🌿 Les cannabinoïdes, une piste contre le foie gras

Publié par Adrien,
Source: British Journal of Pharmacology
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Une équipe de l'Université hébraïque de Jérusalem, dirigée par le Pr Joseph Tam, a examiné les mécanismes d'action de deux molécules non psychoactives dérivés du chanvre, le CBD et le CBG. Leurs travaux, parus dans le British Journal of Pharmacology, précisent que le CBD et le CBG améliorent la gestion des graisses et du sucre par le foie, ouvrant ainsi une voie thérapeutique d'origine naturelle.

Le premier phénomène observé touche à la gestion énergétique des cellules hépatiques. Les scientifiques ont constaté que le CBD et le CBG augmentent les quantités de phosphocréatine, une molécule agissant comme réserve énergétique de secours. Cette élévation permet à l'organe de poursuivre ses activités malgré un apport alimentaire riche en lipides, lui offrant une protection accrue contre les agressions métaboliques.


Image d'illustration Unsplash

Par ailleurs, ces composés semblent relancer les mécanismes internes d'épuration cellulaire. Ils réactivent en effet des enzymes nommées cathepsines, localisées dans les lysosomes, qui fragmentent les déchets tels que les amas graisseux. Grâce à cette restauration fonctionnelle, le foie évacue plus efficacement les lipides indésirables, ce qui abaisse les taux de triglycérides et de céramides impliqués dans les phénomènes inflammatoires.

Malgré des effets communs, le CBD et le CBG présentent certaines distinctions. Le CBG paraît ainsi plus actif pour améliorer la réponse à l'insuline et diminuer la proportion de graisse corporelle. Il réduit également de manière plus marquée le cholestérol total et le cholestérol LDL, alors que les deux molécules stabilisent la glycémie avec une efficacité semblable.

Ces observations sont encourageantes pour les personnes présentant un foie gras, un état généralement lié à un excès pondéral. L'équipe scientifique rappelle néanmoins la nécessité de recherches complémentaires afin de confirmer ces résultats chez l'être humain et d'élaborer des traitements appropriés. Cette approche phytothérapique pourrait à terme étoffer l'arsenal thérapeutique disponible.

Le foie gras: une maladie silencieuse


Le foie gras, ou stéatose hépatique, correspond à une accumulation de lipides dans les cellules de cet organe. Cet état est souvent associé à une alimentation riche en sucres et en graisses, ainsi qu'à une faible activité physique. Il peut demeurer asymptomatique durant de nombreuses années, rendant sa détection précoce délicate.

En l'absence de prise en charge, cette affection peut progresser vers une inflammation, une fibrose, voire une cirrhose. Cette évolution altère peu à peu la capacité du foie à filtrer les toxines et à réguler le métabolisme, augmentant les risques de complications cardiovasculaires et de diabète de type 2.

La fréquence de cette pathologie est en augmentation, concernant près d'un adulte sur trois dans certaines zones géographiques. Elle apparaît souvent conjointement à d'autres dérèglements métaboliques comme l'obésité ou l'hypertension, créant un cercle néfaste pour la santé générale. L'adoption d'une alimentation équilibrée et la pratique régulière d'une activité physique constituent les premières recommandations.

Toutefois, la pérennité de ces bonnes pratiques sur la durée peut s'avérer délicate. C'est pourquoi la communauté scientifique étudie activement de nouvelles pistes, incluant des substances naturelles, pour accompagner la fonction hépatique et limiter les complications.
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