Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Posté par Redbran le Vendredi 12/01/2018 à 12:00
Les planètes extrasolaires: comme des petits pois dans une cosse
Une étude réalisée par l'observation de 909 planètes et 355 étoiles à l'observatoire Keck révèle qu'à l'inverse de notre système solaire la régularité serait la règle pour les systèmes planétaires.


Une équipe internationale de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par...) dirigée par Lauren Weiss, astrophysicienne à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance...), a découvert que les exoplanètes en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre...) d'une même étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche de la Terre.) sont de taille similaire et à une distance régulière les unes des autres. Ce schéma, révélé par de nouvelles observations faites à l'observatoire W. M. Keck de systèmes planétaires mis au jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent...) grâce au télescope (Un télescope, (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir »), est un instrument d'optique permettant...) Kepler, laisse supposer que la plupart des systèmes planétaires ne se sont pas formés de la même façon que le système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le Soleil et des corps célestes ou objets définis gravitant autour de lui (autrement dit, notre...).

Grâce en bonne partie au télescope Kepler, lancé en 2009 par la NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est...), l'existence de milliers d'exoplanètes nous est maintenant connue. Ce vaste échantillon (De manière générale, un échantillon est une petite quantité d'une matière, d'information, ou d'une solution. Le mot est utilisé dans différents domaines :) permet aux chercheurs non seulement d'étudier des systèmes en particulier, mais aussi de tirer des conclusions à propos des systèmes planétaires en général. Lauren Weiss fait partie de l'équipe du California Kepler Survey, qui a travaillé à l'observatoire W. M. Keck , sur le Maunakea à Hawaii, pour obtenir les spectres haute résolution de 1305 étoiles autour desquelles gravitent 2025 planètes découvertes par le télescope Kepler. À partir de ces spectres, l'équipe a mesuré la taille des étoiles et de leurs planètes.

Dans cette nouvelle analyse, dirigée par Lauren Weiss et publiée dans The Astronomical Journal, l'équipe s'est concentrée sur 909 planètes appartenant à 355 systèmes multiplanétaires. La plupart d'entre elles se trouvent à une distance de 1000 à 4000 années-lumière de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus...). Au moyen d'une analyse statistique (Une statistique est, au premier abord, un nombre calculé à propos d'un échantillon. D'une façon générale, c'est le résultat de...), l'équipe a constaté deux schémas étonnants.

D'abord, les exoplanètes voisines semblent être toutes de la même taille: si une planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa...) est petite, la planète voisine qui tourne autour de la même étoile sera fort probablement de petite taille.


CRÉDIT: BILL EBBESEN.
Et si une planète est grosse, sa voisine d'orbite le sera également. Ensuite, les planètes qui tournent autour de la même étoile sont à une distance régulière les unes des autres. "Les planètes d'un système ont la même taille et sont espacées régulièrement, comme des petits pois (Le pois (Pisum sativum L.) est une espèce de plante annuelle de la famille des légumineuses (Fabacées), largement cultivée pour ses graines,...) à l'intérieur d'une cosse. On n'observerait pas de tels schémas si la taille et l'espacement des planètes étaient aléatoires", explique l'astrophysicienne.

Comment se forment les planètes

La taille similaire des planètes et l'écart régulier qui les sépare nous donnent des indices quant à la façon dont la plupart des systèmes se forment. Selon la théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation...) classique, les planètes naissent dans le disque (Le mot disque est employé, aussi bien en géométrie que dans la vie courante, pour désigner une forme ronde et régulière, à l'image d'un palet — discus en latin.) de gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la...) et de poussières qui entoure les étoiles nouvellement formées. Elles peuvent apparaître en groupes compacts, être de taille similaire et à égale distance les unes des autres, comme semblent le démontrer les nouveaux schémas observés dans les systèmes exoplanétaires.

Notre système solaire serait particulier

Dans notre système toutefois, les planètes proches du Soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile centrale du système solaire. Dans la classification astronomique,...) sont de tailles variées et étonnamment éloignées les unes des autres. De nombreuses preuves permettent d'affirmer que Jupiter et Saturne ont perturbé la structure du système solaire à ses débuts, ce qui a provoqué la formation des quatre planètes telluriques largement espacées que nous connaissons. Le fait que les planètes dans la plupart des systèmes soient de taille et d'espacement similaires pourrait indiquer qu'elles n'ont subi que peu de perturbations depuis leur formation.

À la recherche d'autres Jupiter

Pour mettre cette hypothèse à l'épreuve, Lauren Weiss a entrepris une nouvelle étude à l'observatoire W. M. Keck: elle cherche des planètes semblables à Jupiter dans les systèmes Kepler. Les systèmes étudiés par la chercheuse et son équipe se composent de nombreuses planètes, toutes assez proches de leur étoile respective. À cause de sa durée limitée, la mission Kepler n'a pas permis de déterminer le type de planètes qui pourraient orbiter (Orbiter est un simulateur de vol spatial réaliste, diffusé sous forme de graticiel (mais non open source), pour le système d’exploitation Windows, créé par le Dr Martin...) à plus grande distance, ni même si de telles planètes existent dans ces systèmes. L'équipe espère vérifier si la présence ou l'absence de planètes semblables à Jupiter en orbite éloignée influe sur les schémas des planètes en orbite rapprochée.

Indifféremment de l'existence de planètes éloignées, la similitude des planètes situées à faible distance des étoiles dans les systèmes extrasolaires demande une explication. S'ils découvrent le facteur déterminant de la taille des planètes, les chercheurs pourront peut-être établir quelles étoiles ont des planètes telluriques susceptibles d'abriter des formes de vie (La vie est le nom donné :).

À propos de cette étude

L'article "The California-Kepler Survey V. Peas in a Pod: Planets in a Kepler Multi-planet System are Similar in Size and Regularly Spaced" a été publié dans The Astronomical Journal le 9 janvier 2017. L'étude a été financée par la Fondation de la famille Trottier.

À propos de l'iREx

L'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter...) de recherche sur les exoplanètes (iREx) regroupe les meilleurs chercheurs et leurs étudiants afin de tirer pleinement profit des grands projets d'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande...) en cours ou à venir, avec l'objectif ultime de trouver de la vie ailleurs.

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: Université de Montréal
 
Page générée en 0.342 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - Informations légales