Le cerveau des femmes ne se repose jamais
Publié par Publication le 26/11/2010 à 12:00
La chercheuse canadienne Adrianna Mendrek vient de démontrer que le cerveau masculin présentait plus d'aptitude à se reposer que le cerveau féminin. Cette découverte a été faite par hasard lors d'une étude sur la schizophrénie.

Le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et...) se divise en deux réseaux principaux: le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud (node)...) exécutif, qui s'active lors de tâches intellectuelles complexes, et le réseau par défaut, quant à lui toujours actif même au repos. Adrianna Mendrek a découvert, par pur hasard (Dans le langage ordinaire, le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon de causes, au moins d'une reconnaissance de cause à effet d'un événement.) lors d'une étude sur la schizophrénie (Le terme de schizophrénie regroupe de manière générique un ensemble d'affections psychiatriques présentant un noyau commun, mais dites...), que le réseau par défaut était plus actif chez les femmes que chez les hommes pendant des périodes de repos.

L'étude initiale visait à analyser le réseau par défaut, qui est connu pour être perturbé chez les patients schizophrènes. Le cerveau de plusieurs patients volontaires sains et schizophrènes ont ainsi été analysés par IRM. Le test consistait à visualiser les zones cérébrales actives pendant que les patients effectuaient des tâches demandant une grande concentration (dans ce cas il s'agissait de rotation mentale d'une figure en 3D), et lors de périodes de repos entre deux exercices. Des différences ont bien été constatées entre les schizophrènes et les personnes non malades, mais l'équipe de chercheurs a également constaté une différence de fonctionnement entre le cerveau des hommes et le cerveau des femmes.

Pendant les périodes de repos, le réseau par défaut des femmes était nettement plus important que celui des hommes. Apparemment, si les hommes arrivent à se détendre, ce n'est pas le cas des femmes qui se projetaient déjà dans l'exercice qui allait suivre ou qui s'auto-évaluaient sur l'exercice passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au...). Curieusement, c'est exactement l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y =...) qui s'est produit chez les patients schizophrènes: le cerveau des hommes restait plus actif que celui des femmes.

Si aucune affirmation ne peut encore être donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction,...), l'équipe pense que cette différence pourrait être dûe au taux des hormones sexuelles des sujets. En effet, le taux de testostérone est plus élevé ches les femmes schizophrènes que chez les femmes saines, et moins élevé chez les hommes schizophrènes que chez les hommes sains. L'analyse d'une éventuelle relation entre le résultat de ce test et le taux de testostérone et d'oestrogènes libérés pendant ce test est donc nécessaire.

Auteur de l'article: Cédric DEPOND
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