans précédent, surpassant les réalisations de son prédécesseur, le Sloan Digital Sky Survey.


Ces nouvelles données suggèrent que l'énergie sombre pourrait ne pas être constante à travers le temps, contrairement aux prédictions du modèle cosmologique standard, le modèle Lambda CDM. Cette idée, encore à confirmer, suggère que l'énergie sombre évolue, démentant l'hypothèse d'une force repoussant éternellement galaxies et étoiles à un rythme inaltérable.

Les galaxies lointaines, observées par DESI, servent de "phares de l'Univers", permettant de tracer l'expansion cosmique. Le projet a également mis en lumière les Oscillations Acoustiques Baryoniques (BAO), de subtiles structures tridimensionnelles de l'Univers jeune, figées dans le temps, offrant un aperçu inestimable sur l'expansion de l'Univers à différentes époques.

Au-delà des galaxies, DESI a examiné plus de 400 000 quasars, dont la lumière en traversant l'espace intersidéral se fait absorber par les nuages de gaz et de poussière, révélant ainsi des poches de matière dense. Cette technique avancée a permis aux chercheurs de sonder l'Univers à une époque où il était beaucoup plus jeune, ajoutant une dimension supplémentaire à notre compréhension cosmologique.

Ces découvertes, encore au stade préliminaire, nécessitent davantage d'observations pour atteindre le seuil de "5 sigma", requis pour confirmer une découverte scientifique. Si les futures données confirment l'évolution de l'énergie sombre dans le temps, cela impliquerait une remise en question profonde de notre modèle actuel de l'Univers, ouvrant la porte à de nouvelles théories cosmologiques.

La confirmation que l'énergie sombre ne soit pas une constante universelle pourrait non seulement transformer notre compréhension de l'Univers mais aussi signaler le début d'une ère de découvertes cosmologiques.
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