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Posté par Isabelle le Vendredi 17/06/2011 à 12:00
Maladie de Parkinson: effets de la dopamine
Maladie de Parkinson: des chercheurs ont identifié pourquoi la médication à la dopamine a des effets contradictoires sur la cognition.

Les raisons pour lesquelles la thérapie médicamenteuse à la dopamine, utilisée pour soulager les symptômes moteurs (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail.[réf. nécessaire]) de la maladie de Parkinson (La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs...), peut parfois avoir des effets indésirables sur la cognition ont été identifiées par Dr Oury Monchi, Ph. D. en modélisation neuronale et responsable de l'axe Neuroscience et vieillissement (La notion de vieillissement décrit une ou plusieurs modifications fonctionnelles diminuant progressivement l'aptitude d'un objet, d'une information ou d'un organisme...) au Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la...) de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics...) universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) affilié à l'Université de Montréal, et Dre Penny A. MacDonald, neurologue et fellow postdoctorale au laboratoire du Dr Monchi, dans le cadre d'une étude clinique dont les résultats viennent d'être publiés dans Brain: A journal of neurology. C'est la deuxième fois en trois mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) que Brain publie les résultats de l'un des chercheurs de l'IUGM.« Notre étude permet de comprendre l'effet des médicaments à base de dopamine sur les déficits cognitifs reliés à la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) de Parkinson. Le striatum est la région du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité...) la plus affectée par la perte de dopamine dans cette maladie. Celui-ci est divisé en plusieurs parties et si, dans la maladie de Parkinson, la partie dorsale est très endommagée, le striatum ventral est quant à lui relativement préservé, du moins dans les premières phases de la maladie. Or, nous avons observé que si les fonctions du striatum dorsal sont améliorées avec la thérapie dopaminergique, le tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) se fait au détriment du striatum ventral qui, lui, subit une surdose (Une surdose (en anglais, overdose) est la prise, accidentelle ou non, d'un produit quelconque en quantité supérieure à la dose limite supportable par l'organisme, ce qui en...) de dopamine, ce qui compromet son bon fonctionnement », de déclarer Dr Monchi.

Jusqu'à maintenant, l'effet de la médication dopaminergique sur les déficits cognitifs observés dans la maladie de Parkinson était controversé. L'objectif de cette recherche était de faire le point (Graphie) sur cette question. Elle a combiné des séries de tâches en laboratoire et la neuroimagerie médicale, ce qui a permis aux chercheurs de distinguer clairement les fonctions cognitives spécifiques aux striatum dorsal et ventral et d'ainsi éclaircir la question.

« La thérapie médicamenteuse à la dopamine est le meilleur traitement à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) pour contrôler les symptômes moteurs de la maladie. Elle peut toutefois avoir des effets négatifs sur des aspects précis de la cognition chez certains patients. Notre découverte nous permettra donc d'explorer d'autres avenues thérapeutiques, médicamenteuses ou non, qui pourront aider les personnes atteintes dans la globalité de leur maladie. Ces résultats pourraient contribuer au développement de la médecine personnalisée qui est maintenant une avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) à étudier avec beaucoup d'attention », d'expliquer Dre MacDonald.

Résumé de la recherche

Vingt-deux personnes atteintes de Parkinson sans démence ainsi que vingt-deux personnes en santé ont participé à la première partie de l'étude (comportementale) et treize jeunes adultes en santé ont participé à la deuxième partie de l'étude (neuroimagerie). Chaque participant devait essayer de faire des liens à répétition (288 fois) entre des chiffres afin de savoir par exemple lequel était plus grand que l'autre. Lors de ces opérations, parfois ils ne recevaient aucun renforcement et parfois ils étaient influencés par différents indices facilitant la réponse (une fonction généralement associée au striatum dorsal) ou la rendant plus difficile par interférence (associée au striatum ventral). Dans le cas des personnes atteintes de Parkinson, l'expérience s'est tenue en présence ou non de leur médication habituelle. Les tâches de sélection ont été validées par résonance magnétique fonctionn elle qui permettait de voir l'activité cérébrale lors des exercices. Les résultats ont démontré que les médicaments dopaminergiques induisaient de meilleurs résultats pour les conditions liées à l'interférence (striatum dorsal) tandis qu'ils empiraient les résultats pour les conditions liées à la facilitation (striatum ventral).

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue après la maladie d'Alzheimer. Elle débute habituellement entre 45 et 70 ans. Pour une raison encore inconnue, les cellules qui produisent la dopamine, un produit chimique qui transmet les signaux vers le striatum, meurent. Puisque la dopamine régit notamment les mouvements, on voit alors apparaître les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Cette dernière se manifeste alors par un tremblement (Les tremblements sont des mouvements anormaux involontaires, rythmiques et oscillatoires, de faible amplitude. Ils peuvent être uni ou bilatéraux.) au repos, des troubles du tonus et une akinésie (incapacité de faire certains mouvements volontaires simples). Ces manifestations affectent également la cognition et l'humeur pouvant aller jusqu'à la dépression. Selon Santé Canada, on estime qu'un Canadien âgée de 60 ans ou plus sur cent est atteint de cette maladie. Les coûts directs et indirects associés dépasseraient 450 millions de dollars par année.

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Source: Université de Montréal