💉 Les vaccins à ARNm contre le cancer sont plus efficaces que prévu

Publié par Adrien,
Source: Nature
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Les récentes recherches sur les vaccins à ARN messager ont réservé une surprise de taille.

Jusqu'ici, les scientifiques pensaient qu'un seul type de cellule immunitaire permettait de lancer la réponse. Mais une étude de l'Université de Washington à Saint-Louis montre que même en l'absence de cette cellule, le vaccin déclenche une forte activité antitumorale chez la souris.


Image d'illustration Unsplash

Les vaccins à ARN messager fonctionnent en fournissant des instructions génétiques à nos cellules. Celles-ci produisent de petits fragments de protéines qui alertent le système immunitaire. Des cellules dendritiques présentent ces fragments aux lymphocytes T, qui éliminent alors les cellules cibles. Dans les vaccins anticancéreux, ces protéines imitent les marqueurs des tumeurs. On pensait jusqu'à maintenant que seules les cellules dendritiques de type cDC1 pouvaient activer les lymphocytes T.

L'équipe de chercheurs a travaillé avec des souris génétiquement modifiées. Certaines n'avaient pas de cellules cDC1, d'autres pas de cDC2. À leur grande surprise, les souris dépourvues de cDC1 ont tout de même développé une réponse immunitaire forte après vaccination à l'ARNm. Elles ont même réussi à éliminer des tumeurs. Cela indique que les cellules cDC2 peuvent compenser l'absence de cDC1. Un résultat inattendu.

Comment les cDC2 activent-elles les lymphocytes T ? L'étude dévoile un processus indirect appelé "cross-dressing". Les cellules cDC2 ne produisent pas elles-mêmes les fragments de protéines. Elles dépendent d'autres cellules pour traiter l'ARNm et exposer les fragments à leur surface. Ces fragments peuvent alors stimuler les lymphocytes T.

Les implications pour la conception de vaccins anticancéreux sont prometteuses. Les lymphocytes T activés par les cDC1 et les cDC2 portent des "empreintes" moléculaires légèrement différentes. Selon les chercheurs, cette signature pourrait aider à optimiser les formulations et les doses des futurs vaccins.

Les vaccins à ARNm sont déjà testés contre le mélanome, le cancer du poumon, de la vessie et d'autres. William Gillanders, co-auteur, note que ce travail dévoile une nouvelle façon dont les vaccins à ARNm engagent le système immunitaire. Loin d'être un simple plan de secours, la voie d'activation via les cDC2 semble être une composante à part entière de la réponse immunitaire. Les scientifiques envisagent désormais d'exploiter cette flexibilité pour créer des vaccins plus performants.
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