Afrique de l'Ouest: une pollution atmosphérique 100 fois plus importante que prévue
Publié par Adrien le 30/09/2019 à 08:00
Source: CNRS
Les émissions de polluants organiques volatils en Afrique de l'Ouest sont 100 à 150 fois supérieures aux estimations actuelles pour cette région, selon une étude menée par des chercheurs du CNRS et de l'université Clermont-Auvergne, en collaboration avec l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) Mines Télécom Lille-Douai et l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa...) Felix Houphouët-Boigny (Abidjan, Côte d'Ivoire).

Ces résultats, obtenus à partir des mesures de terrain dans le cadre du programme européen DACCIWA, alertent sur l'urgence de mettre en place des inventaires d'émission régionaux plus réalistes et adaptés afin de mieux prédire leurs impacts sur la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.), la qualité de l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est...) et le climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la météorologie qui désigne...). Cette étude, conduite en Côte d'Ivoire et portant sur les émissions issues du trafic routier (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.), de la combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion.) de déchets et des feux domestiques, montrent en effet qu'elles dépassent largement celles de tous les pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...) européens réunis. Ces travaux sont publiés le 24 septembre 2019 dans Atmospheric Chemistry and Physics.


© C. Liousse

Bibliographie

Anthropogenic VOC in Abidjan, southern (Southern est le nouveau nom de la concession ferroviaire, initialement exploitée par Connex South Central, desservant les lignes du sud de Londres, du Surrey et du Sussex à partir des gares londoniennes de Victoria...) West Africa: from source quantification to atmospheric impacts. Pamela (PAMELA (Payload for AntiMatter Exploration and Light-nuclei Astrophysics) est un observatoire en orbite destiné à déterminer les caractéristiques de la matière noire.) Dominutti, Sekou Keita, Julien Bahino, Aurélie Colomb, Cathy Liousse, Veronique Yoboué, Corinne Galy-Lacaux, Eleanor Morris, Laëtitia Bouvier, Stéphane Sauvage and Agnès Borbon. Atmospheric Chemistry and Physics. Le 24 septembre 2019. DOI: https://doi.org/10.5194/acp-19-11721-2019
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