Diarrhée verbale
Ou bien faire silence
Je ne sais plus bien
Je me tais souvent
Je laisse la vie tourner
Et le temps passer
Demain qui sera
Je ne sais pas encore
Ce qu'est l'avenir
La sagesse serait
De vivre intensément
Toutes nos vies là
Le Dieu qui sera
Comme le Dieu qui était
Ne contrôle rien
Liberté ce choix
Entre des chemins de vies
Parfois étonnants
Haïkaïs des temps obscurs
Halloween qui vient
Tous les morts qui rigolent
Pour moi ? Pas vraiment !
Nous avons aussi
Tous nos défunts honorés
Début novembre
Papa mort en mai
Maman qui est partie
Le cinq novembre
Puis plutôt vivre
Aimer cette lumière
Qui change toujours
Jours de l'automne
Le repos de la terre
Avant le printemps
En ce qui m'advient
Je n'ai pas vraiment peur
Échapper au temps
Je déteste ce temps
De ce mois de novembre
Obscurité, brouillards
Imagine aussi
Vivre un éternel été
Jusqu'au dégout
J'aime bien savoir
Qu'il y a d'autres choses
Que ces jours sombres
Je vous le rappelle
Mon père un bon catholique
A été un terroriste
Pendant la guerre
Parce qu'on le forçait
à aller au S.T.O
Je ne fais pas
Une grosse différence
Dans les terroristes
Les bombardements
Que font les américains
Génèrent pire
Un état qui tue
il n'est alors pas meilleur
Que des résistants
Tapis de bombes
Face à une foi inébranlable
c'est inefficace
Et pour les USA
il perdent toutes leurs guerres
Depuis 1975
Haïkaïs de la lumière décroissante
Six heures la nuit
La lumière qui décroit
Saison d’automne
Ce soleil flemmard
Se couche à six heures
Et se lève bien tard
Les feuilles mortes
Qui se donnent rendez vous
Période triste
Un soleil encore
Entre quelques nuages
Ici on chauffe
Au mois d’octobre
J’ai eu très froid aussi
Météo qui varie
Novembre est là
Et sans de gros problèmes
Plus peur de ce temps
Comme un soupir
Une respiration calme
Et ne rien dire
Le vent qui passe
Agite les feuilles mortes
Et sans aucun bruit
Le temps reste doux
Novembre et tous ses morts
moi je les oublie
Petite maman
Et toi mon petit Papa
Que vous êtes loin
Traversé ces temps
Entre ce hier que j'aime
Et aujourd'hui
Mes jeunes années
Celles-là que j'aimais bien
Et un présent trop dur
Assassins sans loi
Tous tes rêves sont ma mort
Ta foi est folle
Un jeune enfant
Qui est né chez mes neveux
Quel sera sa vie
Le pire n'est pas
Mais la peur qui est bien là
Bien plus d'angoisses
Haïkaïs des Fileuses
Curieux silence
Comme le repos très calme
De l'éternité
Pour faire son deuil
Parler beaucoup aux amis
Refaire sa vie
Ce calme rêveur
Qui dort dans la tempête
Est ce un ange ?
Le temps qui passe
Le sang qui coagule
L'enfant qui naît
Un jour du futur
J'espère bien voir
Cet enfant plus vieux
Le temps s'écoule
L'éternité qui joue
Ces quelques instants
La muse coupe
Le cordon ombilical
Et la fin du fil
Demain je ne sais
Mais moi où serais je donc ?
Ma mort est à voir
Au de-là de rien
Ou ne rien vivre du tout
Cela ne se voit
Haïkaïs sur notre réalité
Est-ce bien pire !
ou cela se veut-il meilleurs
Ce monde réel
Je songe souvent
A ce monde où nous vivons
Est il bon ? Mauvais ?
Nous sommes sujets
Entre les croyances
Et nos opinions
Car j'entends parler
De Vladimir Poutine
Un manipulateur
Faire confiance
Mais à qui donc ? je ne sais !
être Parano ?
Toutes les maffias
Elles ont toutes envahis
Tous nos pouvoirs
Victor
Haïkaïs sur notre réalitéEst-ce bien pire !
ou cela se veut-il meilleurs
Ce monde réelJe songe souvent
A ce monde où nous vivons
Est il bon ? Mauvais ?Faire confiance
Mais à qui donc ? je ne sais !Elles ont toutes envahis
Tous nos pouvoirs
Des mots des phrases qui me font penser à un texte de la chanson de Dylan. All Along The Watchower. Ecouter aussi la version d'Hendrix. Le solo d'Hendrix passe souvent dans une Pub.

