Pourquoi certains astéroïdes sont si peu poussiéreux

Publié par Adrien le 08/10/2021 à 09:00
Source: CNRS
Une surprise attendait la sonde OSIRIS-REx de la Nasa à l'approche de l'astéroïde Bennu sur lequel elle allait récolter des échantillons en octobre 2020.


Sur cette image prise en mars 2019, la sonde OSIRIS-Rex a révélé une abondance de blocs rocheux à la surface de l'astéroïde (Un astéroïde est un objet céleste dont les dimensions varient de quelques dizaines...) Bennu.
© NASA/Goddard Space Flight Center/University of Arizona

La surface de ce corps céleste n'était pas recouverte, comme le pensaient les astronomes, d'une couche de poussière fine appelée régolithe. Cette poussière, qui recouvre la Lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du...) et certains astéroïdes, se forme lorsque des chocs thermiques et l'impact des météorites fragmentent les roches en surface. Or, la surface de Bennu était composée essentiellement de rochers nus d'assez grande taille.

Une équipe internationale menée par des chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) d'Arizona et du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand...) vient de résoudre l'énigme. Grâce à une méthode d'apprentissage automatique (L'apprentissage automatique (machine-learning en anglais) est une discipline scientifique, qui est...) (machine learning), elle a montré que la porosité des roches de Bennu explique l'absence de régolithe. En effet, lorsqu'elles reçoivent l'impact d'un bolide (On appelle bolide, ou météore, la rentrée atmosphérique d'un...), ces roches poreuses se déforment sans éclater comme le font les roches dures. Ces résultats ont été confirmés par les observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...) de la sonde (Une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'Homme pour explorer de plus près des...) japonaise Hayabusa-2, qui, à la surface de l'astéroïde Ryugu, n'a trouvé que très peu de régolithe.

Ces travaux, publiés dans Nature le 6 octobre 2021, permettent de mieux comprendre l'évolution des astéroïdes, considérés comme des archives des toutes premières étapes du Système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le...). Ils aideront en outre à la préparation des prochaines missions spatiales chargées de ramener des échantillons sur Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...).

Bibliographie:
Fine-regolith production on asteroids controlled by rock porosity,
S. Cambioni, M. Delbo, G. Poggiali, C. Avdellidou, A.J. Ryan, J.D.P. Deshapriya, E. Asphaug, R.-L. Ballouz, M.A. Barucci, C.A. Bennett, W.F. Bottke, J.R. Brucato, K.N. Burke, E. Cloutis, D.N. DellaGiustina, J.P. Emery, B. Rozitis, K.J. Walsh et D.S. Lauretta.
Nature, 6 octobre 2021.
DOI: 10.1038/s41586-021-03816-5
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