Petite histoire en haïkaïs
Le serin jaune
Siffle dans la cage dorée
Car il est heureux
Un enfant sage
Ecoute patiemment
Le contes de fée
Là! Un gros matou
Repu mais aussi chasseur
Défait le rêve
L'enfant très surpris
Devient le roi un moment
Il juge ce gros chat
Le chat en prison
Il se souvient des souris
Qu'il a chassé hier
L'oiseau jaune
qui sifflotait léger
Dans sa cage d'or
Pendant tout ce temps
L'enfant roi grandit vite
Et il oublie tout
L'empereur chinois
Lui il se souvient encore
De l'oiseau siffleur
J'entends dans le soir
Des oiseaux très piailleurs
Toujours très libres
Petits matins en haïkaïs
Le matin qui vient
Le soleil prudent se lève
La brume rosit
Là quelques oiseaux
Ils commencent à pépier
Dans sa lumière
Je dors encore
Je sais des petits matins
Je sais le lever
Toute la fraîcheur
Dans ce tout petit matin
La rosée fraîche
Puis le soleil vient
Plus impérieux et plus fort
Lumière chaude
Je le regarde
Comme s'il était là toujours
Dans nos longues vies
Je ne la vois plus
Cette aube des frais matins
Oui! Je la connais
Lumière donnée
Qui ne sera jamais oubliée
Elle reste en nous
Des haïkaïs en juillet
Le vent! ce fripon
Il décoiffe les cheveux
Des jolies filles
le vent dans le soir
Qui m'apporte des nouvelles
Des nuages lointains
Soleil ici et là
Chaleurs du mois de juillet
j'aime l'été chaud
Toute la sueur
Cet état de bien-être
Qu'on attends longtemps
Dans la montagne
Sur la mer qui ondule
Des vacanciers jouent
Ici je suis resté
Paris sera mon seul lieu
De repos donné
J'aimerai beaucoup
Allez quelques part là-bas
Là où personne va
la vraie solitude
qui est encore bien plus là
Dans cette foule
