Mesurer l'expansion de l'Univers

Publié par Adrien le 21/07/2021 à 09:00
Source: ASP
Les astronomes sont tous d'accord: notre univers est en expansion. Cependant, les méthodes pour mesurer la vitesse de ce phénomène ne seraient pas encore au point, croient certains scientifiques.


Crédits photos: Nasa - Hubble (Le télescope spatial Hubble (en anglais, Hubble Space Telescope ou HST) est un télescope en...) Sees Galaxy Hiding in the Night Sky

Comme le souligne l'astronome (Un astronome est un scientifique spécialisé dans l'étude de l'astronomie.) Phil Plait sur son blogue Bad Astronomer, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) semble indiquer que les galaxies s'éloignent de nous. Les scientifiques ont également remarqué que plus elles sont loin, plus cet éloignement se fait rapidement. En divisant la vitesse (On distingue :) à laquelle une galaxie (Galaxies est une revue française trimestrielle consacrée à la science-fiction. Avec...) s'éloigne par la distance qui nous en sépare, on peut d'ailleurs mesurer la constante de Hubble qui nous informe sur la vitesse d'expansion de l'Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.).

Deux approches permettent de calculer cette constante. La première consiste à regarder vers les confins de l'Univers en étudiant le rayonnement (Le rayonnement, synonyme de radiation en physique, désigne le processus d'émission ou de...) de fond cosmologique qui correspond au rayonnement électromagnétique (Un rayonnement électromagnétique désigne une perturbation des champs électrique...) émis à la suite du Big Bang (Le Big Bang est l’époque dense et chaude qu’a connu l’univers il y a...). La deuxième s'intéresse plutôt à des objets près de nous, les galaxies.

L'intérêt d'avoir deux méthodes est que l'une mesure ce qui se passait au début de l'univers alors que l'autre nous informe sur l'expansion plus récente. Le problème: la valeur de la constante de Hubble n'est pas la même selon l'approche utilisée.

Les galaxies et la Terre

Mesurer la distance des galaxies n'est toutefois pas simple. En général, les astronomes se fient à certaines étoiles qui s'y trouvent et dont on connaît bien la brillance. Les céphéides en particulier sont utiles, car leur éclat varie de façon très régulière. Puisque la brillance d'une étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une...) diminue au fur (Fur est une petite île danoise dans le Limfjord. Fur compte environ 900 hab. . L'île...) et à mesure qu'on s'en éloigne, on peut déduire sa distance de la Terre en comparant l'intensité de la lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil...) qu'on observe à celle attendue.

Selon une astronome de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) de Chicago (Chicago est une mégapole des États-Unis, située dans la partie nord du Middle West, à...), Wendy Freedman, cette méthode ne serait toutefois pas aussi exacte qu'on le pensait. Elle est arrivée à cette conclusion en comparant celle-ci à une autre méthode qui utilise un type différent d'étoiles, les géantes rouges.

Selon ses résultats, ces deux méthodes très similaires offrent des résultats assez proches pour la vitesse des galaxies à proximité de la Terre, mais les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) divergent pour les galaxies plus éloignées. Ces deux méthodes ne seraient donc pas au point (Graphie) et ne donneraient pas une idée juste de la constante de Hubble, estime la chercheuse.

Remettre en question la physique ?

Les incohérences entre les mesures de la constante de Hubble représentent un problème important pour les astronomes. En effet, ils doivent pouvoir déterminer si celles-ci sont le résultat d'une erreur technique ou d'un phénomène physique réel. En effet, dans ce dernier cas, cela signifierait que l'expansion de l'Univers s'accélère et qu'il faut repenser les lois actuelles de la physique.

Toutefois, selon Wendy Freedman, avant d'en arriver là, il est préférable de s'assurer que nous pouvons nous fier à nos instruments de mesure. L'astronome souligne d'ailleurs que les mesures du rayonnement cosmique sont beaucoup plus précises que celles obtenues en mesurant la distance des galaxies. Il serait donc important de raffiner ces méthodes avant de sauter aux conclusions.
Cet article vous a plu ? Vous souhaitez nous soutenir ? Partagez-le sur les réseaux sociaux avec vos amis et/ou commentez-le, ceci nous encouragera à publier davantage de sujets similaires !
Page générée en 0.011 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique