Les réacteurs à fusion nucléaire pourraient-ils nous aider à percer l'énigme de la matière noire ? Un travail théorique récent examine cette piste, en reliant la production d'énergie par fusion à la génération de ces particules insaisissables.
Les axions sont des particules hypothétiques qui pourraient expliquer une partie de la matière noire. Cette composante invisible domine le cosmos, façonnant les galaxies sans émettre de
lumière. Bien que non détectée directement, son influence gravitationnelle guide le mouvement des étoiles et des structures cosmiques.
Des chercheurs de l'Université de Cincinnati et d'autres institutions ont analysé un réacteur à
fusion utilisant du
deutérium et du
tritium. La conception de ce type de réacteur, développé en France, intègre une chambre tapissée de
lithium pour optimiser les réactions. Une approche qui pourrait faire de ces installations des sources de nouvelles particules.
Dans ce type de réacteur, les neutrons issus de la fusion interagissent avec les parois. Ces collisions provoquent des réactions nucléaires libérant de l'énergie et pouvant aboutir à la création d'axions. Ce mécanisme se distingue des processus solaires, permettant ainsi une voie de production en laboratoire. Cette perspective ouvre la porte à des expériences pratiques pour éprouver les théories.
Cette idée a même fait son apparition dans la série télévisée The Big Bang Theory. Sur des tableaux blancs, des équations similaires étaient esquissées, mais les personnages Sheldon et Leonard n'ont jamais réussi à les résoudre.