L'Europe connaît une canicule précoce d'une intensité rare. Les satellites, en orbite, nous en offrent une image frappante. Par exemple, les relevés du satellite Sentinel-3 indiquent des températures de surface atteignant 40°C dans le sud du continent, avec des records battus jusqu'au Royaume-Uni. Cette canicule, survenue avant l'été, étonne par sa puissance et son étendue.
Ainsi, à Londres, le mercure a dépassé les 35°C, alors que les normales de mai se situent entre 10 et 19°C. En Hongrie, en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Suisse, les températures grimpent également. Ces valeurs, bien supérieures aux moyennes saisonnières, montrent un événement météorologique hors norme.
La vague de chaleur en Europe, vue par le satellite Sentinel-3. Crédit: données Copernicus Sentinel modifiées (2026), traitées par l'ESA
Sentinel-3 fait partie du programme Copernicus, une initiative de la Commission européenne et de l'Agence spatiale européenne. Lancé en 2018, ce satellite observe les océans et les terres pour suivre les changements environnementaux. Il mesure la température de surface avec une précision remarquable, offrant une vision globale des phénomènes climatiques.
Les scientifiques associent ces épisodes de chaleur extrême au changement climatique. Peter Thorne, de l'université Maynooth, indique que de tels événements deviennent plus probables et plus intenses à cause du réchauffement global. Les records battus en France et au Royaume-Uni sont qualifiés de "stupéfiants".
Les missions d'observation de la Terre comme Sentinel-3 jouent un rôle clé pour comprendre notre planète. Depuis l'espace, elles fournissent des données sur l'évolution du climat. Ces informations aident à prévoir les canicules et à mieux se préparer aux enjeux à venir.