🌙 Insomnies: pourquoi votre cerveau refuse de dormir ?

Publié par Adrien,
Source: Sleep Medicine
Autres langues: EN, DE, ES, PT
Restez toujours informé: suivez-nous sur Google Actualités (icone ☆)

Pour de nombreuses personnes, éteindre le cerveau à la nuit tombée est impossible, et ce malgré une fatigue bien réelle. Une recherche australienne propose une explication à cette énigme en incriminant un décalage de notre horloge biologique.

L'insomnie concerne approximativement une personne sur dix, et jusqu'à un tiers des personnes âgées. Un grand nombre d'entre elles décrivent un esprit qui s'emballe ou devient hyperactif à l'heure du coucher. Pour examiner ce phénomène, des scientifiques ont cherché à savoir si cette vigilance mentale nocturne pouvait être associée à un dérèglement de nos rythmes biologiques.


Image d'illustration Unsplash

Afin de tester cette hypothèse, l'équipe a observé 32 participants âgés, dont la moitié était atteinte d'insomnie. Tous sont restés éveillés pendant 24 heures dans un environnement contrôlé, sans repères temporels extérieurs. Chaque heure, ils décrivaient la nature de leurs pensées, ce qui a permis de cartographier l'activité mentale sur l'ensemble de la journée.

Les observations, publiées dans Sleep Medicine, indiquent que les bons dormeurs et les insomniaques présentent tous des fluctuations régulières de l'activité cognitive. Toutefois, chez les personnes souffrant de troubles du sommeil, le pic de cette activité survient avec un décalage de six heures et demie. Leur cerveau conserve ainsi un mode de pensée diurne pendant la nuit.

D'après le professeur Kurt Lushington de l'Université d'Australie-Méridionale, le sommeil ne se limite pas à fermer les yeux. Il nécessite que le cerveau se détache des pensées orientées vers un but et des émotions. Chez les insomniaques, ce décrochage est atténué et reporté, probablement en raison d'anomalies du rythme circadien.

En conséquence, le signal interne pour passer en mode veille le soir est moins puissant. L'horloge biologique, au lieu de favoriser le calme, maintient un état d'alerte mental tard dans la nuit. Ces éléments aident à expliquer pourquoi il est si ardu pour certains de 'débrancher' l'esprit.

Les traitements actuels se concentrent souvent sur des stratégies comportementales. Mais intégrer les facteurs circadiens et cognitifs pourrait offrir des solutions mieux adaptées aux individus concernés. Ces travaux rappellent l'intérêt de prendre en compte l'horloge interne dans la gestion des troubles du sommeil.
Page générée en 0.262 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
A propos - Informations légales - Signaler un contenu
Version anglaise | Version allemande | Version espagnole | Version portugaise