Théories du complot: certains réseaux y sont plus favorables que d'autres

Publié par Adrien le 20/10/2021 à 09:00
Source: ASP
Le risque de croire à une théorie du complot est-il plus grand sur certains réseaux sociaux ? C'est la question à laquelle a tenté de répondre une équipe de chercheurs à partir d'utilisateurs de 17 pays.


Et leur réponse est que le risque serait moins élevé sur Twitter (Twitter est un outil de réseau social et de microblogage qui permet à...) que sur Facebook (Facebook est un réseau social créé par Mark Zuckerberg et destiné à...) ou YouTube.

Si le rôle des réseaux sociaux comme facilitateurs de la propagation des fausses nouvelles ne fait plus de doute, les études scientifiques jusqu'ici ont souvent eu le défaut de cibler "les réseaux sociaux" dans leur ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...): par exemple, en comparant les habitudes et comportements de gens qui les utilisent comme principale source d'information, avec les habitudes de ceux qui utilisent les médias (On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la...) traditionnels. Certains chercheurs, à l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de...), ont ciblé une seule plateforme: par exemple, ces études qui ont analysé plusieurs dizaines de milliers de messages, mais uniquement sur Facebook ou sur Twitter.

La particularité de l'étude dont il est question ici est donc d'avoir tenté de comparer cinq plateformes (Messenger, WhatsApp, YouTube, Twitter et Facebook). La théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer,...) de la vingtaine de chercheurs européens était que "des variations entre différentes particularités-clefs rendent certaines plateformes plus propices à la dissémination de croyances complotistes". Et ces distinctions apparaîtraient clairement, peu importe le pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue...) où on se trouve.

À titre d'exemple, le façon dont des réseaux d'usagers se construisent sur Facebook est qualifiée d'asymétrique, et de symétrique sur Twitter. Concrètement, c'est un rappel du fait que les connexions sur Facebook se construisent entre amis et gens qui partagent des affinités, alors que sur Twitter, ces réseaux se construisent davantage autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) de politiciens, de vedettes ou de journalistes. Dans ce dernier cas, écrivent les chercheurs, "de tels réseaux sont souvent fragmentés et handicapent la circulation (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles...) efficace d'information" sur des sujets-clefs. Mais ce qui est le désavantage de Twitter devient un avantage pour la circulation d'une info plus fiable, parce que la désinformation (La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la...) a davantage de chances de se propager lorsqu'elle est partagée par nos amis.

Au final, Twitter serait la seule des cinq plateformes à avoir un effet "négatif" sur la croyance en des théories du complot -ce qui veut dire qu'elle contribuerait même à diminuer légèrement l'adhésion (En physique, l'adhésion est l'ensemble des phénomènes physico-chimiques qui se...), tandis que les autres contribuent "positivement", avec YouTube légèrement en tête du peloton. La "note" a été attribuée à chaque répondant sur la base de ses réponses aux questions (jugez-vous que telle affirmation est fausse, plutôt fausse, etc.). S'il est difficile de transformer ces calculs en individus (combien d'usagers de YouTube, par exemple, auraient vu leurs attitudes être changées), la robustesse de l'impact se confirme dans les 17 pays.

L'échantillon (De manière générale, un échantillon est une petite quantité d'une matière, d'information, ou...) était composé de 28 000 personnes qui, dans 16 pays européens en plus d'Israël, ont répondu à une première enquête en décembre 2019, et de 14 000 qui ont répondu à une deuxième, en mai 2020. L'arrivée de la COVID-19 entretemps a fourni (Les Foúrnoi Korséon (Grec: Φούρνοι...) l'opportunité de tester des théories du complot entourant la COVID.

D'autres variables entrent peut-être en ligne de compte, soulignent les chercheurs dans la revue New Media & Society: par exemple, la qualité de la "modération" que font les plateformes -le fait de retirer ou non un contenu douteux, voire haineux- mériterait d'être mesurée. Et il est certain que le fait d'adhérer à une théorie du complot naît de facteurs psychologiques ou sociologiques qui étaient présents avant que la personne ne se soit ouvert un compte sur une plateforme. Mais les chercheurs voient dans leurs données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) un avertissement pour de futures recherches: "toutes les plateformes de médias sociaux (L'expression « médias sociaux » recouvre les différentes...) ne devraient pas" être analysées de la même façon ni traitées sur le même pied.
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