Des robots orbitaux pour réparer les satellites au vol
Publié par Michel le 02/07/2008 à 00:00
Source: NewScientist Space
Illustration: NASA
Moins d'astronautes, plus de robots. C'est l'appel que lancent trois ingénieurs aérospatiaux européens, arguant du fait que les missions orbitales avec équipages – comme celle prévue par la NASA pour réparer le télescope Hubble - sont chères, inutiles et faussent les priorités de la communauté spatiale.


Entrainement d'astronautes pour la future mission de réparation du télescope Hubble (Le télescope spatial Hubble (en anglais, Hubble Space Telescope ou HST) est un télescope en orbite à environ 600 kilomètres d'altitude, il effectue un tour complet de la Terre toutes les 100...)
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Les scientifiques, Alex Ellery, Joerg Kreidsel et Bernd Sommer, déclarent dans la revue Acta Astronautica que bien que de telles missions puissent être très spectaculaires, elles ne devraient pas avoir lieu d'être. Les agences spatiales et les opérateurs de satellites (Satellite peut faire référence à :) devraient au contraire axer leurs efforts dans le développement d'engins robotisés capables d'atteindre différentes orbites terrestres, afin de réparer les satellites errants sur demande, ce qui serait une manière bien plus économique d'opérer.

La faisabilité d'une réparation orbitale par un robot (Un robot est un dispositif mécatronique (alliant mécanique, électronique et informatique) accomplissant automatiquement soit des tâches qui sont généralement dangereuses, pénibles, répétitives ou...) a été déjà démontrée: l'été passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au...), le robot nommé Astro s'amarrait de façon autonome avec NextSat, un prototype de vaisseau de service et procédait à l'échange d'une batterie usée(voir notre news (NeWS est un système de fenêtrage conçu par James Gosling (qui a contribué à Java) et introduit par Sun Microsystems à la fin des années 1980 n'a pas connu de succès mais...)).

Mais les chercheurs affirment que les progrès sont encore faibles, en dépit du besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes...). Les satellites ne sont pas encore particulièrement fiables, les défauts de navigation (La navigation est la science et l'ensemble des techniques qui permettent de :) ou de tuyères sont courants. Ces pannes sont coûteuses et les assurances des satellites sont onéreuses, aussi l'industrie a toutes les raisons pour trouver des solutions de rechange meilleur marché et plus sûres que les opérations humaines.

"Le scepticisme à propos de l'entretien robotisé orbital fait gaspiller à l'industrie spatiale (L'Industrie spatiale est la composante de l'industrie dédiée au secteur spatial. Elle concerne la fabrication, et souvent la recherche associée, de tout ou partie d'un élément d'un système spatial :...) des quantités énormes d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.)," indiquent les scientifiques. "Il existe bien peu d'industries qui dépenseraient volontairement 100 millions de dollars pour des équipements high-tech à longue durée de vie (La vie est le nom donné :) sans prendre ainsi de disposition pour leurs réparations et leurs mises à niveau."

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