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Posté par Isabelle le Jeudi 06/02/2014 à 00:00
Un gène gardien de la féminité
Des scientifiques de l’Inra viennent de mettre en évidence un des gènes majeurs de la différenciation du sexe féminin: FOXL2. Non seulement ce gène active la différenciation de l’ovaire, mais en plus il bloque l’expression des gènes mâles au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des...) de l’ovaire en développement. Ces résultats publiés dans Current Biology le 30 janvier 2014 pourront contribuer à mieux comprendre certains cas d’infertilité chez les femelles d’animaux d’élevage et la femme.


Chromosomes X (à gauche) et Y (à droite)
Ilustrations: National Institutes of Health.

De l’intérêt d’étudier les inversions du sexe

Au cours du développement normal, la formation de testicules ou d’ovaires chez le fœtus de mammifère dépend de la présence ou de l’absence du gène SRY, porté par le chromosome (Le chromosome (du grec khroma, couleur et soma, corps, élément) est l'élément porteur de l'information génétique. Les chromosomes contiennent les gènes et permettent leur distribution...) Y. Mais il existe des cas d’inversion sexuelle où des fœtus porteurs de deux chromosomes X, programmés pour développer un ovaire, naissent finalement avec tous les attributs du sexe mâle. Depuis plus d’une dizaine d’années, des chercheurs de l’unité Biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une...) du Développement et Reproduction de l’Inra de Jouy-en-Josas se sont attachés à caractériser et étudier les mutations responsables de l’apparition de mâles XX chez des espèces d’animaux domestiques comme la chèvre, mettant en évidence l’importance d’un gène (FOXL2) porté par un autosome (chromosome non sexuel).

Pour démontrer le rôle de ce gène lors de la détermination sexuelle, les chercheurs ont réussi, grâce à de nouvelles techniques de modifications génétiques, la prouesse de supprimer le gène FOXL2 dans des embryons de chèvres. Les fœtus XX n’ayant plus de gène FOXL2, développent alors des testicules à la place des ovaires.

L’ovaire doit mener un double combat pour exister

La voie de développement femelle (En biologie, femelle (du latin « femella », petite femme, jeune femme) est le sexe de l'organisme qui produit des ovules, dans le cadre d'une...) a été longtemps considérée comme une voie de différenciation « par défaut ». Les expériences réalisées par l’équipe de l’Inra démontrent au contraire que la formation d’ovaires nécessite à la fois une activation (Activation peut faire référence à :) des gènes de la voie femelle et un processus actif de répression exercé sur les gènes de la voie mâle. Le gène FOXL2 agit tel un protecteur de l’ovaire ; gène femelle par excellence il réprime les gènes mâles dès la formation de l’ovaire, mais aussi, à priori, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) au long du développement et jusqu’à l’âge adulte.

Un modèle pour étudier la fertilité femelle

Un rôle important du gène FOXL2 dans le fonctionnement ovarien était déjà suspecté dans l’espèce humaine. L’inactivation de l’une des deux copies de ce gène (mutation hétérozygote) peut en effet induire une ménopause prématurée chez les jeunes femmes. Grâce aux techniques mises en place au sein de l’unité de Biologie du Développement et Reproduction, un modèle animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se nourrit de...) caprin est en cours de production afin de pouvoir développer des thérapies innovantes (génique ou cellulaire) et espérer pouvoir corriger certaines infertilités féminines.

Référence:

"FOXL2 is a female sex-determining gene in the goat" ; Laurent Boulanger (Le boulanger est spécialisé dans la fabrication du pain, de ses dérivés, de la viennoiserie.), Maëlle Pannetier, Laurence Gall, Aurélie Allais-Bonnet, Maëva Elzaiat, Daniel Le Bourhis, Nathalie Daniel, Christophe Richard, Corinne Cotinot, Norbert B. Ghyselinck & Eric Pailhoux ; Current Biology, 30 janvier 2014 ; DOI: 10.1016/j.cub.2013.12.039


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Source: INRA